Si la littérature et le cinéma ont nourri une réflexion approfondie sur la fiction, d'autres domaines liés aux arts visuels sont largement restés inexplorés. Ainsi l'exposition peut recourir aux fictions canoniques (vidéo, cinéma, dispositifs textuels), mais aussi à l'image fixe, l'installation ou la performance. Quelle est l'importance respective de chacun de ces éléments en rapport avec la fiction? Que produisent leurs éventuelles cohabitations? Quelle est la place dévolue au "scénario", celle relative au concepteur ou au visiteur de l'exposition? Deux lieux communs informent massivement l'art contemporain dans son rapport à la fiction. Le premier consiste à qualifier l'?uvre d'art comme suspendue entre réalité et fiction. Le second justifie cette indétermination comme une conséquence de la spectacularisation du monde, l'indistinction entre le vécu et sa représentation. Que recouvrent ces lieux communs? Quelles sont les limites du tout fictionnel? Certains rapports entre l'architecture et la fiction dans le cadre de l'exposition d'art contemporain sont analysés à travers un ensemble d'expositions personnelles réalisées par l'auteur entre 1993 et 2001 mais aussi étendus à cinq paradigmes susceptibles de caractériser la création contemporaine: in situ et readymade, peinture abstraite et performance, pratiques collaboratives. Dans leurs situations aux marges des fictions canoniques, les fictions artistiques et visuelles viennent nous interroger sur le statut de la croyance et l'importance des niveaux de représentations dans la génération des univers fictionnels. Mais, à travers la multiplicité des exemples qu'il est loisible de convoquer pour exemplifier les fictions artistiques, n'est-ce pas de façon à chaque fois différente, nous mettre dans le passage d'un monde à un autre? Et gommer un peu à chaque fois la priorité de notre monde ordinaire en l'ouvrant vers une pluralité de mondes possibles...
Date de parution
24/04/2007
Poids
910g
Largeur
200mm
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EAN
9782859445614
Titre
ARCHIFICTION
ISBN
2859445617
Auteur
GUELTON
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
200
Poids
910
Date de parution
20070424
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Deux lieux communs informent massivement l'art contemporain dans son rapport à la fiction. Le premier consiste à qualifier l'oeuvre d'art comme suspendue entre réalité et fiction. Le second justifie cette indétermination comme une conséquence de la spectacularisation du monde, de l'indistinction entre le vécu et sa représentation. Que recouvrent ces lieux communs? Quelles sont les limites du tout fictionnel? Pourquoi les fictions artistiques manifestent-elles l'ambition de troubler les frontières entre réalité et fiction? Les oeuvres sur Internet et le brouillage de plus en plus grand entre auteur et utilisateur, original et duplication. nous demandent de reconsidérer notre approche de la fiction. L'autonomie croissante du web, son auto-référentialité. ne permettent pas toujours de distinguer entre domaines factuels et fictionnels. La question des représentations est au coeur des arts visuels et de la fiction. Par sa puissance métaphorique. le mot se prête à de très nombreuses définitions selon les contextes où il est utilisé. Dans leurs situations aux marges des fictions canoniques. les fictions artistiques et visuelles viennent nous interroger sur le statut de la croyance et l'importance des niveaux de représentations dans la génération de nouveaux univers fictionnels. L'utilisation de plusieurs médias, les interactions entre l'auteur, l'oeuvre, l'utilisateur ou le spectateur. le désir de traverser les frontières entre réalité et fiction apparaissent comme trois ensembles de questions fondamentales qui se distinguent de celles abordées habituellement pour les fictions littéraires et cinématographiques. Quelles sont les particularités des fictions artistiques? Les oeuvres réalisées sur Internet modifient-elles notre appréhension de la fiction? Les rapports entre fictions et représentations permettent-ils d'éclairer ces questions? Cet ouvrage divisé en trois parties: 1) fictions et représentations, 2) fictions en ligne, 3) pratiques artistiques en regard de la fiction répond à ces questions. Des spécialistes de la fiction: Kendall L. Walton, Marie-Laure Ryan, Jean-Marie Schaeffer, Lorenzo Menoud; des artistes: Alain Declercq, Melik Ohanian, Khalil Joreidge et Joana Hadjthomas, Éric Rondepierre, Peter Hill, Yann Toma ainsi que d'autres personnalités internationales tentent de répondre à ces questions lors du colloque international Les arts visuels, le web et la fiction qui s'est tenu en Sorbonne à l'université Paris 1 en novembre 2006.
Parmi la diversité des approches théoriques de la fiction, les particularités des fictions artistiques sont régulièrement évoquées, mais rarement étudiées. Le plus souvent, le domaine littéraire est le seul horizon d'études envisagé et la compréhension des oeuvres artistiques demeure marginale dans l'explicitation des enjeux cognitifs des différentes conceptions philosophiques. Cette publication se concentre sur la question de la fictionnalité des oeuvres d'art à travers leurs moyens d'expression ou de représentation. En effet, il apparaît que les particularités de certains médias et leurs interactions forment un territoire privilégié pour mieux cerner les fictions artistiques. Il s'agit alors d'étudier les spécificités et les relations des différents supports sémiotiques au sein d'une même oeuvre, et leurs modes de réalisation. Sous cet intitulé largement ouvert mais recadré par son sous-titre, la notion de média est à considérer non pas au sens de "mass médias" mais de supports sémiotiques pour les oeuvres artistiques. Si l'usage du terme anglo-saxon doit donc être écarté, une autre acception trouverait ici parfaitement sa place pour qualifier certaines oeuvres, celle de "mixed média". Les oeuvres constituées de médias mixtes renvoient à la question de l'intermédialité, c'est-à-dire celle du rapport entre plusieurs médias au sein d'une même oeuvre.
Chars et blindés, les piliers essentiels des arsenaux militaires. Épuisées par la Grande Guerre, les puissances victorieuses se lancent lentement dans le développement de nouvelles tactiques adaptées au combat avec des chars. Seule l’arrivée des Panzerdivisionen allemandes précipite les stratégies et les productions nationales. Après les premières campagnes de la Seconde Guerre mondiale, chaque état-major évalue les résultats pour en tirer des enseignements ; les unités blindées ont obtenu des succès inimaginables en termes de territoires occupés, de vitesse de progression et de désorganisation de l’armée adverse. En outre, elles ont mené ces opérations avec des pertes humaines et un taux de destruction d’éléments non militaires (les dommages collatéraux) très inférieurs à tous les autres systèmes d’armes modernes précédents. À partir de ce constat, les chars et les véhicules blindés sont devenus des piliers essentiels des arsenaux militaires. Outre ces atouts tactiques non négligeables, de tous les matériels qui composent les armées de terre, ce sont les plus spectaculaires, les plus photogéniques et les plus connus du public. Leur présence est synonyme d’aboutissement technique comme le montre cet ouvrage didactique et richement illustré de clichés d’époque, dont certains inédits ont été colorisés, de photographies modernes et d’illustrations précises et annotées. Voici retracée l’épopée de ces engins militaires fascinants et leurs évolutions techniques nécessaires pendant la Seconde Guerre mondiale. Les principaux modèles, fleuron des industries nationales des belligérants, sont ici détaillés et mis en scène à travers les grandes batailles auxquelles ils ont participé. Ce livre est prolongé par une présentation de l’impressionnante collection de chars du musée des blindés de Saumur, dont certains sont encore en état de marche, et par la liste complète des principaux musées de blindés en Europe.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.