L'enseignement universitaire du XIIIe siècle se fonde sur le commentaire et la "dispute'. La Sophistria de Robertus Anglicus (1260-1270), dont est proposée ici l'édition critique accompagnée d'une étude historique et doctrinale détaillée, est un témoin exceptionnel de cette pratique de l'enseignement des arts par"mode de sophisme", surtout développé pour la logique et la grammaire. Il s'agit d'une collection d'une trentaine de sophismes, organisée de façon systématique, et préservée dans huit manuscrits. On y voit ainsi, en partant du sophisme, énoncé problématique, le maître avancer des arguments, avec ou contre ses bacheliers, à propos de toutes les difficultés qu'il contient, les arguments et solutions fournissant au bout du compte un exposé général de la syntaxe latine. La Sophistria s'insère dans une tradition de la grammaire spéculative, qui, contrairement aux grands traités postérieurs sur les Modes de signifier, met l'accent sur la sémanticité plus que sur la grammaticalité: un énoncé incorrect peut êtreadmis si l'on comprend la raison (ratio) qui rend compte de sa déviation. Cette approche, comme l'application très caractéristique de la Physiqued'Aristote à la grammaire, permet de rapprocher la Sophistria de l'enseignement parisien des maîtres anglais de la génération précédente, Robert Kilwardby et Roger Bacon, l'appartenance au milieu parisien se confirmant par sa proximité avec le Tractatus de Gosvin de Marbais."
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Date de parution
08/02/2006
Poids
620g
Largeur
215mm
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EAN
9782711618200
Titre
LA SOPHISTRIA DE ROBERTUS ANGLICUS
ISBN
271161820X
Auteur
GRONDEUX / ROSIER
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
620
Date de parution
20060208
Nombre de pages
0,00 €
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La défaite de Sedan a été fatale au Second Empire. Le Gouvernement de Défense nationale, né de la journée parisienne du 4 septembre 1870, ne parvient pas à redresser une situation militaire déjà trop compromise, et les élections de 1871 donnent aux conservateurs une large majorité. La négociation de la paix et l'écrasement de l'insurrection communarde permettent à Thiers de tenter de mettre en place une République conservatrice, le régime qui nous divise le moins". Après sa chute (1873), la tentative de restauration monarchique échoue. Le compromis des centres aboutit à la mise en place des lois constitutionnelles de 1875. Progressivement, les Républicains, s'appuyant sur une stratégie prudente, s'implantent dans le pays et marchent à la conquête du pouvoir. La crise du 16 mai 1877 voit le président Mac Mahon tenter en vain de s'opposer à ce mouvement. Les conservateurs sont désormais écartés du pouvoir.A partir de 1879, les Républicains tiennent la Chambre, le Sénat et la présidence de la République, et impriment leur marque au pays. On analyse ici leur culture politique, ainsi que les aspects libéraux de leur oeuvre législative.Par-delà les affrontements, se poursuit l'oeuvre de redressement national qui aboutit bientôt à une accélération prodigieuse de l'expansion coloniale. Mais cette France connaît aussi des difficultés économiques, dans un contexte international difficile, et des conflits sociaux, alors que le mouvement ouvrier croît à nouveau dasn les années 1880.Le boulangisme marque la première crise politique d'ampleur surmontée par le régime. Le début des années 1890 semble propice à sa consolidation, avec la fin de l'isolement diplomatique qu'apporte l'alliance avec la Russie et le ralliement des catholiques à la République recommandé par le pape Léon XIII.Une plongée aux origines du"modèle républicain"."
Biographie de l'auteur Jérôme Grondeux, est agrégé, docteur en histoire, maître de conférence à lUniversité Paris IV-Sorbonne et à lIEP de Paris. Publications : Histoire des idées politiques en France au XIXe siècle (La Découverte, 1998) La France entre en République 1870-1893 (Le Livre de Poche, 2000)
Biographie de l'auteur Jérôme Grondeux enseigne l'histoire des idées politiques à l'université de Paris IV-Sorbonne, à Sciences Po Paris et à l'Institut catholique. Il est l'auteur d'une Histoire des idées politiques en France au XIXe siècle (1998) et d'un essai sur La religion des intellectuels français au XIXe siècle (2002).
Rêve et existence occupe une place tout à fait singulière à l'intérieur du corpus binswangerien, de ce vaste ensemble d'articles, conférences et ouvrages par lesquels la Daseinsanalyse avait déjà atteint son plein développement en 1954, au moment où parut la première traduction en français de ce texte accompagnée d'une longue introduction signée Michel Foucault. Si dans les années vingt le psychiatre suisse avait consacre ses efforts à la question du statut épistémologique de la psychologie et de la psychiatrie, avec cet essai de 1930 il exprimait pour la première fois l'ambition philosophique de conjuguer l'analytique phénoménologique de Heidegger avec la psychopathologie. On trouvera ici une nouvelle traduction de cet essai qui représentait en quelque sorte, aux yeux de Binswanger lui-même, le manifeste programmatique de la Daseinsanalyse.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"