Le passé de la Russie est imprévisible. Journal de bord d'un enfant du dégel
Gratchev Andreï Serafimovic ; Ackerman Galia ; Lor
NUVIS
24,00 €
Epuisé
EAN :9782363671646
Andreï Gratchev est un « enfant du dégel », l'un de ces Russes nés sous Staline mais dont la jeunesse se déroule alors que Khrouchtchev relâche la pression. Il évoque avec finesse ces années 1960, quand le rêve de modernisation bouillonnait sous la chape de la Guerre froide. Mais l'espoir d'offrir un contrepoids socialiste à la toute-puissance du capitalisme s'envole bientôt. Voici le temps de Brejnev, l'immobilisme des vieillards, la sclérose totale du Parti... Tout ce à quoi Mikhaïl Gorbatchev et ses proches opposeront leurs grandes espérances. Ce sera la Perestroïka. Avec des scènes dignes d'un roman, Andreï Gratchev s'impose à la fois comme témoin et lucide analyste de ce deuxième dégel. Son enquête se poursuit jusqu'aux crises d'aujourd'hui : comment penser le monde après la disparition des deux blocs ? Quelle alternative ? respectueuse de l'homme et de la planète ? offrir au capitalisme sauvage dont s'accommodent si parfaitement les régimes autoritaires postcommunistes et/ou nationalistes ? Sous ce récit vif, d'un humour subtil, couve la flamme jamais éteinte d'un grand idéal et d'un enthousiasme qu'aucun revers et aucune déception ne peuvent éteindre. Face à un monde qui se glace à nouveau, Andreï Gratchev appelle de ses voeux un troisième dégel.
Nombre de pages
446
Date de parution
19/01/2022
Poids
650g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782363671646
Titre
Le passé de la Russie est imprévisible. Journal de bord d'un enfant du dégel
Auteur
Gratchev Andreï Serafimovic ; Ackerman Galia ; Lor
Editeur
NUVIS
Largeur
155
Poids
650
Date de parution
20220119
Nombre de pages
446,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qui est Mikhaïl Gorbatchev ? La réponse semble évidente : l'homme qui, en changeant son pays, a transformé le monde. Pour les uns, il est le " fossoyeur " d'un grand empire et du rêve communiste. Pour les autres, il est le prophète du socialisme à visage humain. Adulé par les uns, conspué par d'autres, il a marqué d'une empreinte indélébile la fin du XXe siècle. Mais il s'agit avant tout de percer le mystère, celui qui a fait de ce petit campagnard né dans une province arriérée, un grand homme d'Etat, comparé de son vivant à Kennedy, Churchill ou de Gaulle ; qui a permis à cet apparatchik modèle, élevé au sein d'un régime totalitaire déshumanisant, de devenir un authentique démocrate, un dissident de l'intérieur. En suivant pas à pas l'itinéraire de cet homme hors du commun, des plaines de la Russie du sud aux palais du Kremlin, de l'université de Moscou et de son mariage avec Raïssa, qui changea son existence, au putsch d'août 1991 et à l'effondrement de l'Union soviétique qu'il voulut jusqu'au bout préserver, Andreï Gratchev nous fait découvrir les différentes " vies " d'un Gorbatchev insoupçonné, avec ses peurs et ses faiblesses, ses erreurs et ses incertitudes mais aussi sa détermination à changer son pays pour lui permettre de réintégrer le " fleuve de l'histoire mondiale ".
Il y a trente ans, l'Union soviétique s'écroulait. A présent, que faire de tant de ruines ? Andreï Gratchev a été le dernier porte-parole de Mikhaïl Gorbatchev. C'est lui qui a annoncé le 25 décembre 1991 à la presse internationale et au monde incrédule la fin de l'Union soviétique. Dans ce livre de souvenirs et d'analyse, il revient sur ce moment unique dans l'Histoire, qui fut à la fois une débâcle et un renouveau. Pourquoi la perestroïka de Gorbatchev - la tentative de sauver cet Etat historique en le modernisant - s'est-elle soldée par un échec cuisant et l'éclatement spectaculaire de l'Empire rouge ? Et Gorbatchev lui-même ne serait-il pas le grand responsable de cette "catastrophe géopolitique" , comme l'a qualifié un jour Vladimir Poutine ? Trente ans ont passé : le moment est venu d'enterrer définitivement l'Union soviétique, et de regarder les nouvelles configurations géopolitiques qui s'annoncent. Sans peur, mais sans naïveté non plus.
Certains êtres ont une destinée extraordinaire ; on s'aperçoit après leur mort que cette destinée aura été totalement improbable, que leur vie n'aurait jamais dû être ce qu'elle a été. Mozart est de ceux-là : de tous les grands compositeurs, il est sans doute celui qui aura eu la destinée la plus invraisemblable, et sa vie a fait de lui ce qu'il est devenu : un génie unique en son genre. D'autres êtres ont une vie tragique. Ils ont accumulé incompréhensions et désillusions ; ils ont traversé crise sur crise et cela les a marqués de plus en plus profondément. Mozart est aussi de ceux-là : il est mort ruiné, discrédité et vilipendé par la haute société viennoise. Pourtant, il a écrit pendant ses deux dernières années, pathétiques à plus d'un titre, quelques uns de ses plus beaux chefs d'oeuvre. Certains êtres enfin ont une mort rédemptrice. Ils ont quitté le monde pauvres, déchus, calomniés. Mais ils sont devenus immenses après leur mort. Mozart est encore de ceux-là : il est assurément l'un des compositeurs les plus universellement célébrés. Ce livre relate la vie de Mozart telle qu'elle fut, débarrassée des légendes, des parti-pris et des clichés qui encombrent souvent ses biographies. Il la resitue dans son contexte, ce non-dit du texte dans lequel se trouve, selon l'auteur, la clé de ce que certains commentateurs appellent encore "l'énigme" Mozart. Car sa destinée extraordinaire, sa vie dramatique, son apothéose ne peuvent être pleinement comprises et appréciées qu'en se situant historiquement au moment où il a vécu, et géographiquement là où il a vécu. On saisit alors pleinement combien sa musique, éminemment humaine, est tragi-comique comme il en a été de son existence. Mozart pleure et rit tout à la fois ; il se désespère et garde espoir en même temps. Cette humanité-là est omni-présente dans les oeuvres considérables qu'il nous a laissées et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas ne pas les aimer : comme l'a écrit Stendhal, le nom de Mozart ne périra pas tant qu'il se trouvera des âmes sensibles. La recherche concernant Mozart et ses oeuvres continue d'être très active. Des documents de première importance ont été découverts au cours de ces dernières années, dont l'auteur a tenu le plus grand compte dans son travail. Ils rendent plus actuelle et plus nécessaire que jamais cette biographie novatrice et remarquablement documentée, qui montre à quel point Mozart, en dépit de toutes ses vicissitudes, était en avance sur son temps. Ce livre devrait être lu et médité par celles et ceux qui ne peuvent se passer de sa musique, soit parce qu'ils l'écoutent, soit parce qu'ils la jouent. Et il devrait leur permettre de mieux l'écouter, de mieux l'apprécier - et, sans doute aussi, de mieux l'interpréter.
Un fil conducteur relie Mozart à Beethoven et Beethoven à Chopin. Il ouvre le passage de la perfection classique à l'introspection romantique. Mozart incarne l'équilibre : sa musique, limpide et fluide, cache une grande complexité sous une élégance souveraine - car elle suggère plutôt qu'elle affirme. Chez lui, l'émotion reste toujours contenue par la raison, la clarté, la mesure, même dans ses moments les plus dissipés. Comme une lumière sereine qui voudrait structurer le monde à jamais, Mozart marque l'apogée du classicisme musical. Beethoven brise cet équilibre en reprenant l'héritage formel des musiciens classiques pour le reconstruire à sa guise, non sans violence ni coups d'éclat. Sa musique n'est plus un miroir de l'élégance mais le cri de l'homme face à son destin. Sa dialectique musicale répond aux bouleversements politiques traversés par l'Europe. Elle substitue à la grâce mozartienne une puissance rythmique et architecturale grandiose qui frise parfois la grandiloquence. Chopin, enfin, développe la pureté mélodique de Mozart en l'imprégnant de la subjectivité beethovénienne. Concentrant tout son génie sur le piano, il écrit une musique qui évoque davantage les confidences qu'on distille à ses intimes que l'héroïsme déployé sur les champs de bataille. Cette musique exprime ses passions et ses états d'âme, scandés par le rythme de ses sentiments. Elle n'est que poésie. En ce sens, après Chateaubriand, Byron et Lamartine, Chopin marque l'apogée du romantisme musical. En seulement quelques décennies, la scène musicale est ainsi métamorphosée, qui passe de la clarté universelle de Mozart à l'énergie monumentale de Beethoven puis à la poésie délicate et inspirante de Chopin.