Messe basse est un voyage. Avec ses sentiers dérobés, ses arrêts imprévus, ses fausses pistes et ses vrais chemins où chacun croit découvrir sa vérité. François a vingt ans. Il quitte la maison. La maison où il a grandi. Il laisse derrière lui sa sueur, son père et surtout sa mère. Et des souvenirs qu'il s'efforce d'oublier mais qui lui reviennent sans cesse au visage. Comme une gifle. François a vingt ans. Il se souvient de son enfance. De ce petit village qui sent le renfermé, et d'Edmond Larieux, le prêtre qui s'imagine avoir des privilèges d'une autre époque. Cinq personnages en chute libre. Trois générations. Un huis clos. Mais qui tient vraiment les ficelles, qui manipule qui? Le curé qui aime un peu trop les enfants de ch?ur? La s'ur de François, Nathalie, alliée de son frère, mais qui se précipite dans les bras du premier garçon venu quand elle sent que l'étau se resserre? Le père de François qui ne voit rien, qui ne sent rien ou qui a trop d'émotions en lui pour voir et sentir? La mère, qui vit dans le souvenir perpétuel de son fils et qui, grâce à une amie fantasque, élabore des plans pour faire triompher la vérité? Ou est-ce François lui-même, trop égoïste pour tendre la main à cette famille à la dérive? Derrière tout cela, derrière tous les non-dits de cette comédie inhumaine, François semble se répéter comme pour s'en convaincre que plus rien jamais ne sera comme avant. François a vingt ans. Il n'est pas comme les autres.
Date de parution
01/09/2004
Poids
179g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782906131781
Titre
MESSE BASSE
Auteur
GUERIN STEPHANE
Editeur
IMPRESSIONS NOU
Largeur
160
Poids
179
Date de parution
20040901
Disponibilité
Epuisé
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Esther rencontre Pierre alors qu'elle vient de rompre son troisième mariage en s'enfuyant après le bal. Elle s'effondre une semaine après lors d'une interview télévisée durant laquelle elle présentait son dernier livre sur les bordels dans les camps de concentration. Ses jambes ne la soutiennent plus. Découvrant que ce phénomène a déjà affecté les femmes de sa famille avant elle, elle décide, avec l'aide de Pierre, d'enquêter sur ce mystère. Ce voyage entre présent et passé raconte l'histoire d'une famille sur quatre générations, à la recherche d'un secret dont seuls les corps ont gardé la mémoire. La création de La grande musique a eu lieu le 17 juin 2021 au Théâtre La Bruyère dans une mise en scène de Salomé Villiers et avec la distribution suivante : Hélène Degy (Esther/Frieda), Raphaëline Goupilleau (Nelly/Marzella), Pierre Hélie (Hervé), Brice Hillairet (Marcel), Étienne Launay (Pierre) et Bernard Malaka (Georges/ Jean/l'intervieweur).
Quatre dans un espace domestique, toujours au bord du gouffre et d'une schizophrénie ordinaire : un enfant tente de se construire au beau milieu de sa famille de fous. Dans la veine de Pierre Notte qui le met en scène, Stéphane Guérin signe un cabaret trash inscrit dans son époque, bourré de références à nos mythologies d'aujourd'hui, et nous donne à voir l'implosion de ce petit monde, le tout en méchanceté jubilatoire et en chansons.
En 1965, dans l'épisode bien nommé The Town of No Return de la série déjà culte Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers), une certaine EMMA PEEL fait son apparition. Incarnée par une actrice de théâtre remarquée, la sublime Diana Rigg, c'est elle qui impose le fétichisme de ses longues bottes de cuir, balaie d'un regard incendiaire tous les autres personnages de la série, forme un inoubliable et sulfureux duo avec le flegmatique John Steed (Patrick Macnee). Cinquième partenaire de cet agent, la jeune femme intrépide devient instantanément une immense icône de la culture pop des années 60. Sa personnalité flamboyante cristallise à jamais l'esprit de son époque : l'effervescence du swinging London, le kitsch des James Bond, l'exotisme des arts martiaux asiatiques, l'enthousiasme pour la physique quantique, l'insolence de la mode vestimentaire et, bien sûr, la libéralisation sexuelle. Car, faut-il le rappeler, Emma Peel est d'abord un jeu de mots avec "Man appeal" . A travers ses audaces, jamais femme n'a été aussi fatale. Stephen Sarrazin est enseignant, critique, essayiste et curateur d'expositions. Spécialiste du cinéma japonais contemporain et des arts vidéos et électroniques, circulant et travaillant sans relâche entre Londres, Paris et Tokyo, il a collaboré à de nombreux magazines en France et à l'étranger dont Art Press, HK Extrême Orient, Flash Art, et Mondes du cinéma. Il est l'auteur de Réponses du cinéma japonais contemporain (Lettmotif, 2013) et a co-dirigé l'ouvrage Mamoru Oshii, rencontre(s) (Moutons électriques, 2021).
La débâcle de 1940 constitue l'une des séquences les plus frappantes de l'histoire de France, où le destin du pays bascule en quelques semaines face à l'offensive allemande. Retraite d'une armée, exode d'un peuple, chute d'un régime, morcellement d'un territoire : la séquence est rapide, le sort implacable. Occupant une place paradoxalement discrète dans la mémoire collective, ces événements n'en ont pas moins inspiré un grand nombre d'écrivains, à l'instar d'Aragon, Gracq, Saint-Exupéry, Simon, Sartre, de Gaulle, Némirovsky et tant d'autres. Qu'il s'agisse de romans ou de mémoires, de témoignages ou d'essais, leurs oeuvres révèlent les multiples moyens par lesquels l'écriture saisit le laps de temps restreint où la France sombre dans le chaos. Dressant une passerelle féconde entre géographie et histoire littéraire, cet essai montre à quel point les événements et les récits qui s'y rapportent ont redéfini l'imaginaire de l'espace national. De fait, les auteurs ne font pas que décrire un temps d'exception où les consciences vacillent et les repères s'effondrent ? ; ils recomposent aussi, plume à la main et cartes à l'appui, une France dont nul ne peut plus dire quels sont les contours. Accompagné d'un riche cahier iconographique, cet ouvrage passionnant jette une lumière nouvelle sur un épisode incontournable de notre passé et invite à redécouvrir des oeuvres littéraires à la fois classiques et méconnues. Aurélien d'Avout est ancien élève de l'Ecole normale supérieure et docteur en Littérature française. Ses recherches portent principalement sur la prose narrative du xxe siècle, les écritures de soi et les liens entre littérature et cartographie. La France en éclats est son premier livre.
Amiel Vincent ; Moure José ; Thomas Benjamin ; Vas
Depuis longtemps il existe une Europe du cinéma qui dépasse naturellement les frontières nationales : les échanges technologiques, économiques, mais aussi artistiques ont produit des films, et parfois des courants entiers dont on peut dire qu'ils sont européens plutôt que nationaux. Ainsi les techniciens allemands et russes dans les années 1930 (exil oblige) impriment leur marque sur les productions des studios français jusqu'à fonder une esthétique particulière, le «?réalisme poétique?»?; de la même manière, ce sont les techniciens juifs allemands qui permettent aux premiers films portugais parlants de voir le jour. Après la Deuxième Guerre mondiale, les échanges entre la France et l'Italie se multiplient, donnant naissance à des ?uvres majeures.Les réalisateurs profitent des diversités culturelles sans les séparer vraiment : Antonioni tourne à Munich, Barcelone, Londres aussi bien qu'à Milan, Wenders tourne à Lisbonne comme à Berlin, Skolimovski plante sa caméra à Bruxelles et à Londres, comme Kieslowski à Genève et Paris...Au travers de situations précisément documentées, d'analyses de films et d'enquêtes historiques, ce livre collectif veut montrer la réalité de cette Europe du cinéma, si vivante depuis plus d'un siècle.
Ce sont nos "princes charmants" ordinaires, modèles courants de mufles, rouleurs de mécaniques, coqs de basse-cour et goujats patentés. Les voici à l'oeuvre tels qu'en eux-mêmes. Mais pour Violette, Marilou, Adolphine et quelques autres il n'est plus l'heure de se laisser faire.