Sylvie Germain : oeuvre romanesque. Un monde de cryptes et de fantômes
Goulet Alain
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782296018464
Sylvie Germain est avant tout une prodigieuse conteuse dont l'écriture procède d'une nécessité vitale : aller " à la rencontre des autres qu'on porte en soi et qui y ont laissé des traces ", donner existence aux fantômes et aux images qui viennent la visiter, mettre en scène et en fable les visions qui la sollicitent, animer la vaste fosse commune de sa mémoire et de sa crypte où reposent et se mêlent tout ce qu'elle a appris et oublié, le passé d'avant sa naissance comme celui des expériences qu'elle a connues, et toutes les vies imaginaires qui la traversent. C'est ainsi qu'elle tresse ses histoires, donne sens à un monde en proie au mal et au malheur, dessine des perspectives et entrevoit une lumière dans les nuits de ses romans. Du Livre des Nuits à Magnus s'est ainsi édifié un univers de contes et de légendes qui est aussi un miroir tendu à la réalité de notre monde, tout en nous entraînant dans la magie de ses mots. " Tous les personnages sont des dormeurs clandestins nourris de nos rêves et de nos pensées, eux-mêmes pétris dans le limon des mythes et des fables, dans l'épaisse rumeur du temps qui brasse les clameurs de l'Histoire et une myriade de voix singulières, plus ou moins confuses. Des dormeurs embués de nuit, pénétrés de chants lointains et de murmures, et tressaillant d'un désir de jour, de chants audibles, de langage intelligible. " (Sylvie Germain, Les Personnages)
Nombre de pages
279
Date de parution
02/12/2006
Poids
462g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296018464
Titre
Sylvie Germain : oeuvre romanesque. Un monde de cryptes et de fantômes
ISBN
2296018467
Auteur
Goulet Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
462
Date de parution
20061202
Nombre de pages
279,00 €
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Et si Gide, dont on parle beaucoup, restait un auteur méconnu ? Est-on sûr de l'avoir vraiment lu ? Et surtout relu, comme il le souhaitait ? Incontestablement, ce maître du clair-obscur, animé d'un " insatiable besoin d'aimer et d'être aimé ", choisit toujours ses lecteurs et sait leur ménager ses surprises et ses plaisirs. Il voulait aussi que son " action sur le lecteur [l'aide] à y voir clair, à s'interroger lui-même et le forcer à penser, fût-ce contre [lui] ". C'est donc à la lecture et à la relecture de son ?uvre que se consacre cet ouvrage, qui s'attache plus particulièrement aux grands textes de fiction (de Paludes aux Faux-Monnayeurs) et au " testament " que voulaient être Les Nouvelles Nourritures. Mais il commence par poser quelques vastes questions. Par exemple pourquoi Gide écrit-il ? De quoi sa vocation est-elle faite ? Pourquoi s'est-il fait un devoir de devenir l'apôtre de l'homosexualité, au risque de sa réputation ? Comment a-t-il été amené à théoriser la notion de " mise en abyme ", et pourquoi est-elle consubstantielle à son ?uvre ? Comment celle-ci s'est-elle progressivement détachée du narcissisme initial ? Comment, liant consubstantiellement l'esthétique à l'éthique, s'est-elle voulue profondément pédagogique tout en restant ouverte et ambiguë ? C'est à ces questions et à bien d'autres que s'efforce de répondre cet ouvrage, mariant différentes méthodes critiques pour armer et éclairer une lecture attentive, comprendre et expliquer une écriture, ses projets, ses enjeux, et son efficacité.
S'adressant à tous les candidats au bac, en particulier en section L, Clefs-bac terminales offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point des connaissances. Tous les titres Clefs-concours Littérature sont organisés autour d'une structure commune : des repères, un rappel du contexte historique et littéraire et de la génèse de l'?uvre ; les grandes "thématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'?uvre ; des outils méthodologiques, des conseils et des pistes de réflexion ; annexes, bibliographie, chronologie et lexique complètent l'ouvrage.
Résumé : "Elle s'appelait Lise et c'était ma grand-mère". Ainsi commence l'histoire romanesque, touchante et tragique d'une femme qui aspirait à être aimée et à aimer, qui avait décidé d'être libre et qui, peu à peu, s'est trouvée vaincue et acculée à la mort. Mais avant de se passer une corde au cou, se sentant méconnue, elle a tenu à témoigner du parcours de son existence dans un coin de campagne de la Thiérache à une époque marquée par les guerres, et au-delà d'elle, pour toutes les femmes qui, comme elle, ont fini par être écrasées par leur entourage et les circonstances de la vie. Cette histoire, c'est donc d'abord elle qui l'a écrite pour témoigner de ce qu'elle avait vraiment vécu et se faire reconnaître de tous les hommes auxquels elle s'était confrontée, engoncés dans leur prétendue supériorité. Par-delà ce destin singulier, cette chronique réveille aussi toute une époque, éclaire un milieu, et constitue une tranche d'histoire vécue dans un coin de la France de la première partie du XXe siècle. Au passage, on y trouvera matière à méditer sur ce qu'on appelle la folie et la manière dont elle peut se saisir de chacun, avec son dramatique engrenage. On se constitue toujours à travers autrui, par transmission ou élection. Grande loi universelle de la sympathie et de l'amour.
Corydon", réflexion sur la pédérastie et oeuvre d'une vie, est un ouvrage singulier dont la nécessité s'est imposée très vite à Gide qui l'a longuement mûri et l'a considéré comme "le plus important de [s]es livres". Cette étude vient compléter sa récente publication dans la Bibliothèque de la Pléiade. On retrace son histoire, en fournissant tout un dossier de documents, pour la plupart inédits ou introuvables. On y trouvera aussi le texte du C.R.D.N. de 1911, anonyme et sans mention d'éditeur.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.