Pour une histoire du regard. L'expérience du musée au XIXe siècle
Griener Pascal ; Preti Monica
HAZAN
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EAN :9782754110358
Les institutions muséales qui désirent repenser leurs missions confèrent une profondeur supplémentaire à leur réflexion en revisitant leur propre histoire. L'histoire institutionnelle des musées, cependant, ne suffit pas à combler leur attente. Une histoire culturelle du regard sur l'art semble plus appropriée, puisqu'elle seule est capable de saisir les modalités qui affectent radicalement la contemplation artistique, et par conséquent les objets contemplés à une époque donnée. Une telle approche peut être conçue dans la ligne des travaux de Francis Haskell, mais sa mise en oeuvre doit reposer sur des bases théoriques nouvelles. Les enjeux de ce type d'étude réclament de nouvelles méthodes ; il suffit de songer à l'immense impact d'internet, de l'image digitale et de la téléphonie contemporaine sur la perception actuelle de l'oeuvre d'art. Cette histoire du regard, Pascal Griener ambitionne de l'appliquer à une époque essentielle pour la compréhension de notre modernité : le XIXe siècle. En effet cette période voit s'affirmer, pour la première fois, la programmation d'une contemplation publique globale et immédiate à l'ambition démocratique. Les grands musées anglais de l'ère victorienne inventent, dès les années 1840, la statistique mensuelle des visiteurs, index certifié d'une popularité de masse ; les grandes institutions nationales ouvrent leurs portes gratuitement. Programmé par des politiques contrastées en Europe, le regard sur l'art se construit de manière complexe, mais sur des bases radicalement nouvelles. La reproduction en deux ou en trois dimensions connaît alors un développement sans précédent ; la photographie remplace graduellement la gravure de reproduction, et les musées de copies en plâtre assument un rôle majeur dans presque toute l'Europe. La littérature artistique se propose d'accompagner la visite au musée comme événement cognitif et émotionnel, à l'aide de nouvelles formes. L'architecture muséale propose une mise en condition du visiteur par la vertu de programmes iconographiques éloquents, mais surtout la programmation spatiale de la rencontre d'une conscience avec les oeuvres. Le marché de l'art, pour la première fois, est contraint de se positionner par rapport au musée et au système de valeurs qu'il sanctionne. Certains conservateurs, comme Wilhelm von Bode, tentent d'explorer ce lien entre marché de l'art et musée jusqu'à ses dernières conséquences. La typologie des oeuvres d'art "muséalisables" devient alors un enjeu majeur - commercial et scientifique - qui n'a pas encore été étudié. Dans les grands empires européens, les musées nationaux entrent en concurrence directe ; cette concurrence, avivée par l'impact des expositions universelles, dessine un paysage muséal commun parcouru d'échanges, d'emprunts, mais aussi de refus ou de conflits. Les institutions muséales les plus importantes tentent de produire un tableau universel de l'art. Seule une approche globale, comparative des politiques propres à ces musées permet à l'historien de saisir l'ampleur de tous ces phénomènes comme leur articulation. Tous ces phénomènes modifient la littérature artistique, tant dans ses contenus que dans ses formes, et jusque dans sa matérialité.
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Nombre de pages
256
Date de parution
04/10/2017
Poids
390g
Largeur
142mm
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EAN
9782754110358
Titre
Pour une histoire du regard. L'expérience du musée au XIXe siècle
Auteur
Griener Pascal ; Preti Monica
Editeur
HAZAN
Largeur
142
Poids
390
Date de parution
20171004
Nombre de pages
256,00 €
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A l'aube du XVIIIe siècle, le laboratoire de l'historien d'art est achevé. L'émergence des nouveaux outils va transformer radicalement le regard et faciliter une séparation claire, au sein de l'oeuvre d'art, entre ses composantes: d'un côté, l'image immatérielle qu'elle dégage, de l'autre, le support matériel qui la rend tangible. Cette scission a été travaillée tout au long du siècle. On peut dire sans exagérer qu'elle constitue l'événement le plus important, quoique le plus ignoré, qui fonde notre modernité. Dans ce livre, je tente de dessiner le nouvel objet scientifique qui émerge dans les cabinets, les collections publiques et privées; j'évoque les grands instruments forgés par le siècle des Lumières et les protocoles de leur usage. L'histoire de l'art, comme l'histoire des sciences, devrait accorder une importance accrue aux dispositifs qui lui permettent de créer des expériences, d'en tirer des hypothèses, enfin de les déposer dans un support adéquat selon des modalités originales".
Griener Pascal ; Jaccard Paul-André ; Burkhalter S
Entre 1817 et 1835, Léopold Robert et Maximilien de Meuron entretiennent une riche correspondance, miroir de leur âme et de leur pratique artistique. Si le premier deviendra l'un des peintres les plus éminents de l'Europe romantique, figure du cosmopolitisme de l'art suisse au XIXe siècle, le second assurera le rôle de mécène resté au pays, lui dispensant conseil esthétique et moral ainsi que soutien financier. A la lumière de plus de cent lettres échangées principalement entre Neuchâtel, Paris, Rome, Florence et Venise, réunies pour la première fois dans une retranscription critique par Laurent Langer et approfondies par Pascal Griener dans un essai liminaire, c'est une dynamique fervente qui apparaît, exemplaire d'une renommée qui s'écrit de la main et du vivant de l'artiste. Cette publication, comprenant en outre des lettres d'Aurèle Robert, acteur majeur de la réception posthume de son frère aîné, est l'aboutissement d'un projet de recherche codirigé par l'Université de Neuchâtel et l'Institut suisse pour l'étude de l'art (SIK-ISEA).
Dalí en 400 images propose un parcours complet de l'oeuvre d'un des peintres surréalistes les plus significatifs du xxe siècle. Ce livre propose une sélection d'oeuvres qui met en lumière non seulement les créations emblématiques de Salvador Dalí, mais également des pièces moins connues, telles que des dessins et des objets surréalistes. Couvrant l'ensemble de sa carrière, cet ouvrage illustre la richesse créative de Dalí, depuis ses débuts inspirés par le post-impressionnisme et son engagement dans le mouvement cubiste des années 1920, jusqu'aux oeuvres surréalistes emblématiques des années 1930. Il retrace également sa période américaine dans les années 1940, son retour au classicisme dans les années 1950, ainsi que son engagement renouvelé dans l'expérimentation d'avant-garde à partir des années 1960. L'auteur, William Jeffett, est conservateur au Musée Dali à St Petersburg en Floride.
Son visage, qu'elle a inlassablement peint tout au long de sa courte vie, est l'un des plus célèbres de l'histoire de l'art. Icône de l'art mexicain, Frida Kahlo a bâti sa propre légende, qu'elle a aussi bien transposée sur la toile qu'incarnée dans sa vie quotidienne. "Je n'ai jamais peint mes rêves, j'ai peint ma propre réalité" , affirmaitelle. Gravement meurtrie dans sa chair lors d'un terrible accident, consumée par sa passion dévorante pour Diego Rivera, l'artiste a transcendé ses souffrances par la peinture. A la force de son pinceau, elle a affronté ses tourments pour s'imposer comme une femme et une peintre libres. Dans son atelier de la Casa Azul, s'affranchissant du carcan des avant-gardes européennes et de tous les codes moraux et artistiques, Frida Kahlo a façonné une oeuvre habitée par son histoire personnelle, ses idéaux politiques et les traditions ancestrales mexicaines. Noirceur et allégresse, amour et violence, sensualité et pulsion de mort : sa peinture se lit comme un oxymore qui dit tout de la personnalité magnétique de cette artiste révolutionnaire, l'une des plus fascinantes et puissantes figures de l'histoire de l'art du xxe siècle. La collection L'ART+GRAND, présentée dans une reliure luxueuse, propose, à travers un texte didactique, de découvrir les plus grands artistes de l'histoire de l'art. En plus d'une cinquantaine de toiles parmi les plus célèbres, l'ouvrage reproduit six tableaux exceptionnels sous forme de dépliants grand format qui permettent d'observer ces chefs-d'oeuvre dans les moindres détails. Cette collection offre ainsi une immersion inédite dans la matière et la touche picturale.
Divinisé ou diabolisé, sauvage ou domestique, craint ou adulé, le chat a depuis des siècles fasciné les peintres. De l'Antiquité jusqu'à nos jours, il a occupé une place majeure dans l'histoire de l'art, en suivant l'évolution des styles et des moeurs. Vénéré dans l'Egypte antique, assimilé à Satan et à la sorcellerie au Moyen Age, il va connaître un lent processus de réhabilitation à la Renaissance. Réintégrant peu à peu le coeur du foyer, le chat devient ainsi un motif pictural récurrent, s'immisçant dans les scènes de genre et les natures mortes, accompagnant de sa présence affectueuse et espiègle les portraits de jeunes filles ou d'enfants. Fascinés par sa beauté et sa force d'expression, les artistes vont au fil du temps le considérer comme un sujet à part entière, comme le miroir de leurs émotions et le reflet de leur vision du monde. De Paul Véronèse à Jean-Baptiste Siméon Chardin, de Gustave Courbet à Auguste Renoir, de Théophile Alexandre Steinlen à Pierre Bonnard, sans oublier Berthe Morisot, Henri Matisse et Franz Marc, cet ouvrage, illustré d'une centaine d'oeuvres et enrichi de célèbres poèmes, témoigne de la virtuosité et du sens de l'observation inégalés de peintres qui sont parvenus à immortaliser la présence majestueuse de cet animal aussi familier qu'énigmatique. Caroline Larroche est historienne de l'art et éditrice. Elle a dirigé de nombreuses publications sur l'art, dont Bestiaire japonais (A Propos, 2021), et est l'auteure de plusieurs livres sur les estampes japonaises, dont Ukiyo-e, images du monde flottant (Courtes et Longues, 2007), Hokusai, la beauté de la nature (Géo Art, 2024) et Le thé dans l'estampe japonaise, (Editions Hazan, 2025).
Delieuvin Vincent ; Frank Louis ; Bastian Gilles ;
Catalogue officiel de l?exposition Léonard de Vinci au musée du Louvre du 24 octobre 2019 au 24 février 2020. L?année 2019, cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci en France, revêt une signification particulière pour le Louvre qui possède la plus importante collection au monde de peintures de Léonard ainsi que 22 dessins.Le musée trouve en cette année de commémoration l?occasion de rassembler autour des cinq tableaux essentiels qu?il conserve, à savoir la Vierge aux rochers, la Belle Ferronnière, la Joconde - qui reste dans la salle où elle est habituellement exposée -, le Saint Jean Baptiste et la Sainte Anne, la plus grande part possible des peintures de l?artiste, afin de les confronter à un large choix de dessins ainsi qu?à un ensemble, restreint mais significatif, de tableaux et de sculptures de l?environnement du maître.Cette rétrospective inédite de la carrière de peintre de Léonard permet de montrer combien il a mis la peinture au-dessus de tout et comment son enquête sur le monde, qu?il appelait « la science de la peinture », fut l?instrument de son art, dont l?ambition n?était rien moins que d?apporter la vie à ses tableaux.Aboutissement de plus de dix années de travail, qui ont vu notamment l'examen scientifique renouvelé des tableaux du Louvre et la restauration de trois d?entre eux, permettant de mieux comprendre sa pratique artistique et sa technique picturale, l?exposition clarifie également la biographie de Léonard en reprenant tous les documents d?archives. Elle dresse le portrait d?un homme et d?un artiste d?une extraordinaire libertéCoédition Hazan/Editions du musée du Louvre.Prix Catalpa 2019 Pour les catalogues d'expositions de Paris Notes Biographiques : Vincent Delieuvin est co-commissaire de l?exposition exceptionnelle consacrée à Léonard de Vinci au musée du Louvre, à l'occasion de la célébration du 500e anniversaire de la mort de l'artiste. Conservateur en chef du Patrimoine au département des peintures au musée du Louvre, Vincent Delieuvin a été commissaire des expositions "Titien, Tintoret, Véronèse...Rivalités à Venise" en 2009, "Raphaël, les dernières années" en 2012 au musée du Louvre. Il concentre son travail actuel sur Léonard de Vinci auquel il a déjà consacré l'exposition "La Sainte Anne, l'ultime chef-d'euvre de Léonard de Vinci" en 2012. Il est l?auteur de Léonard de Vinci en 15 Questions (Hazan 2019). Louis Frank, Conservateur en chef, département des Arts graphiques, musée du Louvre.