La Révolution culturelle a eu les Citations du président Mao Tsé-toung. En un temps qui fut le nôtre, nous avons cru bon de réunir ces Citations pour le président Sarkozy : une mise en regard de citations d'images et de citations de textes formant dispositif, celui, tout symbolique, d'un miroir tendu et d'un contrepoint offert, afin moins d'organiser l'instruction d'un individu, à charge ou à décharge, que de servir la fonction qu'il occupe, de lui être d'un certain usage, non dans le registre mondain du supplément de lustre et de prestige mais dans l'ordre subjectif, axiomatique et institutionnel, mélancolique et théâtral auquel l'ont convoqué la sentence du suffrage universel et le libre jeu de la démocratie-marché. Son Petit Livre rouge à lui. Les citations d'images, réalisées à l'aquarelle par Juan Pérez Agirregoikoa, présentent, à partir d'images de presse, le président seul, nettoyé de toute compagnie parasite - un art du portrait qui tout à la fois renoue avec un antique réalisme-socialiste et inaugure l'ère très contemporaine d'une peinture nettoyée "au Kärcher" . Les citations de textes, propositions détachées d'oeuvres contemporaines pour la plupart, ont été choisies par Gilles Grelet en fonction d'une exigence : que leur montage, entre elles et avec les images, articule une proposition de théorisme - d'enfance de la théorie, comme on dit d'enfance de l'art - à l'occasion de monsieur Nicolas S. et pour le timonier Sarkozy. Celui qu'on a eu. Celui qu'on méritait, disent les urnes.
Nombre de pages
222
Date de parution
01/10/2009
Poids
360g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782916383071
Titre
Citations pour le président Sarkozy
Auteur
Grelet Gilles ; Pérez Agirregoikoa Juan
Editeur
MATIERE
Largeur
150
Poids
360
Date de parution
20091001
Nombre de pages
222,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La gnose, dont l'énoncé "on a raison de se divi(ni)ser" récapitule à lui seul le concept, est une connaissance (gnôsis, en grec) qui a toujours été au centre des plus vives polémiques. Ce livre en rétablit le doctrinal. Cela passe par une formalisation de la culture, restreinte ou agnostique d'abord, généralisée ou gnostique ensuite, en sorte que se dégage le système - le tableau fini - de ce qu'il s'agit de détruire. Car tel est le point : dans la gnose, c'est l'abolition de la culture qui, au terme de sa généralisation, se trouve prescrite. Cela s'appelle l'enthousiasme, l'autre face de la mélancolie. Toute la grandeur dont l'humanité est capable s'y concentre, mais dans une réciprocation avec l'horreur nue.
Ce volume, né d'un appel au soulèvement de la théorie diffusé, en français, principalement par voie électronique, auprès de quelques centaines de personnes à travers le monde, universitaires pour la plupart, est d'abord l'extension à plusieurs d'une ambitiOn qui engage, quant au bavardage, une sévère stratégie d'endiguement : dire en dix phrases (ou, ici, en trois pages) ce qu'un autre dit en un livre - ce qu'un autre ne dit pas en un livre. C'est ensuite l'organisation serrée, " théoriste ", d'une quarantaine de textes, décrivant un parcours : de la dénonciation de l'état de la pensée contemporaine à l'énonciation des conditions de réalité d'une rébellion par et dans la théorie, d'une rébellion qui ne serait pas du semblant. C'est enfin, à travers la réunion sous les couleurs des sans-philosophie d'auteurs de disciplines (philosophie, sciences religieuses, psychanalyse, géographie, économie, sociologie, littérature, urbanisme, communication, cinéma...), nations (France, Angleterre, Brésil, Suisse, USA, Canada, Belgique, Irlande, Chili...) et notoriétés fort diverses, la première mise en œuvre " à grande échelle " d'une problématique radicale : secouer le cocotier de la pensée mondaine, moins dans l'idée tordue d'en voir tomber quelque fruit que dans l'espoir résolu de faire tomber l'arbre lui-même.
En 1948, Magda rêve d'une vie meilleure. Cette jeune Espagnole décide de fuir l'Espagne pour échapper au chômage et au régime autoritaire de Franco. A ses yeux, la France est une terre de cocagne et, en s'installant dans un petit village provençal, elle espère se faire engager comme coupeuse de lavande. Mais dans ce paysage idyllique, entre blés dorés et champs bleus de lavande, les mentalités sont étroites. Les paysans voient d'un mauvais oeil cette belle jeune femme qui menace leurs intérêts. Même la passion naissante entre Magda et André, l'érudit fils de paysan de la région, est violemment contrariée par les parents du jeune homme : la jeune Espagnole, sans argent et sans dot, n'a rien de bien concret à offrir. Face aux douloureux préjugés et rongée par un désir de vengeance, Madga va devoir faire des choix. Au risque de mettre en marche l'effrayante mécanique d'un drame...
Le Protestantisme fait partie depuis 500 ans du paysage des chrétiens. Comment doit-on le percevoir ? Se présentant comme une "réforme" , le Protestantisme se présente comme une lumière sortant les croyants de l'obscurantisme catholique. Ouvrant les différents ouvrages des prétendus premiers réformateurs, les études anglophones sur le rapport entre les premiers prétendus réformateurs et le Saint-Siège, nous nous apercevons que la génération de Luther, Calvin, Zwingli, etc. , ont été aussi guidés par une ambition : remplacer le clergé romain. On pourrait le considérer comme le sixième pilier du Protestantisme, "Solus reformator" . Ce livre propose donc de voir comment les prétendus réformateurs aspirèrent à cette usurpation et sur quelle(s) base(s) se fondèrent-ils.
Résumé : Notes sur le sumo associe les notes - les unes écrites, les autres dessinées -, de deux voyageurs au Japon frappés par leur découverte respective du sumo. L'ouvrage se présente ainsi comme la rencontre de deux points de vue, comme une approche doublement subjective, partielle, décousue, non savante du sumo. Loin d'un éventuel Sumo pour les nuls, donc, ou d'un Lonely Planet des pratiques exotiques, ces Notes ne constituent ni un ouvrage didactique, ni un livre cultivé, érudit et utile. Pas même un de ces savoureux et si contemporains "carnets de bord" en bande dessinée. Il tente essentiellement de porter un regard. Voir, faire voir. Quoi ? Un spectacle, un public, un combat qui n'est pas une guerre, un peuple, un corps. Des choses comme ça... Mais avec la joie, mais avec la légèreté qui caractérisent le sumo.
Danny Steve est une fille pressée. Après avoir réglé leur compte aux Feux de l'amour en dix minutes, voici qu'elle s'attaque à la restitution d'un tournoi de sumo. Cette fois, elle commence par poser la scène : d'un côté (sur les pages gauches de l'ouvrage) le public, de l'autre (à droite, donc) l'aire de combat et les sumotoris. A travers les masses, elle glisse son trait. Où se répètent sans fin les gestes et les postures, elle recommence inlassablement son dessin. Sous la rigidité du rituel, sous le poids des corps, Danny Steve piste la mobilité, restitue le mouvement. Et en effet, le livre s'anime. On suit les phases du combat, intrigués et déjà fervents. Esquive, geste technique, poussée, empoignade, chute : l'ouvrage prend des allures de flip-book, reprend son rythme, accélère encore... Côté public défilent pêle-mêle aficionados, présentateurs TV, publicités, sacs de shopping, images de manga. 176 pages ont passé : Danny Steve n'a rien raconté encore ni rien donné à comprendre du sumo. Dix minutes c'est décidément trop court pour se prendre au sérieux...
Une ville orthonormée, au petit matin. Amérique nord. Réveil, métro. La vie des gens, la rue, l'ouverture des bureaux sur fond de grisaille quadrillée. Soudain parmi la foule, un homme prend la tangente. Police. Course-poursuite. L'homme est pourtant l'un des plus insignifiants de la ville : c'est un homme-sandwich. Mais justement. La pancarte qu'il arbore, et dont il semble ne pas vouloir se défaire, fait aussi de lui l'homme le plus remarquable. "New" : voilà ce qu'il annonce. Le nouveau. Rien moins. Il y a bien des choses à dire, sans doute, de New WANTED : ligne claire, minimalisme, géométrie, inventions formelles, refus de la narration... La vérité c'est que c'est l'irruption du boogie-woogie dans la peinture de Mondrian, c'est Hitchcock qui ferait courir James Stewart directement dans des décors de Saul Bass.
Par une brèche dans un mur, une foule de plusieurs centaines de personnes pénètre dans le "jardin" et découvre peu à peu ce vaste territoire interdit constitué d'une succession de paysages artificiels animés de mouvements automatisés. Le "jardin" est un décor désert, habité uniquement de dispositifs mécaniques, de cliquetis, de chocs et de grincements, un lieu sans orientation ni logique qui paraît généré au fur et à mesure de la curiosité qu'il suscite. Un lieu probablement sans fin, voué à l'inouï, à l'extraordinaire, à l'invention...