Le langage est, pour l'homme, la fois outil et objet. Philosopher sur le langage, c'est donc s'interroger la fois sur les formes et les limites de son pouvoir, st sur l'trange nature de cette ralit extrieure nous et dont nous ne pouvons pourtant dissocier ce que nous appelons notre pense. L'auteur, par inclination personnelle et non point par principe, choisit d'orienter son enqute selon le point de vue de la connaissance scientifique. Ainsi se propose-t-il d'abord de dfinir le rle que joue le langage dans la constitution de la science. Il est alors conduit examiner les pseudo-langages que celle-ci se construit, et, en prcisant la fonction du symbolisme dans la connaissance objective, il met en lumire, dans ce domaine, le privilge et l'infirmit des langues naturelles. C'est alors cette notion de langue naturelle qui devient le thme de sa rflexion : le linguiste en veut faire l'objet d'une science. Comment dtermine-t-il cet objet, par quelles dmarches parvient-il sa connaissance, qu'est-ce enfin qu'une science du langage ? Sur cette science, encore aujourd'hui peut-tre l'tat naissant, le philosophe ne peut faire de pronostics. Du moins lui appartient-il, en dehors des querelles d'coles, de tenter de reconnatre jusqu'o l'on s'est avanc dans la voie du savoir.
Nombre de pages
226
Date de parution
03/05/2000
Poids
238g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782252020838
Titre
LANGAGE ET EPISTEMOLOGIE
Auteur
Granger Gilles-Gaston
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
140
Poids
238
Date de parution
20000503
Nombre de pages
226,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans cet ouvrage, paru pour la première fois en 1960, et qui est un classique de l'épistémologie, Gilles Gaston Granger met en lumière les deux périls qui menacent les sciences humaines : d'une part, le recours à des modèles explicatifs fermés, appliqués sans le détour de l'expérience, et qui peinent à rendre compte des phénomènes, d'autre part le recours exclusif à l'expérience vulgaire, au nom de la singularité des individus, qui empêche l'émergence d'une pensée. Gilles Gaston Granger nourrit l'espoir que, par le mariage difficile de la pensée combinatoire et de la pensée intuitive, naîtra une « poïematique », réunion de la science, de l'histoire et de la philosophie des ?uvres humaines.
Qu'est-ce que le style ? Toute oeuvre, au sens fondamental, acte de susciter ou de modifier l'opposition corrélative d'une forme et d'une matière, n'est-elle pas l'expression d'un style, déchiffrable selon quelque code plus ou moins explicitement convenu ? Cet ouvrage propose la définition d'un concept généralisé du style, considéré non plus seulement comme catégorie esthétique, mais comme applicable à tout travail humain. L'auteur applique ce concept de style à des exemples d'oeuvres mathématiques, puis au cas plus familier des oeuvres de langage, avant d'esquisser le projet d'une stylistique des sciences de l'homme, complémentaire d'une histoire des connaissances et d'une épistémologie des structures.
En cette année de deuxième centenaire de la grande Révolution, le personnage et le destin de Condorcet attirent l'attention et suscitent une admiration méritoire. Mais si le rôle de précurseur en politique qu'a joué cet homme, à la fois sage et passionné, est bien digne de l'intérêt des hommes du XXe siècle, il serait injuste d'oublier qu'il fut aussi l'auteur mal reconnu d'idées très nouvelles concernant une science possible de la société". Nouvelle édition, revue et corrigée, d'un essai désormais classique.
Cet agenda est une invitation à observer, apprendre, et contempler, qui vous accompagnera lors d'une promenade en forêt, d'une flânerie en ville, d'une halte au jardin ou d'une veillée sous les étoiles. Il se déploie comme un carnet de notes aussi précis que poétique, où détailler : ? Le fil des jours, les tâches et les instants à ne pas oublier. ? Les rythmes naturels, le passage des saisons, le chant des oiseaux au matin, l'éclosion d'une fleur, le retour des migrateurs. ? Les instants de contemplation, une lumière sur l'eau, le vol d'un insecte, le silence après la pluie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.