C'est pour faire partager à ses contemporains le plaisir de sa lecture qu'André Lery a consacré deux années de sa vie (de 1946 à 1948) à traduire, ou plutôt à adapter le Simplicius Simplicissimus de Grimmelshausen, récit des tribulations d'un Candide germanique pendant la guerre de Trente Ans. La traduction, si elle n'est pas fidèle à la lettre d'un texte souvent long et surchargé, en rend parfaitement l'esprit, et André Lery - ingénieur de profession - s'inscrit dans la lignée de ces traducteurs-écrivains de toutes les époques que nous avons pris le parti de considérer commes auteurs de belles infidèles. Grimmelshausen, avec une force singulière, brosse la fresque d'une Allemagne rendue exsangue par la guerre: Simplicissimus, son héros, tente de survivre dans un pays ravagé où règnent pillage et désordre. (... ) En digne héritier des héros picaresques, il a tout vu, tout connu sans rien posséder, et il termine sa vie par un retour sur lui-même dans une nature complice. Le roman donne la mesure de ce que furent les troubles qui régnaient en Allemagne à cette époque, et seul le genre picaresque pouvait offrir un reflet de cette société instable. SABINE WESPIESER (Extrait de la préface)
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Nombre de pages
272
Date de parution
10/08/1993
Poids
245g
Largeur
100mm
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EAN
9782868692344
Titre
Simplicissimus l'aventurier
Auteur
Grimmelshausen Hans Jacob von
Editeur
ACTES SUD
Largeur
100
Poids
245
Date de parution
19930810
Nombre de pages
272,00 €
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Résumé : Simplicissimus, dont la première édition date de 1669, occupe dans la littérature et l'image de l'identité allemande la même place que le don Quichotte en Espagne, le théâtre de Shakespeare en Angleterre, la Divine Comédie en Italie : celle du premier texte majeur où une " nation " naissante se reconnaît. Le livre conte les aventures d'un jeune Allemand qui, ayant échappé au massacre de sa famille par la soldatesque, grandit dans la forêt sous la surveillance d'un ermite avant d'être lâché dans le monde, où il connaîtra des fortunes diverses : torturé un jour, obligé de se déguiser en bouffon, en femme, en palefrenier, encensé le lendemain comme valeureux chef de guerre, tour à tour charlatan, bandit de grands chemins, fermier, bon époux, séducteur, chanteur de charme, il visite Paris, Moscou, La Corée, Macao, la Turquie, avant de se faire ermite dans une île de l'Atlantique... Témoignage bouleversant sur la guerre de Trente ans qui décime la moitié de la population, ruine pour longtemps l'économie et engendre une littérature du désespoir et de refus du monde, et sur un pays dont le destin est depuis deux mille ans le déchirement et la division, Simplicissimus, roman de l'utopie et du mysticisme, baroque et picaresque, est l'une des grandes ?uvres de la littérature universelle : hybride, obscure et pourtant savamment calculée, foisonnante de richesses excessives, de " tableaux de guerre " réalistes à la Jacques Callot comme d'illuminations intérieures - une ?uvre aux antipodes du classicisme versaillais contemporain que la France se devait de connaître enfin intégralement.
Implicissimus, dont la première édition date de 1669, occupe dans la littérature et l'image de l'identité allemande la même place que le Don Quichotte en Espagne, le théâtre de Shakespeare en Angleterre, La Divine Comédie en Italie : celle du premier texte majeur où une "nation" naissante se reconnaît. Le livre conte les aventures d'un jeune Allemand qui, ayant échappé au massacre de sa famille par la soldatesque, grandit dans la forêt sous la surveillance d'un ermite avant d'être lâché dans le monde, où il connaîtra des fortunes diverses : torturé un jour, obligé de se déguiser en bouffon, en femme, en palefrenier, encensé le lendemain comme valeureux chef de guerre, tour à tour charlatan, bandit de grands chemins, fermier, bon époux, séducteur, chanteur de charme, il visite Paris, Moscou, La Corée, Macao, la Turquie, avant de se faire ermite dans une île de l'Atlantique... Témoignage bouleversant sur la guerre de Trente ans qui décime la moitié de la population, ruine pour longtemps l'économie et engendre une littérature du désespoir et de refus du monde, et sur un pays dont le destin est depuis deux mille ans le déchirement et la division, Simplicissimus, roman de l'utopie et du mysticisme, baroque et picaresque, est l'une des grandes oeuvres de la littérature universelle : hybride, obscure et pourtant savamment calculée, foisonnante de richesses excessives, de "tableaux de guerre" réalistes à la Jacques Callot comme d'illuminations intérieures - une oeuvre aux antipodes du classicisme versaillais contemporain que la France se devait de connaître enfin intégralement.
Grimmelshausen Hans Jacob von ; Colleville Maurice
Vraisemblablement né en 1622 et mort en 1676 à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg, cet écrivain allemand issu d'une famille pauvre, mais noble, fut soldat et publia en 1668 sous pseudonyme Les Aventures de Simplicius Simplicissimus, le plus grand roman du XVIIe siècle allemand, oeuvre considérée comme aussi importante que Don Quichotte de Cervantès et qui raconte les tribulations absurdes et drolatiques de son héros éponyme durant la guerre de Trente Ans (1618-1648).
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Des électeurs de Trump et des armes, des situations qui dérapent, échappent aux protagonistes et font la une du journal local, trois histoires de famille et de voisins, une montée en puissance exceptionnelle à mesure que la tension grimpe : voilà les ingrédients de cet opus final, qui frappe par la finesse des profils dessinés et l'art de la nuance. Palpitant, haletant et d'une remarquable maîtrise, "American Spirits" explore les hostilités souterraines qui minent les communautés rurales américaines, ainsi que les dérives de la politique nationale. En nous entraînant dans le Nord de l'Etat de New York, au coeur du bourg de Sam Dent, Russell Banks signe une oeuvre magistrale, qui s'inscrit avec éclat au panthéon de la grande littérature américaine. "Banks est un maître au sommet de son art. Si les habitants de Sam Dent n'étaient que les clichés d'un mouvement politique, alors American Spirits ne posséderait pas cette force impressionnante. Mais chacun d'entre eux est un personnage marquant, dont la vie fourmille de détails finement observés. Ces trois novellas sont un immense accomplissement, grâce aux seuls ressorts bruts de l'intrigue et du suspense. Une fois lues, vous ne pourrez plus oublier leur violence troublante et leur fin empreinte d'élégie". Casey Cep, The New Yorker
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.