Auteur d'une thèse sur Saint-Just, représentant en mission (1976), et de deux ouvrages consacrés aux enjeux socio-économiques de la Révolution française (1997 et 2000), Jean-Pierre Gross nous présente ici l'aboutissement de ses réflexions sur le libéralisme égalitaire hérité des Lumières, projet de société mettant en valeur la liberté au même titre que l'égalité, et qui fut mis à l'essai sous la première République. Implicites dans cette démarche, un constat : être pauvre, c'est non seulement manquer de pain, mais aussi être privé de liberté ; et une promesse, celle d'accéder à la capacité d'en jouir, grâce aux droits de l'homme et du citoyen. Jean-Pierre Gross s'oppose dans ces pages à ceux qui voudraient faire croire que l'expérience jacobine soit le terreau sur lequel ont fleuri les totalitarismes du XXe siècle. Il nous montre, au contraire, que le projet politique avait pour objet non d'imposer l'égalité par la force, mais de réduire les inégalités dans une société soumise à l'économie de marché et attachée à la défense de la propriété privée. On a trop souvent oublié que Jean-Jacques Rousseau, dans son Contrat social, avait lui aussi privilégié la liberté comme "fin de tout système de législation". Ainsi, les enjeux d'une époque révolue demeurent encore d'une étonnante actualité dans nos sociétés mondialisées vouées au néolibéralisme.
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Nombre de pages
472
Date de parution
12/09/2016
Poids
594g
Largeur
145mm
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EAN
9782841747627
Titre
Egalitarisme jacobin et droits de l'homme
Auteur
Gross Jean-Pierre
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
594
Date de parution
20160912
Nombre de pages
472,00 €
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Claudio se réveille un matin et constate que sa Candice a disparu. Mais où ? Dans un livre ? Un tableau ? Un air de musique ou un de ses films préférés ? Au cours de son enquête, Claudio va s'apercevoir qu'ils sont nombreux autour de lui à vivre des disparitions de toutes sortes. Et s'il retrouve Candice, comment fera-t-il pour éviter qu'elle ne disparaisse à nouveau dans cette fiction qui aide à vivre ?
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La Pologne de 1945 est sans doute la seule nation d?Europe où l?on dissimule le fait d?avoir sauvé des Juifs durant la guerre. Le pays a alors perdu 90 % des 3,5 millions de Juifs qui y vivaient. Malgré cela, les rares survivants sont accueillis avec animosité à leur retour des camps de concentration ou de leur exil forcé en URSS. L?antisémitisme est très virulent: plus de Juifs y sont tués après 1945 qu?avant 1939. Et le plus meurtrier des pogroms en temps de paix se déroule dans la ville de Kielce le 4 juillet 1946. Jan T. Gross tente de comprendre comment cela fut possible. Il reconstitue minutieusement le pogrom de Kielce, en s?appuyant sur des documents d?archives et des témoignages, et étudie les réactions des Polonais témoins du meurtre de leurs concitoyens juifs. Il dissèque les réactions, en particulier au sein de l?intelligentsia, que suscitèrent ces meurtres, ces lapidations publiques. Partant du postulat que l?antisémitisme persistant n?est pas la simple continuation des comportements d?avant-guerre, Gross analyse les positions de la résistance polonaise, de l?Église catholique et des forces liées au régime instauré en Pologne après le conflit. Il s?attaque notamment au mythe du « judéo-communisme » polonais, qui voudrait que les Juifs aient participé à l?instauration du nouveau régime. Ce dernier a au contraire achevé de vider la Pologne de ses derniers Juifs. Depuis plus d?un demi-siècle, la culpabilité et la honte ont entouré le sort des derniers survivants de la Shoah en Pologne. Avec passion mais lucidité, Jan T. Gross fait enfin la lumière sur ces événements. « On lit La Peur le souffle court, toute notre raison d?être humain nous disant qu?il n?a pas pu en être ainsi ? et le livre nous conduit à un choc si violent que même un expert de la tragédie des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ne peut s?en prémunir. » Elie Wiesel, The Washington Post Book World.
Pour feuilleter l'album photo de sa mémoire familiale, Grass confie, une fois encore, à l'artifice d'une fable ironique bien à lui le soin de tourner les pages. II réunit ses enfants dans sa maison d'aujourd'hui et leur fait raconter, chacun avec sa parole et ses souvenirs propres, une enfance diversement concernée par la notoriété et l'existence particulière du père. Mais au coeur de leurs souvenirs, rivalisant avec l'affection filiale, surgit sans cesse la longue silhouette amicale de la vieille Marie et de son Agfa Box magique, qui toujours transfigurait les épisodes photographiés dans le sens du désir de chacun, et pouvait aussi inscrire dans les modestes clichés quotidiens une vision de l'avenir. Les pouvoirs fantastiques du tambour d'Oskar Matzerath sont déposés dans le boîtier affectueux d'une photographe pleine de sagesse qui visite les lieux et les maisons où l'auteur a vécu depuis un demi-siècle, mais tire aussi avec soi entre les lignes la question de l'invention poétique et de l'écriture.