Toute réforme pour réduire l'ingérence de l'Etat aura pour effet ultime d'accroître le nombre de réglementations et le volume total de paperasse". Après le succès de Dette : 5000 ans d'histoire, David Graeber revient avec un texte passionnant et à rebours des idées reçues sur l'emprise de la bureaucratie dans nos sociétés contemporaines. Comment en sommes-nous arrivés, dans une société dite libérale, à passer une grande partie de notre temps à remplir de plus en plus de formulaires ? Et à quel point nos vies sont-elles gâchées par toute cette paperasserie sans fin ? Pour répondre à ces questions, l'auteur s'intéresse à l'histoire de notre rapport singulier à la bureaucratie et révèle comment elle façonne nos vies à tel point que nous n'en avons même plus conscience. L'inanité de cette paperasse est-elle symptomatique de la violence étatique ? Ou ne serait-elle pas plutôt un instrument du capitalisme, financier notamment, qui exercerait son contrôle à travers elle pour asseoir son pouvoir. Sur la technologie, Graeber développe également l'idée que le capitalisme néolibéral a freiné délibérément la technologie, et l'a détournée de ce qu'il appelle les "technologies poétiques" (créatrices) au profit des "technologies bureaucratiques" (de surveillance, de discipline, du travail et de tâches administratives) : les impératifs administratifs sont donc devenus non les moyens, mais la fin du développement technologique. Un livre essentiel pour comprendre notre temps. Bureaucratie sera à n'en pas douter au coeur du débat sur les institutions qui régissent nos vies et du monde meilleur et plus libre que nous devrions peut-être commencer à imaginer.
Nombre de pages
300
Date de parution
07/10/2015
Poids
382g
Largeur
147mm
Plus d'informations
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EAN
9791020902917
Titre
Bureaucratie
Auteur
Graeber David ; Chemla Françoise
Editeur
LIENS LIBERENT
Largeur
147
Poids
382
Date de parution
20151007
Nombre de pages
300,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'anarchisme, en tant que philosophie politique, est en plein essor. De fondement de l'organisation dans le mouvement altermondialiste qu'ils étaient, les principes anarchistes traditionnels autonomie, association volontaire, autogestion, entraide, démocratie directe en sont venus à jouer ce rôle dans des mouvements radicaux de toutes sortes dans le monde entier. Et pourtant, cela n'a eu presque aucun écho dans le milieu universitaire. Les anarchistes interrogent souvent les anthropologues sur leurs idées quant aux diverses façons d'organiser la société sur des bases plus égalitaires, moins aliénantes. Les anthropologues, terrifiés à l'idée de se voir accusés de romantisme, n'ont pour seule réponse que leur silence. Et s'il en était autrement?
'Spectacular and terrifyingly true' Owen Jones'Explosive' John McDonnell, New Statesman, Books of the Year'Thought-provoking and funny' The TimesFT BUSINESS BOOK OF THE YEAR 2018, THE TIMES BOOK OF THE YEAR 2018, NEW STATESMAN BOOK OF THE YEAR 2018 and CITY AM BOOK OF THE YEAR 2018Be honest: if your job didn't exist, would anybody miss it? Have you ever wondered why not? Up to 40% of us secretly believe our jobs probably aren't necessary. In other words: they are bullshit jobs. This book shows why, and what we can do about it.In the early twentieth century, people prophesied that technology would see us all working fifteen-hour weeks and driving flying cars. Instead, something curious happened. Not only have the flying cars not materialised, but average working hours have increased rather than decreased. And now, across the developed world, three-quarters of all jobs are in services, finance or admin: jobs that don't seem to contribute anything to society. In Bullshit Jobs, David Graeber explores how this phenomenon - one more associated with the Soviet Union, but which capitalism was supposed to eliminate - has happened. In doing so, he looks at how, rather than producing anything, work has become an end in itself; the way such work maintains the current broken system of finance capital; and, finally, how we can get out of it. This book is for anyone whose heart has sunk at the sight of a whiteboard, who believes 'workshops' should only be for making things, or who just suspects that there might be a better way to run our world.
Résumons en quelques mots la vulgate, hyperdominante, à laquelle David Graeber s'en prend dans ce livre avec allégresse : la démocratie est une invention occidentale, due aux Grecs de l'Antiquité, puis ravivée aux XVIIE et XVIIIe siècles en Europe et aux Etats-Unis, qui en sont à la fois le berceau et la terre d'accueil par excellence. Non, ce n'est pas la "culture occidentale" qui a fait apparaître et prospérer la démocratie. Bien plus : si l'on entend le mot "culture" au sens anthropologique, il apparaît que la culture occidentale est introuvable. Et si l'on entend par ce mot la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de vérifier que ces derniers, en Occident comme en Orient, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, défend Graeber, ne naît et ne vit en réalité que dans les marges des systèmes de pouvoir : elle est indissociable de l'anarchie. Une réflexion puissante, qui invite à mettre en question de façon radicale nos systèmes politiques contemporains et leur histoire.
L'« animisme » de certaines sociétés non-modernes est considéré par les anthropologues Eduardo Viveiros de Castro et Philippe Descola comme un antidote à la modernité technoscientifique et à son impact écologique. C'est la thèse du « tournant ontologique ». Mais de quoi s'agit-il exactement et sur quoi se fonde-t-il ? Dans ce texte paru dans une revue de théorie ethnologique, David Graeber répond à une interpellation de Viveiros de Castro sur des questions fondamentales de connaissance de l'altérité radicale. Doit-on respecter le point de vue indigène, quoiqu'il arrive ? Est-ce « colonial » de le discuter ? Quelle est l'attitude des indigènes, d'ailleurs, notamment en ce qui concerne les esprits et pouvoirs supposés magiques ? Avec le style qu'on lui connaît, Graeber montre que la position de Viveiros de Castro correspond en réalité à un refus de connaître et, par là, une incapacité à identifier les effets de pouvoir. Il en conclut que le « tournant ontologique » est plus conservateur que révolutionnaire. Le texte est précédé d'une introduction détaillée de Fabrice Flipo et Guillaume Plin, qui le remettent dans son contexte et en situent les enjeux. Graeber ne discute pas directement des « philosophies du vivant » mais les implications de son analyse sont nombreuses. En particulier, il n'est pas besoin d'être « animiste », il suffit de reconnaître le vivant quand tel est le cas. L'altérité radicale, suivant Graeber, c'est la réalité telle qu'elle se donne, dénuée des effets de pouvoir. Et les indigènes en sont parfaitement conscients.
Naitre biologiquement ne suffit pas. Encore faut-il être adopté. A cet égard, tout nourrisson est un enfant adopté. Voir les choses ainsi change (presque) tout. La filiation biologique, et donc l'arrivée d'un nouveau-né dans une famille, n'est pas le modèle de l'accueil, mais, de façon contre-intuitive, l'un de ses cas particuliers.
Ce livre déconstruit entièrement ce que vous croyez savoir sur le comportement humain ! En effet, notre société nous inculque dès le plus jeune âge que l’égoïsme et l’agressivité sont les lois de la survie. Or, cette synthèse transdisciplinaire nous prouve le contraire : la vie a été possible et se maintient grâce à l’entraide. Une lecture réjouissante et pleine d’espoir !
Transition énergétique, révolution numérique... Politiques, médias ou industriels nous promettent un monde enfin affranchi du pétrole, des pollutions, des pénuries et des tensions militaires. Cet ouvrage, fruit de six années d'enquête, nous montre qu'il n'en est rien ! En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Dès lors, c'est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte ? le récit clandestin d'une odyssée technologique qui a tant promis, et qui a charrié des périls aussi colossaux que ceux qu'elle s'était donnée pour mission de résoudre.