Le médecin devant le juge. Fait-il face à une "menace aggravée" du pénal ?
Grandordy Béatrice ; Desmure Patrick ; Haertig Ala
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782343073804
Les affaires judiciaires de responsabilité médicale sont traitées en France par une pléiade de tribunaux, civils, pénaux, ou administratifs. La mise en marche du système pénal, en particulier, soulève des interrogations chez les juristes, qui déplorent l'absence de textes pénaux propres au monde de la santé, et chez les médecins. Traités comme des délinquants, pendant les années plurielles de l'instruction pénale, les médecins sont "souvent" renvoyés au terme de l'instruction devant le tribunal correctionnel, comme si l'instruction confirmait la présomption de culpabilité. Pourtant, les décisions de ce tribunal correctionnel viennent finalement démentir cette instruction... dans environ 60 % des cas ! Les autres pays occidentaux traitent les affaires de responsabilité médicale au civil, réservant le pénal aux cas extrêmes. Il y est admis que la prise de risque, légitime et inhérente à toute décision médicale, s'accompagnera un jour ou l'autre de l'erreur (et pas nécessairement de la faute, qui seule justifie le pénal). En France, l'accès direct au pénal, si aisé pour le citoyen qui se croit victime, crée un déséquilibre du système judiciaire préjudiciable au médecin. Cet essai, destiné à toute personne concernée par la responsabilité médicale, traite de la double question de la justification du pénal en matière de responsabilité médicale, et de la rationalité et de la justesse de sa mise en oeuvre vis-à-vis des praticiens poursuivis.
Nombre de pages
182
Date de parution
17/12/2015
Poids
275g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343073804
Titre
Le médecin devant le juge. Fait-il face à une "menace aggravée" du pénal ?
Auteur
Grandordy Béatrice ; Desmure Patrick ; Haertig Ala
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
275
Date de parution
20151217
Nombre de pages
182,00 €
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La société pensante de la seconde moitié du 'axe siècle est un monde de cercles sécants. Les découvertes scientifiques sont dues au génie de quelques-uns (Darwin, Pasteur, Koch, Freud et d'autres), mais elles sont possibles parce que l'élite intellectuelle européenne, "réaliste", les appelle de ses voeux, croyant qu'elles permettront d'expliquer le monde et d'orienter la société à venir. Cette élite (les historiens, les critiques, les architectes, les anthropologues, les linguistes, les philosophes) joue à son tour le rôle de creuset et de relais, puisqu'à son contact, les artistes et les gens de lettres font de la nouveauté scientifique un sujet en soi, l'occasion de moderniser le questionnement existentiel, et l'outil qui permet de faire de la création artistique, un monde plus vrai que le quotidien.
L'Origine des espèces à partir d'un ascendant commun par sélection naturelle (1859) de Charles Darwin (1809-1882) fut un coup de tonnerre planétaire. L'évolution, en introduisant le temps infini et l'histoire dans le destin de l'homme, inspira romanciers et plasticiens. Le "chaînon manquant" lui doit beaucoup. Elle autorise pour Degas et Cormon la fluidité des corps et pour Redon et Carriès les bestiaires imaginaires. Pour Böcklin, Moreau, Klinger, la Sécession viennoise, elle signe la parenté des êtres vivants ; pour les architectes, elle justifie le fonctionnalisme. Bon goût, bel idéal et sens moral de John Ruskin, volent en éclat devant "l'esthétique physiologique". L'évolution comme "élément culturel nouveau" bouleversa la fin du XIXe, comme elle avait changé la donne en science, mais avec une chronologie qui lui fut propre.
Les pensées de Darwin et de Freud sont étroitement liées aux modifications du concept de féminité à la fin du XIXe et à l'efflorescence de la Femme Fatale de 1880 à 1920. C'est l'histoire de la représentation d'un fantasme, presque un mythe, avec sa déclinaison jusqu'à ses modifications actuelles, qui est proposée ici au lecteur. La Femme Fatale a-t-elle disparu, ou a-t-elle seulement changé de forme dans la modernité ? Est-elle la cousine du Dandy ?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.