L'action publique négociée. Approches à partir des "35 heures", France-Europe
Groux Guy
L'HARMATTAN
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EAN :9782747516907
Dans de nombreux pays européens, la question de la durée du travail s'est posée parfois avec insistance ; c'est le cas notamment de l'Allemagne, de l'Italie et de certains pays d'Europe du Nord. Pourtant, c'est en France que la durée du travail a fait l'objet d'une prise en charge légale et contractuelle aussi massive. Persistance de "l'exception française" ou simple effet d'une conjoncture politique liée au retour de la gauche au pouvoir en 1997 ? De telles questions impliquent tout d'abord l'approche de divers domaines, que ceux-ci concernent la France ou d'autres pays voisins. Il en est ainsi de la place du thème de la durée du travail dans l'histoire des mouvements sociaux ; de sa présence dans le débat politique; de sa traduction dans l'opinion. Par-delà l'analyse de ces divers contextes, d'autres approches s'imposent, qui relèvent des enjeux contractuels, institutionnels et juridiques liés aux "35 heures". Ce qui est en cause ici, ce sont bien de nouvelles modalités de l'action publique. La durée du travail ne constitue pas une revendication ordinaire. Dans le domaine contractuel, elle implique un rapport inédit entre la loi, l'action publique et la négociation. Cette dernière n'agit plus seulement afin de matérialiser l'initiative publique, comme c'était souvent le cas dans le passé. Elle ne se situe plus seulement en fonction de décisions politiques ou juridiques prises "hors d'elle". Elle a aussi pour rôle de refaçonner l'initiative du législateur voire de réviser certains des postulats sociaux ou économiques liés aux "intentions initiales" du pouvoir politique. La négociation collective joue ainsi un rôle plus patent dans les processus de l'action publique qui s'appliquent à l'entreprise, au marché du travail, à la définition des normes et des règles, aux temps sociaux, à l'action collective, etc... Au total, autant de domaines qui par leur diversité même exigent une approche fondée sur des disciplines distinctes : l'économie, la sociologie, l'histoire, la science politique ou le droit.
Nombre de pages
334
Date de parution
01/11/2003
Poids
410g
Plus d'informations
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EAN
9782747516907
Titre
L'action publique négociée. Approches à partir des "35 heures", France-Europe
ISBN
2747516903
Auteur
Groux Guy
Editeur
L'HARMATTAN
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Poids
410
Date de parution
20031101
Nombre de pages
334,00 €
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Résumé : Un essai sur les métamorphoses du conflit social et son évolution depuis le XIXe siècle, comment l'exploitation économique laisse place à la gestion de l'entreprise, les revendications de pouvoir à la question politique de la citoyenneté. Le point sur les lieux du conflit (l'usine relayée par l'étatisation du conflit salarial) et sur les mobilisations liées à ce dernier (de la mobilisation générale aux conflits de règles). Une analyse des assises du conflit (les classes moyennes ont remplacé les ouvriers), de sa socialisation (des solidarités de base à l'Etat providence) et de ses enjeux (" la privatisation des mouvements sociaux " succède à la révolte du travail.) Une réflexion sur la nature du conflit : les " communautés de luttes " tendent à remplacer les conflits de classes : et sur la théorie du conflit : la notion de citoyenneté politique tend à accompagner la régulation du système.
Guy Groux est directeur de recherche CNRS au Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences Po). Jean-Marie Pernot est chercheur à l'IRES (Institut de recherches économiques et sociales)
Groux Guy ; Noblecourt Michel ; Simonpoli Jean-Dom
Jamais les potentialités du dialogue social n'ont été aussi fortes. Jamais la loi n'avait donné autant d'autonomie aux partenaires sociaux (des lois Larcher aux ordonnances Macron). Pourtant, au regard de l'opinion, le rôle du dialogue social reste ambigu et son efficacité toujours mise en doute. Quant aux partenaires sociaux, ils le considèrent avec défiance : certains syndicats le tiennent pour un simple accompagnement des stratégies patronales, tandis que nombre d'employeurs lui préfèrent l'individualisation des relations dans l'entreprise. Comment rompre avec ces perceptions et ces attitudes ? Comment rénover en profondeur un dialogue social qui reste prisonnier des logiques anciennes de conflits et de défiance ? C'est l'objet de ce livre, qui mêle histoire, analyse sociologique et pratique syndicale, et qui conclut sur un manifeste pour donner un nouvel élan au dialogue social.
Qui doit produire les normes sociales en France ? L'Etat, les partenaires sociaux ? Ces questions, les mouvements sociaux contre la réforme du Code du travail en 2016 et 2017 puis ceux sur les retraites en ont montré l'actualité. Depuis quelques années, on voit évoluer, parfois radicalement, des situations dont certaines sont issues de lointains héritages historiques comme celui de la Révolution ou le programme du Conseil national de la Résistance. Longtemps, en France, le politique et les partenaires sociaux ont relevé d'un rapport de subordination : le politique croyait en sa "toute-puissance" et l'Etat décidait, intervenant systématiquement dans le domaine social et dans les relations professionnelles. Longtemps aussi, une défiance mutuelle a régné entre syndicats et représentants du patronat. Aujourd'hui, l'autonomie et l'initiative gagnent les partenaires sociaux, et souvent la confrontation ou l'opposition laissent place à d'autres formes de relations, voire à des compromis autrefois considérés comme des compromissions. Cet ouvrage propose une mise en perspective des rapports entre la démocratie sociale et le politique tels qu'ils se développent du XIXe ? siècle à nos jours, dans les débats d'idées, les échanges théoriques. Il précise le rôle de ses acteurs, les syndicats bien sûr mais aussi celui de certaines institutions sociales ou de certaines forces politiques. Il aborde aussi l'environnement international de la France, afin de mieux situer son expérience singulière, la place de l'entreprise et son émergence comme "enjeu sociétal". Il considère enfin les tendances plurielles qui se définissent aujourd'hui pour former la "démocratie sociale à la française" de demain.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.