Panafricanisme, religion Akan et dynamismes identitaires aux Etats-Unis. Le chemin du Sankofa
Guedj Pauline
L'HARMATTAN
37,50 €
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EAN :9782296556980
Ghana, 1965. Gus Dinizulu, un musicien afro-américain des Etats-Unis, en tournée en Afrique de l'Ouest, découvre un lieu de culte populaire dans la région, l'Akonedi Shrine. Accueilli par la prêtresse en chez, introduit aux cultes des divinités vénérées sur place et anobli par les autorités politiques locales, celui-ci décide d'exporter les pratiques et rituels du lieu aux Etats-Unis et de fonder à New-york une première maison de culte akan destinée exclusivement aux Afro-Américains. En Amérique du Nord, le projet de Dinizulu répond à un désir chez certains militants noirs d'emprunter le chemin de Sankofa, c'est-à-dire de partir à la recherche de leurs racines et de construire sur le territoire national des espaces d'africanité où ce qu'ils reconnaissent comme leur culture originelle serait accessible et reproductible. Des montagnes de l'arrière-pays d'Accra aux rues animées des quartiers afro-américains de New-York, des bibliothèques universitaires ghanéennes aux caves de Philadelphie, Pauline Guedj nous invite à suivre le processus de diffusion et d'implantation de la religion akan aux Etats-Unis, son intégration dans le champ religieux afro-américain et son rôle dans l'élaboration de revendications identitaires complexes et sans cesse redéfinies.
Nombre de pages
346
Date de parution
28/12/2011
Poids
415g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296556980
Titre
Panafricanisme, religion Akan et dynamismes identitaires aux Etats-Unis. Le chemin du Sankofa
Auteur
Guedj Pauline
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
415
Date de parution
20111228
Nombre de pages
346,00 €
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Cannes, 1989. Steven Soderbergh reçoit la Palme d'or à Cannes pour son premier long-métrage, Sexe, mensonges et vidéo. A 26 ans, il fait une entrée fracassante dans le monde du cinéma. Trente-cinq films et trois saisons de séries plus tard, il est devenu une figure incontournable de l'audiovisuel américain, à Hollywood comme dans les sphères indépendantes. Prolifique, audacieux, Soderbergh brouille les pistes, enchaînant blockbusters (la trilogie des Ocean's, Erin Brockovich, Contagion...) et films intimes (Bubble, Girlfriend Experience...). Collaborant aussi bien avec des stars qu'avec des amateurs, il est à l'avant-garde des essais techniques en matière de captation numérique et des innovations économiques pour la production et la diffusion des films. Steven Soderbergh, anatomie des fluides brosse un portrait de l'artiste et capture les thématiques qui traversent sa carrière.
Los Angeles, 1993. Le label indépendant Bong Load publie « Loser », un morceau hybride, aux paroles absurdes, combinant rap, blues et country. Le titre deviendra un succès planétaire, qui placera au centre de la scène rock indépendante son créateur, alors âgé de 24 ans : Beck. D'apparence nonchalante, adepte des mélanges les plus fous, Beck s'affirme comme un musicien versatile puisant son inspiration autant dans le folk et les classiques du blues, que dans l'art contemporain et ses performances. En quatorze albums, Beck a développé un style à part dans l'industrie musicale, alliant technologies de pointe et artisanat, chanson et hip hop, le tout parsemé de collaborations variées : les Dust Brothers, Nigel Godrich, Charlotte Gainsbourg, Pharrell Williams ou encore Thurston Moore. Beck, des palmiers dans l'espace est une exploration des multiples facettes de l'artiste à l'aune d'une réflexion sur sa ville natale : Los Angeles. Enfant des quartiers déshérités de la ville, Beck n'a cessé d'insuffler à ses morceaux une analyse fine des réalités sociologiques de la cité.
L'histoire du concept d?« afrocentricité » est au c'ur d'un ensemble de circulations et de traductions qui replacent l'Atlantique Noir à l'intérieur de problématiques esthétiques, sociales, épistémiques, institutionnelles et politiques plus globales. Forgé dans le monde universitaire nord-américain, le concept afrocentricity (et non afrocentrism) est développé par Molefi Kete Asante dans le livre The Afrocentric Idea (1998). Il prolonge une histoire intellectuelle ouverte par les travaux sur l'Egypte pharaonique de Cheikh Anta Diop et de George G. M. James, et marquée par le rejet de ces productions à l'intérieur du monde universitaire institutionnel européen/occidental. Ce concept se déploie à l'intérieur d'une double démarche, critique et positive. Il s'agit, dans un premier temps, de questionner le statut des discours construits par un monde universitaire considéré comme eurocentré sur l'Afrique et plus spécifiquement sur une Afrique « dite noire ». Et de manière positive, de reconquérir et de déployer une agency africaine, au c'ur de la production des savoirs. La critique radicale de l'eurocentrisme africaniste ouvre un espace pour étudier le passé classique africain et développer le champ des humanités africaines. L'enjeu de ce numéro de Tumultes n'est pas de s'inscrire dans le paradigme afrocentrique ni de le prolonger. Il sera d'analyser le déploiement et les retraductions d'un tel concept non seulement dans le champ scientifique (philosophie, historiographie) mais aussi dans celui des pratiques sociales (dans les Amériques, l'Europe et l'Afrique). Plusieurs orientations problématiques seront privilégiées : - interroger, en elles-mêmes, les circulations entre les théories universitaires afrocentriques et les pratiques sociales qui les investissent dans des contextes géographiques différents. - analyser la manière dont l'idée de contre-savoirs est théorisée au sein du paradigme afrocentrique - penser le lien entre savoir et soin dans le cadre de situations traumatiques liées aux contextes de l'esclavage, des colonisations et des violences produites par le discours de la « race ».