Les grands-parents sont aujourd'hui des personnages essentiels dans la famille française. Nombreux, actifs, prêts à aider leurs enfants et petits-enfants, telle est l'image des "nouveaux grands-parents". Mais jusqu'où peut-on parler de nouveauté? Les générations passées ne profitaient-elles pas de la présence des aïeuls? Etaient-ils des vieillards dépendants ou de solennels et distants patriarches? A l'aide de nombreuses archives inédites - registres paroissiaux, recensement, autobiographies, codes de savoir-vivre - Vincent Gourdon remet en cause ces simplifications et retrace pour la première fois la longue histoire des grands-parents en France. Loin de penser que les aïeuls apparaissent avec la spectaculaire montée de l'espérance de vie au XXe siècle, il montre leur forte implication dans les familles des siècles passés et leur capacité à suppléer les parents. Quant au modèle des grands-parents "gâteau", l'auteur prouve qu'il n'a pas émergé dans les dernières décennies, mais qu'il apparaît en plein siècle des Lumières, lorsque l'image baroque de la vieillesse comme détachement et retraite spirituelle entre en déclin et que philosophes et artistes dépeignent une paternité plus tendre, plus libérale, plus respectueuse de l'individualité des enfants. La bourgeoisie du XIXe siècle favorise l'expansion de cette image valorisée de la grand-parenté. La figure du tendre aïeul, autonome, adoré et respecté par ses enfants et petits-enfants, opposée au patriarche aristocratique et, dans le monde paysan et ouvrier, au vieillard abandonné, se répand progressivement dans les familles, la législation, l'art et la culture scolaire. Sensible à la diversité des aspects offerts par les sources, aux détails du quotidien comme aux enjeux idéologiques, Vincent Gourdon retrace la généalogie complexe de la reconnaissance dont jouissent aujourd'hui les grands-parents. Vincent Gourdon, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Cachan, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, agrégé et docteur en histoire, est chargé de recherche au CNRS et rédacteur en chef adjoint des Annales de démographie historique.
Nombre de pages
720
Date de parution
19/04/2012
Poids
485g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782262032968
Titre
Histoire des grands-parents
Auteur
Gourdon Vincent
Editeur
TEMPUS PERRIN
Largeur
110
Poids
485
Date de parution
20120419
Nombre de pages
720,00 €
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Résumé : Au Moyen Age et à l'époque moderne, rares étaient les enfants nés en France qui ne recevaient pas le baptême. Ce sacrement était à la fois le premier rite religieux dans la vie du chrétien et le moment d'intégration d'un nouveau membre dans la communauté locale. Aujourd'hui, cette évidence baptismale est révolue. Pour autant, plus de 400000 baptêmes par an ont été célébrés par l'Eglise catholique dans les années 1990, et au moins 200000 dans les années 2010. Si l'on y ajoute les cérémonies protestantes et orthodoxes ainsi que les parrainages civils en mairie, il faut en convenir : le recul du nombre de baptêmes dans la société française contemporaine ne signifie pas que la demande rituelle y a perdu son caractère massif. A partir de ces constats, Vincent Gourdon retrace l'histoire de la pratique baptismale en France depuis la fin de l'époque médiévale. Une histoire qui se révèle plus complexe et surprenante que la simple description du passage récent d'un geste unanime dans un pays catholique à un rite minoritaire dans une société plurielle et sécularisée. Nourri par une bibliographie fournie, des sources foisonnantes (notamment les livres de baptêmes) et des recherches encore inédites, l'auteur inscrit son récit dans une double évolution : celle des pratiques religieuses des Français et celle de leur vie de famille, en particulier de la place donnée à l'enfant.
L'histoire sociale des villes de l'époque moderne est en grande partie conservée dans les minutiers des notaires. La méthodologie de cet usage critique pratiqué par les chercheurs depuis plusieurs décennies est analysée pour éclairer la corrélation entre liens sociaux et actes notariés en France, en Italie, en Espagne, dans l'actuelle Belgique ainsi qu'en Angleterre. Les problématiques de l'histoire sociale sont par ailleurs renouvelées depuis les années 1990 par la mise en relation des actes notariés avec l'histoire des individus : cet ouvrage en explore les nouvelles voies à travers une série d'études parisiennes et provinciales.
Résumé : Les grands-parents sont aujourd'hui des personnages essentiels dans la famille française. Nombreux, actifs, prêts à aider leurs enfants et petits-enfants, telle est l'image des " nouveaux grands-parents ". Mais jusqu'où peut-on parler de nouveauté ? Les générations passées ne profitaient-elles pas de la présence des aïeuls ? Etaient-ils des vieillards dépendants ou de solennels et distants patriarches ? A l'aide de nombreuses archives inédites - registres paroissiaux, recensement, autobiographies, codes de savoir-vivre - Vincent Gourdon remet en cause ces simplifications et retrace pour la première fois la longue histoire des grands-parents en France. Loin de penser que les aïeuls apparaissent avec la spectaculaire montée de l'espérance de vie au XXe siècle, il montre leur forte implication dans les familles des siècles passés et leur capacité à suppléer les parents. Quant au modèle des grands-parents " gâteau ", l'auteur prouve qu'il n'a pas émergé dans les dernières décennies, mais qu'il apparaît en plein siècle des Lumières, lorsque l'image baroque de la vieillesse comme détachement et retraite spirituelle entre en déclin et que philosophes et artistes dépeignent une paternité plus tendre, plus libérale, plus respectueuse de l'individualité des enfants. La bourgeoisie du XIXe siècle favorise l'expansion de cette image valorisée de la grand-parenté. La figure du tendre aïeul, autonome, adoré et respecté par ses enfants et petits-enfants, opposée au patriarche aristocratique et, dans le monde paysan et ouvrier, au vieillard abandonné, se répand progressivement dans les familles, la législation, l'art et la culture scolaire. Sensible à la diversité des aspects offerts par les sources, aux détails du quotidien comme aux enjeux idéologiques, Vincent Gourdon retrace la généalogie complexe de la reconnaissance dont jouissent aujourd'hui les grands-parents.
Génial penseur de la Renaissance, Nicolas Machiavel est, à l'image de son oeuvre, un homme contrasté et complexe. Théoricien du politique, de l'histoire et de la guerre, Machiavel est trop souvent présenté comme un homme cynique et dépourvu d'idéal. L'auteur du Prince est pourtant un homme soucieux du bien public, un humaniste qui cherche dans les leçons de l'Antiquité des solutions efficaces aux problèmes modernes. Jean-Yves Boriaud, professeur de littérature latine, est l'auteur d'une Histoire de Rome et d'un Galilée, tous deux salués par la critique.
Naissance de la liberté : une autre histoire du XVIIIe siècle. 13 février 1689. Réunis au palais de Whitehall, les membres du Parlement d'Angleterre procèdent à l'intronisation de Guillaume d'Orange et de son épouse Marie. Une révolution est à l'oeuvre : lue devant le couple princier, la Déclaration des droits réaffirme solennellement les privilèges parlementaires menacés par les empiètements de la prérogative royale. Appelé à séduire l'Europe des Lumières, le modèle politique anglais a vu le jour. 4 juillet 1776. Par la voie de leurs représentants au Congrès de Philadelphie, les colons britanniques rompent les amarres avec la mère patrie. L'acte de naissance des Etats-Unis d'Amérique, la Déclaration d'indépendance, fait voler en éclats le modèle politique conçu sur les rives de la Tamise et pose les fondements de la république. Tournée contre l'absolutisme, cette nouvelle manière d'appréhender la chose publique a tôt fait de trouver des adeptes sur le Vieux Continent. " Nulle autorité politique qui, créée hier ou il y a mille ans, ne puisse être abrogée dans dix ans ou demain ", observe Denis Diderot. Un ordre immémorial vacille. Il ne tardera pas à trouver son nom de baptême : l'Ancien Régime. Edmond Dziembowski en explore les soubresauts avec talent et livre une synthèse magistrale racontant cet autre Grand Siècle, celui des révolutions, qui prit source en Angleterre et s'acheva en France, en passant notamment par les Etats-Unis.
L'ouvrage de référence sur les diplomates qui ont changé le monde. A travers une vingtaine de portraits biographiques de diplomates cardinaux, l'équipe réunie autour d'Hubert Védrine plonge dans l'histoire mondiale de la diplomatie des origines à nos jours. Ecrits par des esprits d'élite - ambassadeurs, historiens et journalistes -, ils offrent un panorama des relations internationales, depuis le faîte de la suprématie européenne (XVIIe-XXe siècle) jusqu'au multilatéralisme actuel en passant par les deux guerres mondiales, la guerre froide et l'entrée dans une nouvelle ère de turbulences incarnée par le 11 septembre. L'ancien ministre des Affaires étrangères, mondialement connu et reconnu, a choisi de près ses contributeurs et encadré leurs excellents textes par une préface et une postface, augmentées pour cette édition, soulignant l'ambition et l'originalité de ce grand projet avant de s'interroger avec brio sur les évolutions récentes. En résulte un ouvrage de référence, désormais dans son édition de poche, dont voici le sommaire : Mazarin : Simone Bertière Kaunitz : Jean-Paul Bled Pitt l'Aîné : Edmond Dziembowski Choiseul : David Feutry Vergennes : Bernard de Montferrand Talleyrand : Charles-Eloi Vial Metternich : Charles Zorgbibe Bismarck : Stéphanie Burgaud Disraeli : Arnaud Teyssier Barthou : Bernard Oudin Briand : Gérard Unger Stresemann : Sophie Lorrain Molotov : Jean-Christophe Buisson Zhou Enlai : Emmanuel Hecht Kissinger : Jérémie Gallon Zbigniew Brzezinski : Alain Frachon Chevardnadze : Bernard Lecomte Kofi Annan : Jean-Pierre Langellier Boutros Boutros-Ghali : Robert Solé Sergueï Lavrov : Sylvie Bermann
Pieter M. Judson met en lumière l'importance considérable de l'empire des Habsbourg, qui s'est imposé comme une force majeure de la vie politique, sociale et culturelle en Europe centrale du XVIe au XXe siècle. Contrairement aux idées reçues, au-delà de la diversité linguistique, religieuse, régionale et des particularités historiques, ses habitants, issus de toutes origines, ont partagé un sentiment d'appartenance à "leur empire". Un attachement commun qui s'est tissé au fil du temps grâce notamment à des institutions qui ont réussi à apporter de la stabilité et du sens à un empire tentaculaire. Lequel non seulement n'était pas voué à disparaître sous l'effet des nationalismes, mais a contribué à façonner la future construction européenne.