L'écho du dedans. Essai sur "La route des Flandres" de Claude Simon
Guermès Sophie
KLINCKSIECK
20,80 €
Epuisé
EAN :9782252031698
Un capitaine au visage impassible est tué lors d'une embuscade dans les Ardennes, en 1940, sous les yeux d'un soldat qui va entreprendre la reconstitution de l'enchaînement causal ayant abouti à cette mort. C'est d'une "causalité intérieure" que le récit rend compte. Paru en 1960, La Route des Flandres marque un tournant capital dans l'histoire littéraire française. Le roman, dont la structure rappelle celle d'une fugue, et dont les mots s'aimantent, apparaît en effet comme un vaste poème, faisant ainsi voler en éclats la distinction convenue entre prose et poésie. Claude Simon a voulu donner à la mort, cet évènement à la fois nécessaire et dérisoire, un caractère d'aventure solennelle. D'où une ambiguïté dynamique à plusieurs égards : le roman se métamorphose tour à tour en tragédie et en comédie ; souvent lyrique, parfois trivial, il allie foisonnement et rigueur. Surtout, La Route des Flandres, par sa complexité, son "architecture sensorielle" , sa fin ouverte, bouleverse les fausses symétries et dénonce le mensonge romanesque ; mais les vies du capitaine et de son ancêtre révolutionnaire sont délibérément conçues comme du "roman" .
Nombre de pages
208
Date de parution
01/11/1997
Poids
270g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782252031698
Titre
L'écho du dedans. Essai sur "La route des Flandres" de Claude Simon
Auteur
Guermès Sophie
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
145
Poids
270
Date de parution
19971101
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Selon la Genèse, le monde est crée par la parole de Dieu : c'est donc une vision "poiétique" de l'univers que propose la Bible. Or, à partir des années 1850, la prise de conscience de la "mort de Dieu" envahit la poésie, qui ne cessera plus d'en témoigner. Quand la parole fondatrice perd sa résonance, il est nécessaire d'en faire surgir une autre : Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud, puis quelques- uns de leurs héritiers au vingtième siècle, ont tenté de prendre le relais du Verbe qui s'était tu. Ainsi est née la poésie moderne, forcée de se définir à la fois par le christianisme et contre lui. Mais avec la perte de la croyance prend aussi fin l'expérience du lieu, associé dans la Bible à la parole de Dieu, conçu et vécu comme centre. L'espace de liberté qui s'ouvre est d'abord un espace vacant, où se défait l'une des dimensions les plus fondamentales de notre rapport au monde. Les poètes ont voulu combler ce manque : Rimbaud, Saint-John Perse, René Char, Yves Bonnefoy ont désigné des lieux où fonder leur parole, et donné à ces lieux une valeur épiphanique nouvelle. C'est à la poésie qu'est dévolue la tâche de "recommencer le sacré".
Comprendre l'oeuvre de Zola comme une " somme a-théologique ", tel est l'objet de cette étude, qui revient aux sources du mot " naturalisme ". Avant d'être un ensemble de techniques littéraires, le naturalisme, dont la mission consiste à " faire le jour dans la nuit des vieilles croyances ", a pour tâche de décrire la réalité, c'est-à-dire, selon les propres termes de Zola, " ce qui est, en dehors des actes de foi religieux ". Le naturalisme excède donc nécessairement le domaine littéraire pour s'inscrire dans celui des idées. L'oeuvre de Zola constitue, ainsi, la première tentative romanesque de représentation de la réalité dès lors que celle-ci ne se donne plus comme création divine. Zola fonde le cycle des Rougon-Macquart sur la question de l'hérédité, qu'il tient pour une version laïcisée du péché originel, et y montre le monde en désordre. Après la transition des Trois Villes, confirmant la " mort " de Dieu, les Evangiles remettent le monde à l'endroit. S'appuyant, de La Confession de Claude à Vérité, sur l'idée d'un possible salut de l'humanité, Zola a cherché à surmonter le rapport chrétien au monde, pour lui substituer la vision d'une humanité affranchie de toute forme de surnaturel, dotée d'une " force tranquille ", et portant sa propre lumière.
Récit. Un homme parle. Il s'adresse à une femme qui se tait jusqu'à l'épilogue. Il a changé de place, un soir à l'Opéra, avant une représentation. Quoi de plus anodin ? Et, pourtant le trouble ressenti à l'occasion de cet événement minuscule l'a submergé à la façon des tempêtes, des coups de foudre qui bouleversent parfois la scène baroque. Loin du bruissement mondain de la salle s'improvise alors un étrange théâtre.
Cet ouvrage a pour double objectif de dresser un bilan de l'état de la recherche sur la correspondance de Zola, et d'ouvrir de nouvelles perspectives de lecture et d'interprétation, à un moment où l'édition franco-canadienne de la correspondance en onze volumes est achevée, et où les lettres écrites par Zola à Jeanne Rozerot et à Alexandrine Zola sont publiées. Ces dernières ont fait l'objet de plusieurs analyses qui approfondissent l'écriture de l'intime, perspective jusqu'alors inexistante dans la critique zolienne portant sur la correspondance ; ces études permettent aussi de mettre en lumière des éléments jusqu'alors inconnus, le détail des étapes de l'engagement de Zola dans l'affaire Dreyfus et sa vie quotidienne lors de son exil en Angleterre (C. Grenaud-Tostain, J.-M. Pottier, S. Guermès). Mais ce volume fournit également l'occasion d'aborder d'autres aspects inédits, comme la correspondance reçue et non publiée (A. Pagès, M. Aynié) ou la collaboration épistolaire entre Zola, Alfred Bruneau et Louis Gallet (J.-S. Macke), de croiser les approches, dans une perspective sociologique (F. Giraud), linguistique (J. Rachwalska von Rejchwald) ou encore esthétique (L. Riou) ; enfin, d'analyser les échanges épistolaires de Zola avec ses pairs, aînés (B. Donatelli) ou cadets (K. Watanabe), ses disciples provisoires (K. Basilio) ou ses traducteurs en Angleterre (G. Woollen).
Cet agenda est une invitation à observer, apprendre, et contempler, qui vous accompagnera lors d'une promenade en forêt, d'une flânerie en ville, d'une halte au jardin ou d'une veillée sous les étoiles. Il se déploie comme un carnet de notes aussi précis que poétique, où détailler : ? Le fil des jours, les tâches et les instants à ne pas oublier. ? Les rythmes naturels, le passage des saisons, le chant des oiseaux au matin, l'éclosion d'une fleur, le retour des migrateurs. ? Les instants de contemplation, une lumière sur l'eau, le vol d'un insecte, le silence après la pluie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.