Ce recueil de sonnets, qui allie rire et larme comme l'indique son titre grec, est un recueil satirique très proche des Regrets de Du Bellay alors que les Vingt-quatre sonnets romains sont, eux, proches des Antiquités du même Du Bellay. Grévin, jeune poète et dramaturge brillant, ami de Ronsard dans ses débuts, devient vers 1560, par ses positions calvinistes, un homme rejeté par son milieu intellectuel d'origine, exilé en Angleterre puis en Italie. Ses sonnets marquent le désenchantement de l'humaniste devant un monde qui " va à l'empire ", passant sans transition du burlesque à la ferveur humaniste, de la prière à Dieu à l'attaque violentes des positions catholiques, du sonnet de louange à la vitupération. Les tonalités et les registres varient sans cesse, faisant de ce recueil une pièce essentielle de l'humanisme français interrogeant de façon critique certaines de ses valeurs.
Nombre de pages
141
Date de parution
16/05/2001
Poids
120g
Largeur
114mm
Plus d'informations
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EAN
9782862722122
Titre
La Gélodacrye et les Vingt-quatre sonnets romains
Auteur
Grévin Jacques
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
114
Poids
120
Date de parution
20010516
Nombre de pages
141,00 €
Disponibilité
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Wier Jean ; Margel Serge ; Grévin Jacques ; Yampol
Depuis des siècles, on l'évoque, on le mentionne comme une référence incontournable. Les philosophes et les théologiens, les littéraires, les juristes, les psychiatres surtout, en font l'ouvrage fondamental d'une certaine modernité. Tout le monde en parle, tout le monde le cite, mais peu le lisent. Cet ouvrage est comme un événement qui fait rupture dans l'histoire de la folie, de la chasse aux sorcières, des hérésies, mais aussi dans l'histoire du christianisme, son héritage de l'hellénisme et du judaïsme. L'Europe chrétienne du XVIe est divisée, envahie par l'hérésie des sorcières, des femmes qui tantôt se soulèvent ou se rebellent, tantôt sombrent dans la misère profonde. On aura dit qu'elles s'unissent sexuellement avec le diable, pour rompre les filiations du sang christique, falsifier les héritages, renverser la tradition. L'ouvrage de Wier, médecin de formation, est un livre sur la différence des sexes et son pouvoir d'orientation des discours, politiques et théologiques, juridiques et philologiques. Entre médecine et religion, il propose une lecture audacieuse, sceptique et érudite, où s'articulent l'histoire de la folie et l'histoire de la femme, la persécution des hérésies et le pouvoir des illusions, la démonologie et l'essence du christianisme. Au XIXe siècle, les aliénistes et Freud lui-même ont vu dans ce livre l'événement précurseur des Lumières, qui devait leur permettre d'écrire leur propre histoire de la psychiatrie.Le De praestigiis daemonum de Jean Wier a été publié pour la première fois en latin en 1563, puis traduit en français en 1567 sous l'intitulé Cinq livres de l'imposture et tromperie des diables, des enchantements et sorcelleries. Notre édition reprend la traduction française rééditée en 1569 avec une présentation, une postface et d'abondantes notes critiques, en espérant donner à lire et rendre accessible un livre par lequel nous pourrons relire et écrire autrement notre histoire.
Le Moyen Age dans le texte, explore différentes facettes de la "nouvelle histoire textuelle" qui s'est imposée en histoire médiévale ces trente dernières années. Le livre reflète un cycle d'ateliers où se sont confrontés pendant cinq ans des chercheurs issus du Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (Lamop), de France et de l'étranger, de l'Angleterre au Japon, dans une approche interdisciplinaire mettant en contact historiens, spécialistes de la littérature, linguistes et philologues. La nouvelle histoire textuelle a révolutionné le champ de l'histoire médiévale en interrogeant toutes les dimensions de la source-texte, conçue non plus comme une évidence, mais comme le terrain d'une enquête, quantitative et qualitative, devant sans cesse être renouvelée. Comment articuler les connaissances auxiliaires nécessaires à l'exploration historique du texte ? Quels jeux d'échelles adopter, et quelle philosophie de rapport à la source ? Comment replacer les textes dans leurs sociétés de création ? Cinq angles d'attaque sont présentés, permettant de réfléchir à ces problèmes : les enjeux de l'histoire des collections textuelles ; les jeux de code-switching et d'oscillation linguistique ; la Bible en tant qu'objet d'histoire textuelle ; l'absence du texte comme défi à la recherche ; enfin les différentes approches européennes du concept d'écriture pragmatique.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).