L’impasse épistémique et politique du tournant ontologique. Réponse à Eduardo Viveiros de Castro
Graeber David
BORD DE L EAU
Nouveauté
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EAN :9782385192532
L?« animisme » de certaines sociétés non-modernes est considéré par les anthropologues Eduardo Viveiros de Castro et Philippe Descola comme un antidote à la modernité technoscientifique et à son impact écologique. C'est la thèse du « tournant ontologique ». Mais de quoi s'agit-il exactement et sur quoi se fonde-t-il ? Dans ce texte paru dans une revue de théorie ethnologique, David Graeber répond à une interpellation de Viveiros de Castro sur des questions fondamentales de connaissance de l'altérité radicale. Doit-on respecter le point de vue indigène, quoiqu?il arrive ? Est-ce « colonial » de le discuter ? Quelle est l'attitude des indigènes, d'ailleurs, notamment en ce qui concerne les esprits et pouvoirs supposés magiques ? Avec le style qu'on lui connaît, Graeber montre que la position de Viveiros de Castro correspond en réalité à un refus de connaître et, par là, une incapacité à identifier les effets de pouvoir. Il en conclut que le « tournant ontologique » est plus conservateur que révolutionnaire. Le texte est précédé d'une introduction détaillée de Fabrice Flipo et Guillaume Plin, qui le remettent dans son contexte et en situent les enjeux. Graeber ne discute pas directement des « philosophies du vivant » mais les implications de son analyse sont nombreuses. En particulier, il n'est pas besoin d'être « animiste », il suffit de reconnaître le vivant quand tel est le cas. L'altérité radicale, suivant Graeber, c'est la réalité telle qu'elle se donne, dénuée des effets de pouvoir. Et les indigènes en sont parfaitement conscients.
Nombre de pages
192
Date de parution
05/06/2026
Poids
120g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782385192532
Auteur
Graeber David
Editeur
BORD DE L EAU
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130
Date de parution
20260605
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192,00 €
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L'anarchisme, en tant que philosophie politique, est en plein essor. De fondement de l'organisation dans le mouvement altermondialiste qu'ils étaient, les principes anarchistes traditionnels autonomie, association volontaire, autogestion, entraide, démocratie directe en sont venus à jouer ce rôle dans des mouvements radicaux de toutes sortes dans le monde entier. Et pourtant, cela n'a eu presque aucun écho dans le milieu universitaire. Les anarchistes interrogent souvent les anthropologues sur leurs idées quant aux diverses façons d'organiser la société sur des bases plus égalitaires, moins aliénantes. Les anthropologues, terrifiés à l'idée de se voir accusés de romantisme, n'ont pour seule réponse que leur silence. Et s'il en était autrement?
Résumons en quelques mots la vulgate, hyperdominante, à laquelle David Graeber s'en prend dans ce livre avec allégresse : la démocratie est une invention occidentale, due aux Grecs de l'Antiquité, puis ravivée aux XVIIE et XVIIIe siècles en Europe et aux Etats-Unis, qui en sont à la fois le berceau et la terre d'accueil par excellence. Non, ce n'est pas la "culture occidentale" qui a fait apparaître et prospérer la démocratie. Bien plus : si l'on entend le mot "culture" au sens anthropologique, il apparaît que la culture occidentale est introuvable. Et si l'on entend par ce mot la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de vérifier que ces derniers, en Occident comme en Orient, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, défend Graeber, ne naît et ne vit en réalité que dans les marges des systèmes de pouvoir : elle est indissociable de l'anarchie. Une réflexion puissante, qui invite à mettre en question de façon radicale nos systèmes politiques contemporains et leur histoire.
Alors que le progrès technologique a toujours été vu comme l’horizon d’une libération du travail, notre société moderne repose en grande partie sur l’aliénation de la majorité des employés de bureau. Beaucoup sont amenés à dédier leur vie à des tâches inutiles, sans réel intérêt et vides de sens, tout en ayant pleinement conscience de la superficialité de leur contribution à la société. C’est de ce paradoxe qu’est né et s’est répandu, sous la plume de David Graeber, le concept de « bullshit jobs » – ou « jobs à la con », comme on les appelle en français.Dans son style unique, virulent et limpide, l’auteur procède ici, après cinq ans d’enquête, à un examen poussé de ce phénomène. Graeber s’appuie sur les réflexions de grands penseurs, philosophes et scientifiques pour déterminer l’origine de cette anomalie, tant économique que sociale, et en détailler les conséquences individuelles et politiques : la dépression, l’anxiété, les relations de travail sadomasochistes, l’effondrement de l’estime de soi… Graeber en appelle finalement à une révolte du salarié moderne ainsi qu’à une vaste réorganisation des valeurs, qui placerait le travail créatif et aidant au coeur de notre culture et ferait de la technologie un outil de libération plutôt que d’asservissement, assouvissant enfin notre soif de sens et d’épanouissement.
David Graeber séjourna à Madagascar de 1989 à 1991 et y découvrit l'existence d'un groupe ethnique formé des descendants des pirates qui s'y étaient installées au début du XVIIIe siècle. Il a rédigé sur le sujet un essai, où il entreprend, entre autres, de faire la lumière sur l'utopie pirate connue sous le nom de "Libertalia". Décryptant les légendes pirates et analysant la documentation disponible, l'auteur explore l'impact qu'eurent les flibustiers et leurs descendants sur l'histoire malgache au siècle des Lumières ? mais aussi l'influence qu'eurent les récits de pirates et leurs pratiques proto-démocratiques sur les penseurs de l'époque. Il en résulte un récit passionnant, doublé d'une réflexion lumineuse sur la nature et les origines de l'idéologie marchande.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
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