Sajaloli Bertrand ; Grésillon Etienne ; Vauchez An
SUP
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EAN :9782840509936
Jamais autant menacée, jamais autant adulée, la nature connaît aujourd'hui un sacre unanime, qui, transcendant toutes les différences sociales, culturelles, religieuses, d'un bout de la planète à l'autre, interroge les liens entre écologie et spiritualité, religion et défense de l'environnement. Croyances et foi sont confrontées à la biodiversité, au changement climatique et plus généralement à l'avènement d'une éthique personnelle et collective plus favorable au respect des milieux naturels. L'ouvrage porte d'une part sur la manière dont les religions appréhendent la nature, définie à la fois par ses expressions vivantes (faune, flore, écosystème...) et non vivantes (montagne, eau) et sur les conditions spirituelles de sa préservation : en quoi ces conceptions religieuses de la nature offrent-elles des clés pour comprendre ou surmonter la crise écologique actuelle ? D'autre part, il examine les conflits idéologiques entourant la sacralisation de la nature et son instrumentalisation à des fins politiques. Le sacre de la nature est donc objet de controverses et de débats acharnés, d'une guerre postmoderne entre croyants et non-croyants. Cet ouvrage tente une mise au point théologique, géographique et politique des enjeux inhérents à la rencontre du sacré et des milieux naturels.
Nombre de pages
402
Date de parution
19/09/2019
Poids
908g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840509936
Titre
LE SACRE DE LA NATURE
Auteur
Sajaloli Bertrand ; Grésillon Etienne ; Vauchez An
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
908
Date de parution
20190919
Nombre de pages
402,00 €
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Résumé : Etre en marge, avoir de la marge, prendre une marge... la sémantique des marges reflète d'emblée l'ambivalence du terme : liberté, bénéfice, possibilité d'un côté, éloignement des forces vives, voire relégation de l'autre. Appliqué à l'espace français, le terme conduit à décentrer le regard porté sur le territoire national et à penser une France des angles morts et des interstices, une France des minorités, moins intégrée et moins accessible, moins visible et peu connue. Une France insaisissable aussi, la notion de marge étant toujours relative tant sur le plan spatial que socioculturel et posant donc vivement des questions d'échelle, de regard, de méthode et de définition. La première partie de cette France des marges est ainsi consacrée aux processus de marginalisation en distinguant ce qui est lié à l'espace (éloignement, enclavement...) et ce qui s'apparente à l'exclusion culturelle et sociale (populations démunies, migrants, communautés alternatives...). La deuxième partie réfléchit aux formes que les marges revêtent aujourd'hui, en différenciant la marginalité et ses degrés dans les territoires ruraux, urbains ou périurbains. Les marges présentent en effet des réalités contrastées : isolement, pauvreté, exclusion et dénuement jouxtant innovation sociale ou revendication de vivre autrement. Enfin, la trajectoire des marges, leur instabilité, voire leur réversibilité, interrogent les politiques publiques et mobilisent plusieurs champs de la connaissance géographique : politique, sociale, économique, culturelle, environnementale, rurale et urbaine.
La revue des Annales de géographie a été fondée en 1891 par Paul Vidal de la Blache. Revue généraliste de référence, elle se positionne à l'interface des différents courants de la géographie, valorisant la diversité des objets, des approches et des méthodes de la discipline. La revue publie également des travaux issus d'autres disciplines (de l'écologie à l'histoire, en passant par l'économie ou le droit), sous réserve d'une analyse spatialisée de leur objet d'étude.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.