Grau Donatien ; Amandry Michel ; Grandazzi Alexand
BELLES LETTRES
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EAN :9782251452395
Nous écrivons l'histoire politique de l'Empire romain avec des lambeaux de texte. Nous nous fondons sur une bibliothèque lacunaire pour tisser les récits de notre civilisation. Et pourtant, nous avons à notre disposition un texte quasi intégral et qui émane directement de l'autorité impériale : la monnaie. Aucune autre entité de l'histoire humaine n'a produit un corpus aussi cohérent, aussi structuré, que l'Empire romain. Cet ouvrage entreprend, pour la première fois, de le considérer comme un texte autonome, c'est-à-dire relié aux autres formes de discours publics, notamment l'épigraphie, la glyptique et la statuaire, mais aussi appartenant à son propre espace, et surtout, presque complet. Mobilisant les derniers apports de l'histoire économique et financière des mondes anciens et de l'histoire des images, cette recherche en radicalise les leçons pour ouvrir un nouveau champ : celui de l'étude du monnayage impérial comme texte. Ce texte, par son unité conservée, permet de penser la structure même du régime impérial, et d'accéder au discours de l'Empire, à son autobiographie, au travers et au-delà de chaque règne. On découvrira dans ce livre de nouvelles approches du monnayage, sous la forme d'études de cas ; on se rendra compte de la présence, dans le monnayage même, d'une méthodologie textuelle ; on pourra lire, pour la première fois, un rassemblement de sources impériales et ainsi contredire un lieu commun trop fréquent, selon lequel le monnayage romain n'apparaissait pas dans les sources épigraphiques et littéraires. La contribution la plus importante de La mémoire numismatique de l'Empire romain, cependant, est méthodologique : en associant méthodes philologique, iconographique et analyse littéraire, c'est l'étude du discours impérial lui-même qui est ici proposée.
Nombre de pages
620
Date de parution
04/02/2022
Poids
900g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782251452395
Titre
La Mémoire numismatique de l’Empire romain
Auteur
Grau Donatien ; Amandry Michel ; Grandazzi Alexand
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
161
Poids
900
Date de parution
20220204
Nombre de pages
620,00 €
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Résumé : Tiberius Claudius Nero naît en 37 de notre ère, arrive au pouvoir en 54 et meurt en 68, à trente et un ans. Dernier descendant d'Auguste, fils d'Agrippine, il est adopté par Claude, a Sénèque et Burrus pour conseillers, instaure un pacte social et politique ; sous son règne brûle Rome, sont persécutés pour la première fois les chrétiens, se trouve sans cesse révélée l'instabilité de l'Empire. Renversé par les militaires, il est contraint de se suicider. Ce ne sont pas ces seuls traits qui provoquent la passion. C'est la débauche, l'inceste avec la mère, le meurtre des deux épouses, les suicides imposés en série, la mise en scène d'un empereur en chanteur d'opéra, l'union avec les hommes. La figure de Néron a traversé l'histoire entière de l'Occident et inspiré au travers des siècles l?épigraphie, la numismatique, la littérature, l'art, et jusqu'au cinéma. , Ce sont les péripéties de cette figure que retrace ici Donatien Grau. A l'interrogation " Qui est Néron ? ", trop ambitieuse et finalement stérile du fait de l'absence de sources intimes, l'auteur préfère " Qu'est-ce que Néron ? ", cherchant à démêler, plutôt que les bribes d'un savoir impossible, les fils d'une construction foisonnante et unique dans la tradition occidentale. Ce faisant, il ouvre un accès paradoxal aux arcanes de l'Occident, ses songeries les plus noires, comme ses rêves de lumière.
On l'a crue morte. Et pourtant... la tragédie ne cesse d'occuper les esprits. Le mot lui-même, et l'adjectif dérivé, tragique, n'ont jamais été aussi présents dans le langage qu'aujourd'hui. Pour en évoquer les multiples aspects, quel meilleur rapprochement que celui de l'Ecole normale supérieure et de l'Odéon-Théâtre de l'Europe? L'une étudie la tragédie, dans son histoire et sa théorie, tandis que l'autre la montre, soir après soir, sur scène. Avec un souci commun: mettre en évidence les liens indissociables qui unissent la littérature et la vie. Le livre rassemble à la fois des universitaires et des praticiens. En contrepoint, des esprits issus d'autres domaines, pour lesquels la tragédie demeure une notion primordiale. Avant de conclure avec la danse, thème éternel de la tragédie. On peut ainsi rendre compte, en examinant ses différentes formes, de la vitalité d'un concept qui n'est pas seulement littéraire. Car la tragédie, au plus près, touche au rapport que l'homme entretient à son monde.
Résumé : Il est d'usage de se plaindre de l'égocentrisme des écrivains. Et, souvent, on assigne à ce narcissisme littéraire, inavoué ou revendiqué, un modèle : Marcel Proust. En cette année 2013, centenaire de la parution de Du côté de chez Swann, il est devenu nécessaire de dresser le bilan de l'influence exercée sur la littérature par l'auteur d'A la recherche du temps perdu. Or le grand lieu commun, sur le sujet, tient à la question de la dualité inhérente à l'identité de l'écrivain : le "Moi social", d'un côté superficiel ; le "Moi profond ", de l'autre, créateur. Cette opposition a structuré cinquante années de réflexion critique, et d'écriture. Avec son corrélat : l'opposition de Proust à Sainte-Beuve, supposé se contenter de critiques "biographiques" des écrivains dont il rend compte.Cent ans après la parution de Du côté de chez Swann, mais aussi près de soixante ans après celle de Contre Sainte-Beuve, Donatien Grau revient sur ce dialogue finalement méconnu, entre deux esprits qui ne sont jamais rencontrés que dans les livres. Et il démontre que s'est joué là un grand moment, non de refus, mais de conversation.Au passage, il expose une des erreurs qui lui semblent affaiblir la littérature contemporaine, et les chemins que les auteurs futurs pourraient peut-être emprunter.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).