Lanceurs de bombes. Le roman d'Evno Azef, révolutionnaire et agent de l'Okrana
Goul Roman ; Guterman Norbert
NUITS ROUGES
17,30 €
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EAN :9782913112483
EN 1908, la révélation qu'Evgueni Filippovitch (dit Evno) AZEF, chef de l'Organisation de combat du Parti socialiste - révolutionnaire russe, qui avait organisé quelques années plus tôt les assassinats du ministre de la police Plehve et du grand-duc Serge, émargeait à la comptabilité de l'Okhrana fit stupeur en Europe. Pour sa défense, l'agent double avança, comme plus tard Roman Malinovski chez les bolcheviques, que les résultats de son action avaient finalement plus profité au parti qu'à la police. La réédition annotée et illustrée de cet excellent roman du garde blanc repenti Roman Goul, découpé comme un scénario de cinéma, nous transporte de Moscou et de Pétersbourg à Paris et à Genève, en passant par Berlin, Kharkov, Saratov, Varsovie... Il nous fait partager la vie de ces militants qui sacrifiaient le plus souvent leur vie (au moins leur liberté) pour abattre le tsarisme par l'assassinat de ses figures de proue. Centré sur le subtil et fascinant double jeu d'Azef, ce " roman documentaire " aux allures de thriller est fondé sur des faits réels, tels que rapportés notamment par Boris Savinkov, son second et successeur, dans ses Souvenirs d'un terroriste (1917).
Nombre de pages
427
Date de parution
11/04/2013
Poids
470g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782913112483
Titre
Lanceurs de bombes. Le roman d'Evno Azef, révolutionnaire et agent de l'Okrana
Auteur
Goul Roman ; Guterman Norbert
Editeur
NUITS ROUGES
Largeur
130
Poids
470
Date de parution
20130411
Nombre de pages
427,00 €
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Tous les personnages de ce roman historique qui relate la vie et les luttes de l'organisation terroriste révolutionnaire sous Nicolas Il au début du siècle ont existé et apparaissent sous leur véritable nom. Certains d'entre eux vivaient encore en 1930 lorsque le livre parut. Azef dirige l'organisation terroriste du parti socialiste révolutionnaire dont le Comité Central siège à Gevève. Cet homme monstrueusement laid, adipeux, aux jambes grêles, à la voix nasillarde, recrute les lanceurs de bombes et désigne les victimes des attentats. Il est secondé par un jeune aristocrate, Savinkov, chargé de petits groupes d'action, qui voyagent à travers toute l'Europe, fabriquent les explosifs, vivent sous des déguisements variés, se réunissent, discutent interminablement, rêvent et se préparent à faire le sacrifice de leur vie dans l'enthousiasme. Transformé en dandy britannique, sous le nom de Mac Cullogh, Savinkov met au point son premier complot dans un appartement élégant avec l'aide de Dora et d'un camarade plein de gaieté déguisé en valet de chambre, Egor Sazonov. C'est à ce dernier que reviendra l'honneur de jeter une bombe contre Plehve, le ministre de l'Intérieur de Nicolas II. Savinkov préparera ensuite le meurtre du grand-duc Serguéi, gouverneur de Moscou, avec son ami Kaliaév, le poète, héros romantique déguisé successivement en marchand de cigarettes et en cocher. Il périra à son tour, pendu, après avoir tué le grand-duc. A la suite d'arrestations massives à Moscou, il s'avère qu'un provocateur s'est faufilé dans les rangs des révolutionnaires. Ce n'est autre qu'Azef, agent double : tout en préparant les attentats, il envoyait ses camarades à la potence en livrant leurs noms au général Gérasimov, chef de l'Okhrana. Malgré la résistance acharnée des membres du Comité Central, Azef sera enfin démasqué. Ces deux héros, Azef et Savinkov, célèbres à l'époque, sont entourés d'un fourmillement d'hommes et de femmes. Azef constitue une grande fresque russe et révolutionnaire et contient une analyse désormais classique du phénomène du terrorisme avec tout ce qu'il implique de complicités. Ce grand roman des années trente n'a rien perdu de sa puissance d' évocation et de son intérêt.
Le récit se passe durant la période d'occupation de la France de 1939 à 1945 à Montaigu-de-Quercy. Dans un salon de coiffure, siège de la résistance locale et de la création de la 8e compagnie de l'armée secrète du 82. Il a pour point d'orgue au-delà de toutes les infos, événements vécus, le rasage programmé du général SS Lammerding commandant la division SS Das Reich de passage, lui aussi programmé à Montaigu-de-Quercy, avec une partie de son unité en route vers le front de Normandie. Le lendemain le 10 juin 1944 était perpétré le massacre d'Oradour-sur-Glane.
Résumé : Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.
Résumé : Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.
Résumé : Expulsée des Etats-Unis en 1920, la militante anarchiste débarque en Russie révolutionnée, où elle espère prendre sa part de la construction d'une société nouvelle. Petit à petit, son enthousiasme va céder la place au scepticisme, puis à la désillusion devant les signes de corruption du nouveau régime qu'elle découvre tout au long de ses voyages dans le pays et de ses rencontres avec les militants et dirigeants du parti au pouvoir, les anarchistes persécutés et de nombreux anonymes. Certes, Goldman fait la part des destructions, des souffrances et des famines provoquées par les interventions armées des Etats capitalistes et de la résistance acharnée des armées Blanches, mais les conceptions "autoritaires" des bolchéviques ont aussi leur part de responsabilités dans cette involution, pense-t-elle, dont on sait depuis qu'elle préfigurait le totalitarisme stalinien. "On ne soulignera jamais assez que la révolution ne sert à rien si elle n'est pas inspirée par son idéal ultime. Les méthodes doivent être en harmonie avec les objectifs révolutionnaires. Les moyens mis en oeuvre pour réaliser la révolution doivent correspondre à ses buts", écrit-elle en conclusion de son récit.
Résumé : Ceux qui connaissent la maison d'Alexandra David-Néel à Digne se souviennent en général de la gardienne des lieux, Marie-Madeleine Peyronnet, et de la faconde qu'elle met à les leur faire visiter. Celle qui fut dix ans durant la servante, la secrétaire, la confidente, et parfois le souffre-douleur, de l'exploratrice du Tibet méritait bien que l'on y consacrât une biographie. C'est à cette tâche louable que s'est attelée Joëlle Désiré-Marchand, auteure notamment des Itinéraires d'A. David-Néel, insistant particulièrement sur le rôle éminent qu'eut Marie-Madeleine, alors que rien ne l'y prédisposait, dans la préservation et la diffusion des oeuvres de sa "patronne". Née dans le Sersou algérien, la Rose des sables devint Lion des neiges, l'animal légendaire du Tibet.