Hegel. De la Logophonie comme chant du signe, 2e édition
Gouin Jean-Luc
MIMESIS
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EAN :9788869764028
Hegel ne dénature-t-il pas la raison en la fondant somme toute sur un acte de foi lorsqu'il maintient, dans Die Vernunft in der Geschichte, que « la seule idée qu'apporte la philosophie est la simple idée de la Raison ? l'idée que la Raison gouverne le monde » ? C'est que des pans entiers du réel, a minima, lui objecte-t-on sur-le-champ, ne peuvent être considérés absolument rationnels. La réalité de manière générale n'est-elle pas tout au contraire un jeu confus, un va-et-vient invraisemblable où le mal, la souffrance, l'exploitation d'hommes par d'autres hommes, l'égarement et la violence possèdent quasi en permanence les meilleures mains ? Et par ailleurs, dans le lignage de la tradition idéaliste, on aura tôt fait de rappeler à l'auteur que la sphère de la raison reste foncièrement distincte de la réalité dite « sensible ». Or la raison, de rétorquer le philosophe, demeure en vérité l'unique juge : l'Histoire est-elle rationnelle, le geste ?irréfléchi? est-il rationnel, l'univers empirique est-il rationnel... ? Qui peut le dire sinon la réflexion, la pensée, l'exercice de la raison en commerce avec son objet. Tout objet. Y compris elle-même. On ne saurait en effet opiner sérieusement sur quelque référent sans avoir préalablement réfléchi celui-ci, sans l'avoir chamboulé, littéralement, de nos interrogations. Le vrai et le faux sont par définition les enfants d'une réflexion. Les enfants de la raison. D'où il s'ensuit que si rien de signifiant ne peut être dit hors la raison, et que de ce fait celle-ci se révèle comme l?irréductible source de sens, il devient impératif, pour quiconque cherche véritablement à « décoder » le réel, de tout mettre en oeuvre de manière à « saisir la raison dans sa détermination (die Vernunft in ihrer Bestimmung gefaßt) ». C'est le projet hégélien. Seconde édition refondueJean-Luc Gouin est docteur en philosophie diplômé de l'Université Laval, en pays de Félix Leclerc. Spécialiste nord-américain du philosophe allemand Hegel, il a publié quelques ouvrages et moult articles portant pour la plupart sur celui-ci. Notamment, à ce jour, dans les Hegel-Studien, le Hegel-Jahrbuch et les Archiv für Rechts- und Sozialphilosophie (Allemagne), la Revue Philosophique de Louvain (Belgique), les Études Germaniques (France), le Freiburger Zeitschrift für Philosophie und Theologie (Suisse), les Estudios Filosóficos (Espagne), Iris. Annales de Philosophie (Liban) ainsi que dans les Philosophiques du Québec.
Nombre de pages
380
Date de parution
12/12/2023
Poids
465g
Largeur
140mm
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EAN
9788869764028
Titre
Hegel. De la Logophonie comme chant du signe, 2e édition
Auteur
Gouin Jean-Luc
Editeur
MIMESIS
Largeur
140
Poids
465
Date de parution
20231212
Nombre de pages
380,00 €
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Hegel ne dénature-t-il pas la raison en la fondant somme toute sur un acte de foi lorsqu'il maintient, dans Die Vernunft in der Geschichte, que "la seule idée qu'apporte la philosophie est la simple idée de la Raison - l'idée que la Raison gouverne le monde" ? On se doute qu'une telle proposition ne fit pas l'unanimité au sein des milieux intellectuels et philosophiques. Des pans entiers du réel, objecte-t-on à l'auteur, ne peuvent être considérés absolument rationnels. Hegel ne perd pas pied. Imperturbable, il réplique incontinent que la raison demeure en vérité l'unique juge : le geste " irréfléchi " est-il rationnel, l'Histoire est-elle rationnelle, l'univers empirique est-il rationnel... ? Qui peut le dire sinon la réflexion, la pensée, l'exercice de la raison en commerce avec son objet. Tout objet. Y compris elle-même. On ne saurait en effet opiner sérieusement sur quelque référent sans avoir préalablement réfléchi celui-ci, sans l'avoir chamboulé, littéralement, de nos interrogations. Le vrai et le faux sont par définition les enfants d'une réflexion. Les enfants de la raison. Or, si rien de signifiant ne peut être dit hors la raison, et que de ce fait celle-ci se révèle comme l'" irréductible " source de sens, il devient impératif de tout mettre en oeuvre de manière à "saisir la raison dans sa détermination" . C'est le projet hégélien.
Le commissaire Paul Masson de la Police Judiciaire (PJ) de Lyon roule vers Bordeaux retrouver sa petite famille. Il anticipe la grande joie de les revoir. Il éprouve également une hâte fébrile à retrouver son bateau et partir en mer. Même s
Victime d'un grave accident de la route, l'inspecteur Jocelyn Andrieux, de la Section recherches de la Gendarmerie nationale de Nouméa en Nouvelle Calédonie, demeure plongé dans un profond coma pendant près de deux ans. Contre toute attente, il se réveille, et après quelques semaines de réhabilitation, retourne chez lui à Nouméa et reprend son travail. Très vite, il apprend que les experts, qui ont examiné la carcasse de son véhicule après sa sortie de route, ont découvert que son accident n'en était pas un : son auto avait été sabotée. C'était donc un attentat à sa vie et celle de son équipier, qui d'ailleurs ne s'en est pas sorti. Lorsque Jocelyn Andrieux découvre que son équipier décédé menait une enquête sur un sujet très sensible et qu'on lui en avait retiré le dossier peu de temps avant l'accident, il décide de reprendre cette enquête. Une décision qui dérange plusieurs personnes. Commence alors pour lui une dangereuse aventure.
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Alors qu'elle s'apparente à un symbole de fixité et d'immuabilité, la montagne pourrait être considérée comme un motif anti-cinématographique. Elle traverse pourtant toute l'histoire du cinéma. Dans une première partie consacrée aux expériences minérales, cet ouvrage revient sur l'attraction exercée par la montagne sur les cinéastes et les personnages de films, ainsi que sur les forces de transformation qu'elle opère par sa puissance d'agir. Une seconde partie interroge les esthétiques telluriques qui en découlent, lorsque la montagne passe du statut de toile de fond au premier plan pour devenir le sujet principal, selon une logique de décentrement de nos regards anthropocentrés qui pourrait nous reconnecter à l'histoire sédimentée de notre planète. Une troisième partie observe comment la matière même des films est emportée dans une tectonique des images qui nous donne à voir matériellement les réalités de l'extractivisme et des effondrements en cours à l'ère de la crise environnementale. Vincent DEVILLE est Maître de conférences (HDR) en Histoire et esthétique du cinéma à L'Université de Montpellier Paul-Valéry. Ses travaux portent sur le cinéma expérimental et d'avant-garde, sur la contribution des formes du montage à l'écriture de l'Histoire, ainsi que sur les représentations de la nature et du vivant au cinéma en lien avec des préoccupations environnementales.
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