Ce livre présente des rencontres avec un certain nombre d'œuvres contemporaines réalisées notamment par Lewis Baltz, Andrea Blum, Daniel Buren, Bogomir Ecker, Fortuyn/O'Brien, Robert Irwin, Tadashi Kawamata, Fabien Lerat, Walter de Maria, Akio Suzuki et l'agence West 8. Ces rencontres ont eu lieu dans l'espace urbain, autrement dit dans un contexte non muséal, non institué comme lieu de l'œuvre. L'événement a pris un sens qui est devenu une sorte de nécessité, en particulier lorsque l'œuvre ne s'est pas constituée en un monde clos, mais dans l'ouverture du monde. Ce sens tourné vers les autres et l'apparaître est à l'opposé de l'aliénation du monde déjà dénoncée par de nombreux auteurs depuis plusieurs générations. L'axe de réflexion s'articule à partir des textes de Hannah Arendt pour le contexte public et politique de l'apparaître, de ceux de Merleau-Ponty pour celui de la rencontre avec les œuvres et le monde, de ceux de Kôjin Karatani pour une critique de la pensée occidentale, avec ceux d'Erwin Straus et de Marc Richir pour celui du paysage comme horizon de sens. Les œuvres choisies ici, l'ont été, parce que leur lien avec la vie publique de tous les jours est celui d'une co-présence. Ceci est déterminant pour qu'il y ait recoupement entre l'événement qu'elles suscitent touchant l'être-au-monde et le quotidien ; recoupement entre nos sensations et nos actes, y compris les plus ordinaires, somme toute, entre le sentir et l'agir.
Nombre de pages
315
Date de parution
15/10/2000
Poids
398g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738496881
Titre
Pour une réalité publique de l'art
ISBN
2738496881
Auteur
Grout Catherine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
398
Date de parution
20001015
Nombre de pages
315,00 €
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Catherine Grout, docteur en histoire de l?art et en esthétique, est professeur d?esthétique et chercheur au LACTH, ENSAP de Lille, commissaire indépendante de manifestations et de projets en milieu urbain (Enghien-les-Bains, Osaka, Tokyo, Chu-wei à Taiwan, Bolzano, Strasbourg), lauréate de la Villa Kujoyama (1994-1995), membre du réseau Japarchi (Asie-Imasie, CNRS, Institut des mondes asiatiques). Elle a publié Le Tramway de Strasbourg (Le Regard, 1995); Pour une réalité publique de l?art (L?Harmattan, 2000) et L?Émotion du paysage (La Lettre volée, 2004).
En lien avec l'expérience d'oeuvres contemporaines (de Tacita Dean, Willie Doherty, Hatakeyama Naoya, Bethan Huws, Santu Mofokeng, Walter Niedermayr, Anri Sala et Seton Smith) et architecturale (de Naito Hiroshi), et avec une incursion dans l'histoire récente de la notion de paysage au Japon, l'auteure développe ici l'interprétation donnée par le neuropsychiatre Erwin Straus (1891-1975) en 1935 de I'"espace du paysage". Proche de la phénoménologie, cette interprétation amène une reconsidération politique du paysage comme étant l'expérience polysensorielle de l'être-vivant et comme moment en lequel celui-ci éprouve le monde en s'éprouvant lui-même dans le monde et rencontre autrui. Straus enseigna du reste un temps au Black Mountain College, la célèbre école d'art américaine basée sur les principes du Bauhaus.
L'Emotion du paysage nous entraîne dans un sentiment d'ouverture qui ne peut pas être analysé en termes de représentation mais de présence. Le paysage est à la fois moment moment-de-monde dans lequel nous nous trouvons et événement indissociable par lequel nous nous éprouvons partie de monde. Parfois, à la place de l'ouverture exaltante, le sujet peut ressentir une dévastation effrayante. Ces moments fragiles et intenses de rencontre avec les ?uvres sont situés dans le contexte de la phénoménologie afin de comprendre en quoi cette émotion concourt à l'élaboration de nos paysages quotidiens, de sorte que nos aménagements ne participent pas de la destruction du monde.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.