Le dernier message du cosmonaute à la femme qu'il aima un jour dans l'ex-Union soviétique
Greig David ; Pélissier Blandine
THEATRALES
14,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782842602994
Dans le ciel, oubliés du monde entier depuis douze ans, deux cosmonautes russes en orbite dans leur module ignorent qu'ils ne sont même plus soviétiques. Sur Terre, en Europe, un kaléidoscope de destins entrecroisés: un couple d'Ecossais, deux danseuses de charme, un fonctionnaire de la Banque mondiale, une jeune policière enceinte, un ufologue... Dans des scènes courtes, une phrase ou un détail résonne d'une situation à l'autre. Les personnages cherchent un espace utopique de rencontre où pourrait résider la clé de l'"harmonie". Mais, malgré les technologies modernes de communication, l'être humain demeure seul. Une pièce au charme énigmatique et persistant, qui mêle les destins et évoque les mystères insondables de l'existence, par un auteur majeur de la dramaturgie anglo-saxonne d'aujourd'hui.
Nombre de pages
92
Date de parution
06/11/2008
Poids
140g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782842602994
Titre
Le dernier message du cosmonaute à la femme qu'il aima un jour dans l'ex-Union soviétique
Auteur
Greig David ; Pélissier Blandine
Editeur
THEATRALES
Largeur
150
Poids
140
Date de parution
20081106
Nombre de pages
92,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
À cinquante ans passés, Léo Black, architecte, pressent qu'il est à un tournant de sa carrière. Car tout autour de lui s'écroule. Eden Court, une cité de banlieue qu'il a édifiée, est menacée de destruction. Sa propre famille est au bord de l'implosion. Son fils et sa fille fuient le foyer, chacun de leur côté, à la recherche d'expériences et de rencontres extrêmes. Paulina, sa femme, ne croit plus en leur couple, et sombre dans la dépression. Chacun, au fond, nourrit pourtant l'espoir d'une reconstruction.
Cette ballade de deux ados un peu paumés (Lee, le mauvais garçon qui commet un crime par accident, et Leila, la bonne fille qui rêve de laisser éclater son carcan) évoque l'histoire de Bonnie et Clyde et leur fuite désespérée. Mais ce sont surtout des êtres en recherche, qui croiseront un troisième personnage pouvant être assimilé à la figure du père. Une histoire d'aujourd'hui belle et cruelle, dans laquelle la tendresse de l'auteur pour ses personnages les aide à percer la muraille.David Greig invente dans cette épopée racontée par les protagonistes une forme étonnante pour porter la parole des adolescents en fuite d'eux-mêmes. Radical, mais humain.
Jérôme Laronze, paysan éleveur, résistant aux injonctions de traçage sanitaire de ses bêtes au nom d'une agriculture humaine, est abattu par un gendarme au neuvième jour de sa cavale. En neuf mouvements comme neuf étapes d'un oratorio imprécatoire, sa soeur prend la parole et, dans un souffle, érige telle Antigone un monument à ce frère dont elle dénonce la mort. Les Deux sont des soeurs, la grande et la petite, coincées dans leur village désindustrialisé, vouées à un destin de victimes par un déterminisme social contre lequel seule la petite semble décidée à se battre. Par de courtes scènes aux dialogues épurés et saillants comme des uppercuts, l'auteur plonge dans cette France périphérique oubliée. Avec ces deux textes très différents, Guillaume Cayet poursuit sa recherche d'un théâtre de résistance. Il offre une partition quasi musicale pour une actrice, mais aussi une large distribution pour des troupes. Un théâtre à lire et à jouer pour rester debout.