Implicissimus, dont la première édition date de 1669, occupe dans la littérature et l'image de l'identité allemande la même place que le Don Quichotte en Espagne, le théâtre de Shakespeare en Angleterre, La Divine Comédie en Italie : celle du premier texte majeur où une "nation" naissante se reconnaît. Le livre conte les aventures d'un jeune Allemand qui, ayant échappé au massacre de sa famille par la soldatesque, grandit dans la forêt sous la surveillance d'un ermite avant d'être lâché dans le monde, où il connaîtra des fortunes diverses : torturé un jour, obligé de se déguiser en bouffon, en femme, en palefrenier, encensé le lendemain comme valeureux chef de guerre, tour à tour charlatan, bandit de grands chemins, fermier, bon époux, séducteur, chanteur de charme, il visite Paris, Moscou, La Corée, Macao, la Turquie, avant de se faire ermite dans une île de l'Atlantique... Témoignage bouleversant sur la guerre de Trente ans qui décime la moitié de la population, ruine pour longtemps l'économie et engendre une littérature du désespoir et de refus du monde, et sur un pays dont le destin est depuis deux mille ans le déchirement et la division, Simplicissimus, roman de l'utopie et du mysticisme, baroque et picaresque, est l'une des grandes oeuvres de la littérature universelle : hybride, obscure et pourtant savamment calculée, foisonnante de richesses excessives, de "tableaux de guerre" réalistes à la Jacques Callot comme d'illuminations intérieures - une oeuvre aux antipodes du classicisme versaillais contemporain que la France se devait de connaître enfin intégralement.
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Date de parution
08/01/1992
Poids
940g
Largeur
135mm
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EAN
9782700710984
Titre
Les aventures de Simplicius Simplicissimus
Auteur
Grimmelshausen Hans Jacob von
Editeur
AUBIER
Largeur
135
Poids
940
Date de parution
19920108
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : Simplicissimus, dont la première édition date de 1669, occupe dans la littérature et l'image de l'identité allemande la même place que le don Quichotte en Espagne, le théâtre de Shakespeare en Angleterre, la Divine Comédie en Italie : celle du premier texte majeur où une " nation " naissante se reconnaît. Le livre conte les aventures d'un jeune Allemand qui, ayant échappé au massacre de sa famille par la soldatesque, grandit dans la forêt sous la surveillance d'un ermite avant d'être lâché dans le monde, où il connaîtra des fortunes diverses : torturé un jour, obligé de se déguiser en bouffon, en femme, en palefrenier, encensé le lendemain comme valeureux chef de guerre, tour à tour charlatan, bandit de grands chemins, fermier, bon époux, séducteur, chanteur de charme, il visite Paris, Moscou, La Corée, Macao, la Turquie, avant de se faire ermite dans une île de l'Atlantique... Témoignage bouleversant sur la guerre de Trente ans qui décime la moitié de la population, ruine pour longtemps l'économie et engendre une littérature du désespoir et de refus du monde, et sur un pays dont le destin est depuis deux mille ans le déchirement et la division, Simplicissimus, roman de l'utopie et du mysticisme, baroque et picaresque, est l'une des grandes ?uvres de la littérature universelle : hybride, obscure et pourtant savamment calculée, foisonnante de richesses excessives, de " tableaux de guerre " réalistes à la Jacques Callot comme d'illuminations intérieures - une ?uvre aux antipodes du classicisme versaillais contemporain que la France se devait de connaître enfin intégralement.
C'est pour faire partager à ses contemporains le plaisir de sa lecture qu'André Lery a consacré deux années de sa vie (de 1946 à 1948) à traduire, ou plutôt à adapter le Simplicius Simplicissimus de Grimmelshausen, récit des tribulations d'un Candide germanique pendant la guerre de Trente Ans. La traduction, si elle n'est pas fidèle à la lettre d'un texte souvent long et surchargé, en rend parfaitement l'esprit, et André Lery - ingénieur de profession - s'inscrit dans la lignée de ces traducteurs-écrivains de toutes les époques que nous avons pris le parti de considérer commes auteurs de belles infidèles. Grimmelshausen, avec une force singulière, brosse la fresque d'une Allemagne rendue exsangue par la guerre: Simplicissimus, son héros, tente de survivre dans un pays ravagé où règnent pillage et désordre. (... ) En digne héritier des héros picaresques, il a tout vu, tout connu sans rien posséder, et il termine sa vie par un retour sur lui-même dans une nature complice. Le roman donne la mesure de ce que furent les troubles qui régnaient en Allemagne à cette époque, et seul le genre picaresque pouvait offrir un reflet de cette société instable. SABINE WESPIESER (Extrait de la préface)
Grimmelshausen Hans Jacob von ; Colleville Maurice
Vraisemblablement né en 1622 et mort en 1676 à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg, cet écrivain allemand issu d'une famille pauvre, mais noble, fut soldat et publia en 1668 sous pseudonyme Les Aventures de Simplicius Simplicissimus, le plus grand roman du XVIIe siècle allemand, oeuvre considérée comme aussi importante que Don Quichotte de Cervantès et qui raconte les tribulations absurdes et drolatiques de son héros éponyme durant la guerre de Trente Ans (1618-1648).
En 1943, alors que la Hongrie n'est encore qu'au bord de la guerre, quatre jeunes gens - Hanna, Lili, Joseph et Gitta - décident d'installer leur atelier de décoration dans un petit village, pour y vivre une vie plus attentive à l'essentiel. Si une même faim spirituelle les rapproche, aucun d'entre eux, pourtant, n'a jamais pratiqué sa religion. Le jour où ils entreprennent de faire le point par écrit sur leurs problèmes personnels, Gitta se dérobe, se réfugie derrière des banalités. Hanna tout d'abord s'en irrite, puis a juste le temps de prévenir son amie - "Attention, ce n'est plus moi qui parle !" - avant de prononcer, en toute conscience, des paroles qui manifestement ne peuvent lui appartenir. Pendant dix-sept mois, des forces de Lumière - que les quatre amis appelleront "Anges" ou "Maîtres intérieurs" - s'exprimeront par la bouche de Hanna. Dix-sept mois qui deviendront de plus en plus dramatiques : juifs tous trois, Joseph, Lili et Hanna partiront pour les camps de la mort. Seize ans plus tard Gitta, la seule survivante, pourra enfin emporter en France les petits cahiers où avait été consigné mot par mot, lors de chaque rencontre, ce véritable "reportage sur une expérience spirituelle". L'intégralité des Dialogues est ici présentée pour la première fois, dans une traduction revue et augmentée de nombreux commentaires par Gitta Mallasz.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.