Chômage de masse et pauvreté sont les dysfonctionnements les plus graves qu'une société développée, riche évidemment, ait à affronter en temps de paix. A regarder superficiellement les évolutions qui se sont produites, depuis deux décennies, de part et d'autre de l'Atlantique, on peut avoir l'impression que chaque région s'est adaptée différemment à une commune adversité : l'Europe se singularise par un chômage de masse alors que les Etats-Unis connaissent une croissance, non moins inquiétante, du nombre de travailleurs pauvres. Certains en déduisent l'existence d'un arbitrage entre chômage et pauvreté. Dans cet ouvrage, qui constitue son troisième rapport, le Groupe international de politique économique de l'OFCE refuse de se résigner à la fatalité de ce choix et tente de montrer qu'il est possible de reprendre le chemin de la cohésion sociale. Il faut pour cela offrir des emplois en nombre suffisant tout en maintenant un niveau de rémunération qui permette une socialisation effective du travailleur. Cet objectif n'est pas incompatible avec le progrès technique, ni avec l'existence d'un salaire minimum, dont les effets indésirables, lorsqu'ils existent, peuvent être corrigés par des subventions à l'emploi. Une meilleure coordination des politiques macroéconomiques et des politiques sociales, au niveau européen, permettrait de le mieux servir. La politique monétaire, notamment, devrait être considérablement assouplie pour être adaptée aux circonstances économiques de la plupart des pays européens.
Nombre de pages
238
Date de parution
01/07/1994
Poids
240g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782724606539
Titre
Pour l'emploi et la cohésion sociale
Auteur
Groupe International de politique éco
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
125
Poids
240
Date de parution
19940701
Nombre de pages
238,00 €
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La notion de populisme en est venue ces dernières années à occuper une place prépondérante dans l'espace public. La séquence ouverte par le Brexit, marquée par la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis et de Jair Bolsonaro au Brésil ou par l'arrivée au pouvoir du Mouvement 5 étoiles en Italie, a été accompagnée par une série de publications visant à repérer des attributs fondamentaux, les catégories stables et les causes linéaires d'une ligne politique pourtant profondément hétérogène. Il paraît en effet compliqué de déterminer en quoi consiste l'essence du populisme, d'en dégager des attributs invariants, des tendances constantes. Surtout, en cantonnant les caractéristiques populistes à une série de figures politiques (les populistes), on perd de vue les éléments discursifs communs que ces dernières partagent avec les personnalités qui prétendent s'y opposer - que l'on pense ne serait-ce qu'aux convergences qui se font jour sur les politiques migratoires. Afin de dépasser les impasses d'une telle essentialisation de ce phénomène, ce livre souhaite prendre à rebrousse-poil la question, en partant du concept de style, pour étudier la ressemblance, le flux et le devenir, plutôt que l'essence, la stabilité et l'attribut. De cette façon, il devient possible de parler de styles populistes plutôt que d'un principe populiste déployé autour d'une série de caractéristiques intrinsèques. Le populisme devient alors une méthode de prise et d'exercice du pouvoir dans des périodes d'instabilité profonde de la reproduction des élites, où la conquête du pouvoir et sa perte apparaissent comme des moments toujours plus rapprochés. Méthode dont le succès révèle une intensification des luttes de pouvoir au sein des élites dominantes dans un contexte de crise du paradigme néolibéral, et dont la multiplication de l'usage entraîne une profonde recomposition des espaces politiques occidentaux.
Résumé : Dix années d'enquêtes, d'analyses et de recherches sur le terrain ont permis au Groupe EVA d'apporter, avec des réponses concrètes, les éléments d'évaluation nécessaires à la régulation des activités d'écriture. Le livre se présente sous la forme d'une double série de fiches : des fiches didactiques qui permettent de cerner les questions ; des fiches d'activités qui donnent les moyens de travailler en classe.
Les règles C. B. 71 codifient les méthodes de calcul applicables aux projets de charpentes en bois afin que celles-ci offrent un degré de sécurité approprié à leur destination et à leur durée. Commentées article par article, ces règles composent un ouvrage indispensable à tous ceux qui calculent des structures en bois et bois lamellé-collé.
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Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.