Une tempête s'est levée alors que nous étions en mer... Alors le navire sombra, et de ceux qui s'y trouvaient, pas un ne survécut. Je fus déposé dans une île par une vague de la mer et passai trois jours absolument seul, avec mes pensées pour toute compagnie, allongé sous l'abri d'un arbre, car j'avais cherché avidement de l'ombre. Enfin, j'allongeai les jambes afin de rechercher de quoi me remplir la bouche et je découvris qu'il y avait là des figues, du raisin et toutes sortes de légumes magnifiques ; qu'il y avait aussi des figues de sycomore - des vertes et des mûres - et des concombres, comme s'ils étaient cultivés ; qu'il y avait enfin des poissons et des oiseaux : bref, qu'il n'était rien que l'île ne contînt. Je m'en rassasiai mais dus en laisser à terre tant il y en avait sur mes bras : puis, ayant saisi un bâton à feu, je fis jaillir une flamme et fis un holocauste aux dieux. Mais soudain j'entendis comme un coup de tonnerre et pensai qu'il s'agissait d'une vague de la mer. Les arbres se brisaient, la terre tremblait. J e me découvris la face et constatai que c'était un serpent qui venait. Il mesurait trente coudées de long, sa barbe dépassait les deux coudées, son corps était recouvert d'or, ses sourcils étaient en lapis-lazuli véritable et il était dressé à l'avant. Il ouvrit la bouche vers moi qui me tenais prosterné devant lui et me dit : " Qui t'a amené, qui t'a amené, bonhomme ? Qui t'a amené ? Si tu tardes à me dire qui t'a amené à cette île, je ferai que tu te retrouves en cendres... "
Date de parution
13/05/1998
Poids
318g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782012352971
Titre
CONTES DE L'EGYPTE ANCIENNE
Auteur
GRANDET PIERRE
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
140
Poids
318
Date de parution
19980513
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.