Gradhiva N° 40 : Les Nations du Grand Fleuve au temps de la Louisiane française (1673-1763)
Musco Jonas ; Núñez-regueiro Paz
QUAI BRANLY
24,99 €
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EAN :9782357441712
En 1682, le royaume de France proclame la prise de possession de la vallée du Mississippi, amorçant la fondation de la colonie de la « Louisiane ». Durant près de quatre-vingts ans, y prime une dynamique de cohabitation et d'alliances avec les nations autochtones qui demeurent majoritaires et souveraines. Ce numéro de Gradhiva invite à reconsidérer le récit historique conventionnel centré sur l'expansion impériale européenne, pour lui redonner toute sa profondeur et sa complexité en relatant la vivacité et l'autonomie des sociétés amérindiennes. Les contributions réunies ici s'appuient sur des sources rares et encore peu exploitées, des cartes historiques et des objets produits au 18e siècle par des artistes autochtones, dont les exemples conservés, souvent uniques, se trouvent pour la plupart en France. Dans une démarche collaborative, ce numéro est le fruit d'une réflexion conjointe entre chercheurs français et amérindiens, issus de quatre nations anciennement alliées de la France : la Choctaw Nation of Oklahoma, la Quapaw Nation, la Miami Tribe of Oklahoma et la Peoria Tribe of Indians of Oklahoma. Ce dialogue entre disciplines, langues et mémoires donne lieu à une lecture plurielle et renouvelée des sources écrites et matérielles, devenues par ailleurs aujourd'hui les piliers d'un vaste mouvement de revitalisation culturelle. Qu'il s'agisse de la réactivation des langues, des savoir-faire artistiques ou des relations à l'environnement, plusieurs chercheurs et porteurs culturels autochtones livrent ici leur point de vue sur l'articulation entre passé colonial, matérialité des objets et dynamiques de renouveau culturel. En faisant résonner les voix d'hier et d'aujourd'hui, ce numéro montre combien l'histoire, loin d'être figée, continue d'être activement façonnée par celles et ceux qui en héritent.
Nombre de pages
240
Date de parution
19/11/2025
Poids
880g
Largeur
242mm
Plus d'informations
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EAN
9782357441712
Auteur
Musco Jonas ; Núñez-regueiro Paz
Editeur
QUAI BRANLY
Largeur
242
Date de parution
20251119
Nombre de pages
240,00 €
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Les dernières études scientifiques démontrent que le cerveau ne vieillit pas et qu'il est capable de fabriquer de nouvelles connexions à n'importe quel âge de la vie, même à sa période la plus mature, à condition de l'entraîner constamment et qu'il reste en liaison permanente avec le milieu ambiant, comme un muscle qui se renforce en travaillant. Les auteurs de ce volume proposent une vraie stratégie pour apprendre à bien vivre les années de maturité à travers dix principes, dix conseils avisés, servant de guide d'inspiration et d'appui à un parcours personnel de connaissances et de prise de conscience : se sentir en forme jusqu'à preuve du contraire, croire en ses rêves, faire de l'exercice physique, ne pas perdre la curiosité, gérer avec sérénité la solitude... Un livre essentiel qui va au-delà des stéréotypes sur la perception courante du troisième âge, et nous enseigne les stratégies les plus efficaces pour rester actifs et vivre le mieux possible cette période de la vie.
Changeant périodiquement de lieu d'habitation : le nomade devrait avoir une autre vue de l'espace que le sédentaire. Et pourtant, la relation du nomade avec " son " espace n'est pas moins profonde que celle du sédentaire. Comment le nomade conçoit-il son environnement ? - Retracer une esquisse des espaces nomades en suivant le regard du nomade, tel est l'objectif du présent ouvrage qui aborde notamment la construction d'une " topographie nomade ". le nomadisme des Bouriates servira de base principale aux réflexions fondées sur des témoignages oraux bouriates dont la plupart ont été collectées par l'auteur auprès des Bouriates d'Aga, de la Mongolie, de la Sèlèngè, des Bouriates de l'Ouest et des immigrés rentrés de Chine. Ces témoignages oraux constituent une sorte de " mémoire collective " plus fiable, dans ce cas précis, qu'un quelconque témoignage historique, car elle permet d'adopter la perspective de ceux qui ont vécu et pratiqué le nomadisme.
Les Runes sont les éléments d'une ancienne écriture nordique dont l'origine est considérée comme céleste et magique, caractérisée par des bâtonnets qui, d'après la tradition, tombèrent du ciel comme don fait à l'homme. D'après la tradition, les Runes étaient accrochées à l'arbre de la vie, Yigdrassil, de sorte que chacun pouvait y accéder selon les besoins de son esprit. Il existe plusieurs alphabets runiques composés de différents nombres de lettres : dans ce jeu on en a choisi 32 ayant la valeur de symboles magiques et donc en étroit contact avec l'âme de chacun.
Dans sa poursuite des étrangetés qui dépaysent, l'art moderne n'a cessé de faire bouger ses frontières en incluant " l'autre de l'art" dans son espace. Ce que les historiens de l'art ont nommé " primitivisme " désigne ce mouvement qui s'épanouit au début du XXe siècle. Or, dès le romantisme, l'altérité exotique a été confrontée à une autre, celle qu'incarne l'enfant auprès de nous et en chacun de nous. Le court-circuit a eu lieu vers 1845, à Paris, sous l'égide de George Sand, de Champfleury et de Baudelaire. Il marquera de Corot à Picasso, de Courbet à Kandinsky, de Paul Klee à Joan Miro une longue période de la création plastique. L'équivalence, déjà posée par les artistes, entre les productions de l'enfant et celles du primitif, l'un et l'autre détenteurs des " lignes élémentaires ", rencontre l'idée de quelques biologistes qui perçoivent dans la croissance du petit humain la récapitulation accélérée de l'histoire de notre espèce. L'horizon qui s'ouvre est fascinant : l'art des enfants est-il un reflet de l'enfance de l'art ? Les savants ? psychologues, préhistoriens, anthropologues ? prennent alors le relais des artistes. Ils abandonneront bientôt l'idée d'une pure et simple équivalence pour scruter une énigme qui n'est toujours pas refermée : pourquoi, de par le monde, les productions des enfants se ressemblent-elles et comment en viennent-ils à exprimer les différentes cultures graphiques et plastiques dans lesquelles ils sont élevés ? Les ethnologues des années 1930 (Griaule, Evans-Pritchard, Lévi-Strauss, Thérèse Rivière, Margaret Mead) se souviennent de ces questions et savent solliciter ce que les enfants font de leurs mains. Sans doute les points de vue de l'artiste et du savant se distinguent ? retrouver l'enfance n'est pas étudier l'enfant ? mais les moyens qu'ils utilisent ? l'enquête, la collection et l'exposition ? sont identiques et suscitent souvent leur mutuelle curiosité. Aujourd'hui, " l'art des enfants " est devenu une catégorie à part, isolée dans son monde, tout absorbée par la pédagogie; ce numéro voudrait rappeler combien il fut, pendant un long demi-siècle, un des foyers vivants où création esthétique et réflexion anthropologique se passaient réciproquement le relais.