L'architecture romaine du début du IIIe siècle avant J-C à la fin du Haut-Empire. Tome 2, Maisons, p
Gros Pierre
PICARD
105,50 €
Epuisé
EAN :9782708407770
Le premier tome de cette synthèse sur l'architecture romaine, paru en 1996, étaitconsacré aux monuments publics et traitait des principales composantes du paysage urbain aux trois derniers siècles de la République et aux deux premiers siècles de l'Empire. Ce second tome aborde, pour les mêmes périodes, l'analyse de ce qu'il est convenu d'appeler la "sphère du privé", dont l'extension s'avère, dans le monde méditerranéen antique, à la fois plus large et plus restreinte que celle que nous lui reconnaissons dans nos sociétés contemporaines. S'il est un domaine ou les connaissances ont progressé au cours de ces dernières années, c'est bien celui de l'habitat. qui occupe le centre du présent volume: une sensibilité plus vive au cadre concret de l'existence, l'attention portée par les archéologues et les historiens aux structures les plus humbles et à tout ce qui constitua dans le passé la trame des jours ordinaires ont non seulement accru la documentation disponible mais aussi élargi les modes d'interrogation des vestiges. Dans le même temps l'approche sociologique des composantes de la demeuredes classes aisées permettait de mieux déchiffrer les signes de la réussite ou de l'ostentation économique dans des architectures dont le rôle fonctionnel pouvait s'estomper au profit de fonctions représentatives très élaborées. Pour les villas, les harmoniques dominatrices de la construction s'affirment avec encore plus de clarté, car il s'agit d'établir la primauté d'une famille sur un domaine qui peut être énorme; la dialectique entre les aménagements liés à la production et ceux qui expriment la fortune ou la culture du maître des lieux est révélatrice de l'esprit d'émulation qui règne entre les propriétaires d'un même territoire. La section consacrée aux monuments funéraires implique la mise en ?uvre de méthodes différentes; les tombeaux semblent en effet, dans l'esprit des théoriciens comme des bâtisseurs romains, hors du champ de l'architecture proprement dite. Malgré la multiplicité presque infinie des choix formels et décoratifs dont ils relèvent, ils n'en expriment pas moins, plus fidèlement que bien d'autres constructions, les prétentions, les espérances, la richesse ou la misère de ceux qui les ont fait élever; leurs alignements le long des routes ont animé pendant des siècles le paysage suburbain et proposé une sorte d'image anticipée de la ville dont ils annonçaient la proximité. En guise de conclusion, deux chapitres regroupent et ordonnent les données répandues à travers ces deux volumes, concernant d'une part l'évolution de l'ordre corinthien, qui est l'ordre romain par excellence et dont l'influence sur l'architecture européenne allait être immense; et d'autre part la formation, le statut social et les modes d'action des architectes, qu'ils soient engagés dans des programmes publics ou dans des opérations privées.
Nombre de pages
527
Date de parution
01/01/2006
Poids
2 560g
Largeur
234mm
Plus d'informations
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EAN
9782708407770
Titre
L'architecture romaine du début du IIIe siècle avant J-C à la fin du Haut-Empire. Tome 2, Maisons, p
Auteur
Gros Pierre
Editeur
PICARD
Largeur
234
Poids
2560
Date de parution
20060101
Nombre de pages
527,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce volume aborde un domaine où les connaissances ont le plus progressé ces dernières années : celui de l'habitat, demeures des villes et de la campagne, palais et villas du domaine impérial. Les différentes sections retracent la genèse et l'évolution des formes et cherchent à comprendre les modalités de la diffusion d'un art de vivre dont les caractères essentiels présentent du détroit de Gibraltar aux rives de l'Euphrate, d'étonnantes similitudes malgré la diversité des substrats et des traditions. Troisième édition de ce manuel devenu un classique.
La Gaule romaine s'étendait de Genève à Marseille et des Alpes Maritimes à l'ouest de Toulouse. Tous les aspects de la vie publique et privée sont étudiés.
Cette réédition du premier volume sur l'architecture romaine, qui tire parti des découvertes les plus récentes, est consacrée à l'architecture publique des villes et des sanctuaires. L'auteur y traite des principales composantes du paysage urbain aux trois derniers siècles de la République et aux deux premiers siècles de l'Empire. Une étude qui reste accessible et restitue l'image de l'architecture la plus créative et la plus diversifiée que le monde méditerranéen ait connue. Une très riche iconographie (plus de 500 dessins et photographies), index, glossaire, chronologie et cartes. Un ouvrage de référence sur le sujet, plébiscité par les chercheurs, les architectes, les étudiants et tous les amateurs d'architecture et d'archéologie.
L'époque augustéenne fut sans aucun doute le moment décisif où Rome se constitua un langage architectural propre, promis à la plus large diffusion, dans le temps comme dans l'espace. Ce livre replace dans son cadre historique et idéologique l'action d'Auguste en matière de (re)construction de la parure religieuse de la ville, dont il dresse un bilan impressionnant quoique probablement incomplet dans son testament politique, les Res Gestae. Il fallait ensuite dégager les principales caractéristiques de cette architecture religieuse, qu'elles fussent typologiques ou stylistiques, et montrer en particulier sous quelle forme et comment l'ordre corinthien allait rapidement s'imposer. Dans le même temps, une relecture du traité de Vitruve, témoin sinon acteur de la première partie de la réalisation du programme augustéen, permettait de prendre la mesure de l'originalité des solutions adoptées par rapport à la tradition hellénistique qui s'était imposée dans l'Urbs dès le début du IIe s. av. J.-C.
L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
On ne saurait mettre en doute l'importance des créations du Quattrocento qui ont eu des conséquences dans toute l'Europe. Mais il n'en résulte pas que la Renaissance s'identifie à ce modèle et qu'elle se diffuse ensuite, avec plus ou moins de succès, du " centre " à la " périphérie ". Le but de ce livre est de remettre en cause cette interprétation trop simple qui idéalise l'art de l'Italie centrale, valorise excessivement l'imitation et considère a priori comme des survivances ou des bizarreries ce qui diffère des formes " de référence ", sans chercher à comprendre les processus de réception. En réalité, les innovations les plus intéressantes n'ont pas été le produit d'une " influence " mais le fruit d'une rencontre entre des éléments empruntés à l'art italien, extraits de leur contexte, et les habitudes, les préférences et plus encore les capacités créatrices propres à chaque milieu. D'où la diversité des Renaissances européennes et la beauté singulière de tant d'?uvres qu'il faut apprendre à voir et à apprécier pour elles-mêmes.
Cluny, un grand chantier au c?ur de l'Europe renouvellprofondément notre approche de l'un des plus grandsites de la chrétienté médiévale. Trente-cinq ans aprèl'ouvrage décisif de K.J. Conant, Anne Baud apporte l'éclairage de nouvelles fouilles et de l'archéologie d'élévation, proposant d'autres hypothèses quant au déroulement et aux finalités du grand chantier de la Maior ecclesia, la troisième abbatiale réalisée par Hugues de Semur à la fin du XIe siècle. Les recherches systématiques menées durant plusieurs années dans les vestiges de l'abbaye apportent de nombreuses indications sur les choix esthétiques et techniques des bâtisseurs. Si les monuments antiques ont toujours constitué une référence essentielle pour l'architecture monumentale, le modèle romain est ainsi le seul à même de mettre en évidence les relations très privilégiées qui se sont nouées entre la papauté et la grande abbaye bénédictine. Héritiers des fondateurs de l'Église, les commanditairede Cluny l'ont voulue comparable à Rome