DENIS DE ROUGEMONT : UNE PHILOSOPHIE POLITIQUE ET UNE PENSEE EUROPEENNE
GRABER ANNE-CAROLINE
SLATKINE
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EAN :9782051021296
Anne-Caroline Graber est née en 1976. Docteur en sciences politiques de l'Université de Neuchâtel, diplômée de l'Institut universitaire de hautes études internationales de Genève, elle est en outre titulaire du prix Arditi en Relations Internationales. Anne-Caroline Graber a consacré de nombreuses années à connaître la pensée de Denis de Rougemont, à l'analyser dans son contexte historique et à mettre en évidence les vérités atemporelles qui caractérisent l'oeuvre de ce philosophe qui fut un véritable spectateur engagé. Dans sa thèse, Anne-Caroline Graber montre que presque toute l'oeuvre de Denis de Rougemont est traversée par un rejet à la fois rationnel et affectif du totalitarisme sous toutes ses formes. En plein XXe siècle, il ose relier cette forme délétère d'organisation socio-politique à la catégorie éthique du mal. Pour Anne-Caroline Graber, la quintessence de l'oeuvre rougemontienne réside probablement dans le choix que l'Europe en voie d'intégration opérera entre la liberté et la puissance en tant que finalité de l'Union. En chemin vers la puissance, l'Europe se construira selon un modèle centralisé et jacobin pour retomber inéluctablement dans le totalitarisme. Si elle veut au contraire opter pour la vraie liberté et le fédéralisme, elle échappera au désastre.
Date de parution
23/04/2010
Poids
1 080g
Largeur
155mm
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EAN
9782051021296
Titre
DENIS DE ROUGEMONT : UNE PHILOSOPHIE POLITIQUE ET UNE PENSEE EUROPEENNE
Auteur
GRABER ANNE-CAROLINE
Editeur
SLATKINE
Largeur
155
Poids
1080
Date de parution
20100423
Nombre de pages
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Marie est-elle un obstacle au rapprochement des Églises ? Les résultats des dialogues oecuméniques et les enseignements officiels des Églises sont-ils en cohérence ? C'est par une lecture comparée de Redemptoris Mater de Jean-Paul II et du Commentaire du Magnificat de Luther que l'ouvrage nous fait mesurer l'importance de ces questions.La comparaison des deux grands textes est ensuite interrogée par des dialogues oecuméniques (luthéro-catholiques, mais aussi entre pentecôtistes-baptistes et catholiques) : la compréhension de Marie dans le mystère de l'Église et du salut ouvre sur des interpellations réciproques très stimulantes. En effet, la théologie mariale s'avère être un lieu de vérification oecuménique fécond : elle met en exergue les consensus et clarifie les questions encore ouvertes de la recherche oecuménique, en particulier celle de l'instrumentalité de l'Église.
La propriété est centrale dans le rapport des sociétés aux environnements. Elle définit les usages légitimes, organise l'exploitation économique, transforme les écosystèmes. Aussi façonnet- elle la nature et les relations sociales. Ses institutions ? et au premier chef, celles visant la terre, les ressources, les flux biologiques ? sont de longue date au coeur des inégalités et des luttes entre individus et groupes sociaux. Ainsi du mouvement des enclosures foncières européennes, qui intronisa un nouveau type de propriété, exorbitant : la propriété privée exempte de tout lien au collectif. Les réflexions sur la propriété sont aujourd'hui dominées par l'économie orthodoxe, qui soutient que l'appropriation privée est optimale en termes d'efficacité productive et de conservation des ressources. Face à ce courant, un mouvement a émergé en faveur des communs ? de la nature, de la connaissance et de la société ?, pensés comme outils d'une transition vers plus de soutenabilité et de justice sociale. Mais, malgré son importance, ce mouvement semble limité par une absence de réflexion d'ensemble sur la constellation complexe et changeante des formes d'appropriation de la nature. Or depuis trois décennies, d'autres travaux ont renouvelé notre vision de l'histoire longue et conflictuelle de la propriété, saisie dans son rapport à l'environnement : ce sont ces voix que l'ouvrage voudrait faire entendre. Il comprend 12 textes inédits en français, choisis pour leur force de proposition théorique, leur capacité à déstabiliser les idées reçues, leur potentiel à informer les débats sur la crise environnementale, les communs ou les enclosures de la connaissance. Des forêts d'Indonésie aux grandes banlieues modernes, c'est notre rapport, passé et présent, à la nature et à la possession qu'il s'agit ici d'interroger.
Nous vivons dans un monde de projets. Vous voulez des enfants : faites un projet parental ! Vous êtes étudiant : songez à votre projet d'orientation ! Vous êtes au chômage : développez votre projet de réinsertion professionnelle ! Vous êtes chef d'entreprise : élaborez un projet d'investissement ! Le projet semble être devenu la forme incontournable d'un nombre croissant d'activités humaines, souvent en prétendant s'opposer aux lourdeurs de la routine ou de la bureaucratie. Cet ouvrage sort des discours convenus sur les vertus libératrices du projet pour en sonder les multiples modalités historiques. Il rend compte de la diversité des manières de faire projet à travers de nombreuses études sur l'architecture, les programmes politiques, les grand projets d'infrastructure, les fondations de couvents, les projets de films et bien d'autres formes de projets encore, du XVIe au XXIe siècle. A chaque fois, il s'agit de dépasser les projets individuels, pour saisir des formes de projets régulières, révélatrices de rapports socio-politiques établis : dans chaque forme de projet, les rôles et les ressources sont distribués d'une manière donnée entre les acteurs, des outils de conception et de gestion spécifiques s'imposent à eux. Cette histoire des formes de projets conduit, bien au-delà d'une histoire du management, à réinvestir les histoires de l'Etat, du capitalisme, des libéralismes, de la science, des professions. Les projets sont au coeur de tous ces grands débats.
Ecouter, soigner, comprendre, assurer le passage, ces quatre maîtres mots forment des repères probables pour rencontrer l'?uvre vivante de Jean-Luc Graber, pédopsychiatre et psychanalyste disparu en octobre 2000. Cet ouvrage en témoigne, qui rassemble un sélection d'une quinzaine de ses textes parmi les plus importants. Tous dessinent un espace où la clinique et le travail patient de la théorisation, le soin et l'invention de dispositifs institutionnels novateurs se mettent mutuellement et constamment à l'épreuve. Jean-Luc Graber était assurément un remarquable clinicien, doué de cette écoute qui fait surgir chez l'autre la parole jusqu'alors "avortée dans le symptôme", comme il l'écrit dans le texte qui inaugure ce livre, perdue dans les "balbutiements du corps", sidérée par l'effroi de la folie et de la mort. Son expérience clinique quotidienne engagée auprès des patients, notamment des enfants, mais aussi auprès de tous ceux qui ont la charge et le souci d'en prendre soin, lui imposait de comprendre, de nommer ("l'annonce du handicap"), d'être attentif à "l'usage du secret", de déjouer les pièges "du double et de l'identité spéculaire". On reconnaîtra, en le lisant, combien sa formation de psychanalyste inspirait son intelligence et son éthique. Son extrême attention au "travail" du passage entre l'enfant, l'adolescent et les adultes, entre le champ médical, social, éducatif, psychiatrique, psychanalytique, l'a conduit à prendre l'initiative de plusieurs dispositifs de soin pour "accueillir l'enfant psychotique". Plusieurs écrits rendent compte de l'approche institutionnelle originale que ce médecin résolument engagé dans le service public sut mettre en ?uvre avec conviction et générosité. Cet ouvrage peut assurément être lu comme le témoignage de l'empreinte que ce clinicien singulier, ce passeur constant, ce penseur rigoureux a laissée dans sa génération et dans celles qui l'ont suivie. Il est aussi un regard rétrospectif sur trente années d'une psychiatrie qui sut défier les nombreux pièges normatifs et instaurer une écoute du sujet en souffrance, au lieu de l'administrer depuis des savoirs déjà établis et des procédures écrites à l'avance. En écho aux textes de Jean-Luc Graber, quelques-uns parmi ses proches l'accompagnent de contributions originales : André Beetschen, Anne Bourquin-Chossegros, André Carel, Bernard Chervet, Jean Furtos et Françoise Molénat. Ils lui rendent hommage dans l'esprit de rencontre et de réciprocité exigeante qui inspirait son style de vie. Catherine Graber joint sa voix à celles de l'un de ses fils et d'un frère de Jean-Luc Graber pour nous en faire partager quelques traits." René Kaës