La notion de "populisme" occupe une place prépondérante dans le débat public contemporain ; or rien ne semble plus compliqué que de déterminer ce qu'elle recouvre. Les développements historiques récents, de part et d'autre de l'Atlantique, on donné lieu à une multiplication des discours visant à doter d'attributs fondamentaux et de causes linéaires un phénomène politique profondément hétérogène, démarche qui, bien souvent, réduit ce dernier à une série de figures politiques ("les" populistes). Mais cela revient à occulter les éléments discursifs que ces dernières partagent en réalité avec nombre d'acteurs qui affirment s'y opposer, ainsi que les ressorts profonds de ce caractère transversal. Pour sortir d'une telle impasse, le présent ouvrage met l'accent sur le concept de style : sur la ressemblance, le flux et le devenir, plutôt que sur l'essence, la stabilité et l'attribut. Ainsi envisagé, le populisme apparaît avant tout comme une méthode, née d'une instabilité profonde de la reproduction des élites et des systèmes politiques, qui permet de prendre le pouvoir et de l'exercer dans une conjoncture où le moment de sa conquête et celui de sa perte semblent toujours plus rapprochés.
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Nombre de pages
180
Date de parution
04/10/2019
Poids
225g
Largeur
135mm
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EAN
9782354801953
Titre
Le style populiste
Auteur
GROUPE D'ETUDES GEOP
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
135
Poids
225
Date de parution
20191004
Nombre de pages
180,00 €
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Fruit de trois journées d'études organisées par le Groupe d'Etudes et de Recherches en Histoire Culturelle, cet ouvrage édité sous la direction scientifique du professeur M'Bra Simon-Pierre Ekanza engage une réflexion ambitieuse sur la question des migrations et des diasporas dans le monde. Elle l'aborde, dans un premier temps, sous l'angle des discours et des représentations sociales, chapitre dans lequel l'image du migrant et du réfugié, puis les mots pour les représenter, sont analysés et discutés. Elle examine ensuite les faits de socialisation culturelle et de construction identitaire liés à ces questions, notamment, l'histoire des exodes de populations, les problèmes d'intégration et d'insertion des migrants et des réfugiés dans les pays d'accueil, puis les tensions sociales et politiques qui découlent des phénomènes induits de recomposition socioculturelle. Enfin, elle porte son attention sur les réponses apportées par les Etats et les institutions internationales à la crise des migrations internationales dans le contexte actuel de mondialisation. Un accent particulier est mis sur la criminalisation de l'immigration étrangère par le populisme identitaire et / ou protestataire dans les démocraties libérales occidentales.
1515 et 1914, dates emblématiques de la bataille de Marignan et de la Première Guerre mondiale, ont fait l'objet de nombreuses commémorations. Dans ce contexte, l'évocation de ces conflits en classe est particulièrement émotionnelle : les élèves peuvent être frappés non seulement par la dimension tragique de ces événements, mais aussi par leurs échos dans l'actualité. Comment, dès lors, enseigner les passés traumatiques liés aux guerres ? Doivent-ils être oubliés, réduits à une date à mémoriser, mobilisés dans un processus commémoratif officiel, ou traités selon une heuristique historienne adaptée à l'école ? Le dossier "Guerre et paix : enjeux éducatifs" de ce numéro de Didactica Historica apporte des réponses éclairantes, nourries de la recherche historique et didactique, à ces questions.
Entreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.
Sellier Geneviève ; Chollet Mona ; Lacurie Occitan
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