Charles Daniélou (1878-1953). Itinéraire politique d'un Finistérien
Gourlay Patrick
PU RENNES
14,48 €
Epuisé
EAN :9782868471826
Le Finistère a fourni peu de personnalités d'envergure nationale. Un homme a pourtant mené une carrière exceptionnelle sous la IIIe République. Mais son action est aujourd'hui largement méconnue et s'il est resté dans les mémoires c'est davantage comme le père du célèbre cardinal Jean Daniélou que pour son engagement politique. L'itinéraire de Charles Daniélou n'a pourtant rien de banal. Né en 1878 à Douarnenez, ville dont son père, républicain anticlérical, est le maire, il quitte sa famille à vingt ans pour tenter l'aventure littéraire dans le Paris de la Belle époque et de l'affaire Dreyfus. Jeune poète, il publie alors ses premiers textes et s'engage dans le combat antidreyfusard de la Ligue de la patrie française. Romancier puis journaliste à L'Echo de Paris, il devient en 1910 député conservateur de Châteaulin et maire de Locronan en 1912. Engagé à droite durant vingt ans, il rompt avec son camp après la Première Guerre mondiale pour rejoindre Aristide Briand qui lui ouvre les portes d'une carrière d'envergure nationale à gauche. Député radical jusqu'en 1936, sous-secrétaire d'Etat à cinq reprises dans les gouvernements du Cartel des gauches, président de la Gauche radicale, ministre quatre fois, il fut l'un des deux seuls Finistériens à devenir ministre sous la IIIe République. Maire de Locronan pendant trente-deux ans, il fut à l'origine du classement de ce site historique, et par ses écrits et son adhésion à l'Union Régionaliste Bretonne, il manifesta toute sa vie un profond attachement à la Bretagne. De la littérature à l'extrême droite, de la droite à la gauche, de Barrès à Briand, de Neuilly à Locronan, autant d'engagements, de rencontres, de lieux et de passions pour cet homme qui en mêlant, par un subtil dosage, pragmatisme, convictions et opportunisme, fut l'un des rares Finistériens à jouer au début des années 20 et des années 30 un rôle non négligeable dans la vie politique française. Une première biographie qui donne des clefs pour comprendre ce parcours hors du commun. Avec le soutien du CNL
Nombre de pages
216
Date de parution
01/05/1996
Poids
414g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782868471826
Titre
Charles Daniélou (1878-1953). Itinéraire politique d'un Finistérien
Auteur
Gourlay Patrick
Editeur
PU RENNES
Largeur
153
Poids
414
Date de parution
19960501
Nombre de pages
216,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Alors que Napoléon III déclare la guerre à la Prusse à l'été 1870, rapidement c'est la débâcle et les premiers incendies, dont celui du musée de Strasbourg? De peur, l'impératrice Eugénie ordonne alors fin août 1870 d'évacuer les musées parisiens, dont le Louvre. C'est ainsi qu'en quelques jours seulement 293 chefs-d??uvre partent en train vers Brest, port militaire de premier ordre. Parmi eux, la Joconde ! L'arsenal de Brest est le lieu idéal pour protéger, et évacuer au loin par bateau si besoin, ces trésors, auxquels se sont ajoutés les joyaux de la couronne et de l'or, contenus dans 75 caisses marquées « Envoi au Gabon » afin de tromper les curieux. Une organisation sans faille se met en place.Le 4 septembre 1870, c'est la chute du Second Empire et les ?uvres sont alors sous la responsabilité du vicomte de Tauzia, conservateur du Louvre ; il veillera sur elles, depuis Brest, pendant plus d'un an. Car, entre-temps les révoltes de la Commune de Paris ont mis le feu aux poudres et impossible de rentrer?L'historien Patrick Gourlay retrace jour par jour, archives à l'appui, cette incroyable épopée, dans un contexte politique troublé, qui aura toutefois des conséquences bénéfiques : le musée des Beaux-Arts de Brest naîtra en 1877, grâce aux liens tissés avec Tauzia, (notamment en obtenant plus facilement des dépôts de tableaux ou de céramiques du Louvre afin d'enrichir les collections du musée).Enfin, le livre revient sur le fantasme de la substitution de la Joconde : alors qu'une copie authentique issue de l'atelier de Vinci existe au musée de Quimper, est-ce bien l'originale qui a été rendue au Louvre en 1871, ou bien la copie ? La vraie Joconde est-elle encore cachée en Bretagne ...
Résumé : Histoires inédites à travers les archives privées du Finistère. En lien avec les commémorations du centenaire de la guerre 1914-1918, le livre présente une cinquantaine de documents illustrés inédits suite au collectage organisé en Finistère par les Archives Départementales. Coéd. Archives départementales du Finistère.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.