Quelques mois après L'Amour des trois oranges, 'fable théâtrale' que Carlo Gozzi invente pour contrer les succès théâtraux de Carlo Goldoni et de Pietro Chiari, les spectateurs vénitiens applaudissent une deuxième fable, Le Corbeau, tirée du même recueil de contes, Lo cunto de li cunti de Giambattista Basile. Moins connue que la précédente, elle marque pourtant un tournant dans la carrière du dramaturge qui d'ailleurs la rédige entièrement, avec une longue préface, pour la première édition de ses oeuvres en 1772, ce qu'il refuse à la précédente. Dans Le Corbeau la satire et la polémique s'estompent, le tragique et le merveilleux dominent, étroitement mêlés. Malédictions, pleurs, sang et mort marquent les aventures du prince Jennaro qui, par amour pour son frère, le mélancolique roi Millo, contraint à l'impossible quête d'une beauté inaccessible, a enlevé la princesse Armilla. Ce faisant Jennaro a déclenché la fureur vengeresse du père d'Armilla, magicien cruel, qui le condamne à un choix cornélien : voir mourir son frère par sa faute ou être lui-même pétrifié. Le Corbeau n'a fait l'objet que d'une seule traduction en français, en 1856. Cette nouvelle traduction respecte les choix éditoriaux de Gozzi : préface programmatique, alternance des vers et de la prose, alternance des scènes entièrement écrites et des scènes improvisées. L'introduction replace la fable dans son contexte et en analyse les ressorts dramatiques complexes. Le texte de la pièce, établi à partir de la première édition de l'oeuvre, est complété par la traduction d'une première version écrite par Gozzi sous forme de canevas, restée manuscrite.
Nombre de pages
184
Date de parution
30/01/2018
Poids
182g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782377470174
Titre
Le corbeau
Auteur
Gozzi Carlo ; Decroisette Françoise
Editeur
UGA EDITIONS
Largeur
115
Poids
182
Date de parution
20180130
Nombre de pages
184,00 €
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Venise tout entière n'est-elle pas un théâtre où se joue, mieux qu'ailleurs, la comédie du monde? La fresque que brosse ici Carlo Gozzi, éternel rival de Carlo Goldoni, ne ne manque pas de couleurs. Elle nous passionne encore plus de deux siècles après sa parution en 1797. L'auteur livre dans ce volume un portrait sans concession de lui-même et de sa ville. La presse avait largement applaudi la réédition de ce livre : "Une atmosphère à la Tourgueniev, à la Tchékov, avec en plus la couleur du pays de Polichinelle et d'Arlequin." Dominique Fernandez, Le Nouvel Observateur. Sur Venise au XVIIIè siècle - le théâtre, le carnaval, les intrigues, les femmes, les complots -, le livre des livres. Le plus drôle et le plus méchant de la littérature de l'époque.
La disparition de la biodiversité s'accélère, et les politiques publiques développées depuis les années 1990 s'avèrent, si ce n'est impuissantes, du moins limitées face à cette crise. Quelle place est donnée aux espèces non-humaines, et à leurs milieux, dans les débats politiques, les luttes d'intérêts et les cadrages de problèmes publics ? A partir d'une enquête de terrain, cet ouvrage questionne la mise en politique publique de la biodiversité sur un territoire d'échelle régionale, celui de l'ex-région Nord-Pas-de-Calais. Il propose une sociologie politique environnementale qui intègre les dimensions biologiques et comportementales des autres vivants, et met en lumière la domination politique des humains sur eux ainsi que leur marginalisation dans la fabrique de l'action publique. Cette prise de pouvoir échoue pourtant partiellement à les contrôler, que ce soit pour endiguer l'évolution de certaines espèces ou la perte de la biodiversité.
Ce livre présente les récits de nombreuses voyageuses européennes en Orient, certaines bien connues du public, d'autres totalement oubliées. Natascha Ueckmann met en lumière les particularités du regard féminin sur l'Orient et observe les attitudes des voyageuses d'un point de vue résolument féministe. Le féminisme est ici utilisé comme instrument d'analyse littéraire mais sans aucune forme de complaisance sur les préjugés des voyageuses et leur attitude coloniale à l'égard des orientaux. En outre, sans nier le désir d'autonomie et de découverte de l'altérité des voyageuses, Natascha Ueckmann dessine ainsi les contours d'un orientalisme au féminin qu'elle examine avec les instruments des études postcoloniales. Elle cherche à mettre en évidence la façon dont les femmes européennes s'inventent elles-mêmes en se situant dans un champ de tension entre désir de découverte de l'ailleurs et désir de confirmer leurs idées préconçues. Un ouvrage résolument actuel sur les questions de féminisme et sur la notion d'orientalisme.
Le regard du voyageur qui emprunte la route reliant Sisteron à Manosque, le long de la vallée de la Durance, est immanquablement attiré par une curieuse formation rocheuse surplombant le village des Mées dont l'apparence évoque une procession de pénitents encapuchonnés. Ces falaises s'étirent sur 2,5 kilomètres et certains rochers atteignent 100 mètres de haut, formant un site très spectaculaire classé depuis 1941. La légende raconte qu'un seigneur local se fit un harem avec de belles et jeunes sarrasines rescapées de l'assaut d'une forteresse maure. Menacé d'excommunication, celui-ci dut se résoudre à relâcher ses affriolantes prisonnières et à les livrer à un monastère près d'Arles. Les moines chargés de leur transfert, sur le point de succomber à la tentation, furent pétrifiés par saint Donat. Dans cet essai sur l'imaginaire des rochers et le mythe des Sarrasins, l'auteur met son savoir et ses méthodes d'universitaire au service d'une enquête qui fait la part entre les éléments historiques et légendaires.
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