La croisade des camelots. Ou les aventures financières et bien peu recommandables de Georges Bush et
Grauwin Christophe
FAYARD
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EAN :9782213621142
Et si le meilleur argument de George Bush ou de Dick Cheney, de Donald Rumsfeld ou de Paul Wolfowitz, la somnolente immunité dont semblent bénéficier leurs actes les plus grossiers, tenait à ce fait, justement ; qu'ils sont " trop gros pour être vrais " ? Attaquer l'Irak pour donner des contrats à une poignée de sociétés amies, c'est trop gros pour être vrai. Hystériser le danger terroriste afin de créer un marché sécuritaire au profit de compagnies qui vous rémunèrent en contrepartie, c'est trop gros pour être vrai. Faire une loi sur l'école au nom de l'écolier, qui fait tenir sur sa chère tête un empilement d'intérêts financiers, c'est trop gros pour être vrai. Faire briller ses yeux en évoquant le sort de personnes âgées obligées de travailler pour payer leurs médicaments, et confier leur sécurité sociale à des intermédiaires où se régénèrent, en augmentant le prix des médicaments, certains de ses vieillissants associés, c'est trop gros pour être vrai. Donald Rumsfeld, George Bush, Dick Cheney, des hommes d'affaires ? Trop gros, simpliste, impensable, anti-américain. Pourtant, un séjour assez long dans leurs entreprises et leurs conseils d'administration, une analyse de leur rhétorique, un suivi de leurs participations ne peuvent empêcher d'arriver à cette conclusion : c'est bien l'homme d'affaires, la routine et l'esprit propres à l'homme d'affaires qui semblent se mouvoir à l'intérieur de ces gouvernementaux, et gouverner leur position. Et nous serions nous-mêmes hommes d'affaires, adeptes de la simplification, pour les laisser étendre leur empire avec autant de facilité.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).
Martin Luther King a dédié sa vie à la lutte contre le racisme et la ségrégation aux Etats-Unis. Le 28 août 1963, au terme d'une marche qui rassemble 250000 personnes, il prononce son fameux discours "I have a dream", véritable hymne à la liberté. La loi sur les droits civils, votée en 1964, établit l'égalité des hommes, quelle que soit leur race, au sein de la nation américaine. En 1882, Ernest Renan, lors d'une conférence restée célèbre, affirme que ni la race, ni la langue, ni la religion ne peuvent définir une communauté nationale.
Guerre en Irak, effondrement du système financier, faillite de grandes entreprises, forte poussée du chômage: les États-Unis traversent une crise majeure. Face à ce désastre, et dans sa course finale vers l'élection présidentielle de 2008, Barack Obama propose un programme de réunification nationale qui met un frein aux dérives de la finance et combat les inégalités sociales et raciales. Un discours qui n'est pas sans rappeler celui de Franklin D. Roosevelt, après la crise de 1929 dont l'Amérique sort ruinée. Il propose à l'époque un "New Deal", vaste projet social, économique et politique qui dessine les contours d'un "État-providence" à l'américaine.
Vingt-et-un des actuels Etats des Etats-Unis d'Amérique composaient en totalité ou en partie la Louisiane française laquelle occupait les immensités comprises entre le Canada au nord et le golfe du Mexique au sud. Ce fut à partir de la Louisiane que s'opéra la première conquête de l'Ouest. Elle fut française et précéda de presque deux siècles la ruée américaine vers les Montagnes Rocheuses. Coureurs des bois, missionnaires et militaires offrirent ces espaces infinis au roi de France qui leur donna son nom. Parmi ces intrépides pionniers, officiers et soldats oubliés durant des années, parfois des décennies, dans de petits postes perdus, inventèrent cette méthode coloniale française si originale, faite de la "parcelle d'amour" chère à Lyautey, alliée à l'adaptabilité imposée par un environnement hostile. Ayant réussi à constituer des alliances avec les tribus indiennes, ils résistèrent durant plus d'un siècle au rouleau compresseur anglais. Quasiment sans moyens, ces quelques dizaines d'hommes auraient en effet été balayés comme des fétus de paille s'ils n'avaient réussi à engager autour d'eux Chactas, Cherokees, Alibamons, Ouatouais et bien d'autres encore. Ils sont en quelque sorte les devanciers des "missionnaires au burnous bleu", ces officiers des Affaires indigènes, qui oeuvrèrent au Maroc. Ils sont les précurseurs de ces officiers et sous-officiers qui, en Indochine, servirent chez les Hmong ou parmi les Thaï. Comme eux, au bout de leur sacrifice et de leur aventure, se trouva l'abandon de ceux avec lesquels ils avaient combattu... C'est leur épopée qui est racontée dans ce livre.
Si le parcours personnel de Malcolm X rencontre un écho profond parmi ceux qui, en France comme aux Etats-Unis, se vivent comme des "colonisés de l'intérieur", c'est qu'ils y trouvent, en même temps qu'un modèle pour leurs luttes, l'expression d'une oppression raciale partagée et d'une même exigence de dignité. Au-delà de l'aspect biographique, on oublie trop souvent l'effort permanent de Malcolm X pour développer une stratégie politique qui puisse encadrer les résistances, dans une perspective de libération. C'est à ce travail d'élaboration stratégique, ancré dans une longue pratique de résistance et dans sa propre condition de Noir dans une Amérique ségrégationniste, que cet essai se veut une introduction. Convaincu que le cheminement politique de Malcolm X est riche d'enseignements pour les populations qui subissent le racisme, Sadri Khiari, à partir des enjeux spécifiques au champ politique hexagonal, ouvre à une réappropriation critique de la pensée de Malcolm X.