Comment est-on passé de l'assise traditionnelle sur tatamis à l'utilisation de la chaise occidentalisée dans l'espace domestique au Japon ? En interrogeant un sujet aussi spécifique que l'assise, ce livre dresse un portrait de l'évolution de la société japonaise et de l'ouverture de l'archipel sur le monde, aux frontières du design, de l'histoire de l'art et de la sociologie. Objet de politiques tant gouvernementales que citoyennes au fil du XXe siècle, la démocratisation de l'usage de la chaise dans l'espace privé fait figure de ressort du progrès civilisationnel, en ce qu'elle a contribué à transformer les cultures séculaires de l'habitat, du vêtement, et même de l'alimentation ? conçues pour la vie sur tatami ? afin de les adapter aux normes occidentales, considérées comme les parangons de la modernité. Afin d'éclairer le processus de massification de la nouvelle culture de la chaise au Japon, ce livre dresse un panorama des cultures de l'assise dans les sociétés prémodernes. Il revient sur les débats emblématiques qui ont mené à l'adoption de la chaise entre la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle, et décrit les modalités d'appropriation des techniques de fabrication européennes des sièges à l'aube de la modernité. L'apparition des « designers » au début des années 1920 contribue à la production de nouveaux modèles à bas prix, aux formes ergonomiques, adaptées à la constitution physique de la population et à son goût pour la simplicité formelle, dans la veine du rationalisme fonctionnaliste européen. À partir du début des années 1950, le marché s'ouvre grâce à l'expérimentation physique du mode de vie étatsunien, au contact des troupes d'occupation alliées présentes sur le territoire. L'occupation inaugure une nouvelle page dans l'histoire industrielle du Japon, en y introduisant la technologie et les savoir-faire de la production mécanisée, et en ouvrant la voie au secteur des biens de consommation durables modernes. Elle favorise la production de masse et la généralisation d'un habitat moderne adapté à l'utilisation de la chaise et de la table à repas. Au delà de la simple appropriation d'un mode de vie américanisé, Anne Gossot montre qu'aujourd'hui, chaise et tatami cohabitent dans l'espace quotidien japonais et se voient chacun associés à des usages spécifiques.
Nombre de pages
216
Date de parution
11/09/2026
Poids
300g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782494983533
Auteur
Gossot Anne
Editeur
B42
Largeur
138
Date de parution
20260911
Nombre de pages
216,00 €
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Un état de la recherche française sur le Japon en sciences humaines et sociales, art et littérature : tel est le propos de Japon Pluriel 3, qui présente les contributions de quarante-sept spécialistes de la langue et de la civilisation japonaises au troisième colloque de la Société française des études japonaises, tenu à Paris, en décembre 1998. La Société française des études japonaises, fondée en 1989, regroupe l'ensemble des universitaires et chercheurs travaillant sur le Japon. Sa mission est d'améliorer la communication des connaissances scientifiques, aussi bien entre professionnels qu'à destination du grand public. Son colloque, biennal, propose une sélection des meilleurs travaux fournis par les membres de la Société. Aussi le lecteur trouvera-t-il, au fil de ces essais, une somme considérable de données, qui viendront renouveler et enrichir la réflexion actuelle sur le Japon.
Avant de devenir le célèbre dessin animé de Takahata Isao, La Tombe des lucioles est une oeuvre magnifique et poignante de l'écrivain Nosaka Akiyuki. L'histoire d'un frère et d'une soeur qui s'aiment et vagabondent dans l'enfer des incendies tandis que la guerre fait rage ; une histoire qui est celle que Nosaka vécut lui-même, âgé de quatorze ans, en juin 1945.Mais Nosaka, c'est aussi un style inimitable, une écriture luxuriante que l'on reconnaît d'abord à son brassage de toutes sortes de voix et de langues. Une prose étonnante, ample, longue, qui réussit à concentrer en une seule phrase des couleurs, odeurs et dialogues, secouée de mots d'argot, d'expressions crues, d'images quasi insoutenables, qui trouvent ici une beauté poétique et nouvelle.4e de couverture : Avant de devenir le célèbre dessin animé de Takahata Isao, La Tombe des lucioles est une oeuvre magnifique et poignante de l'écrivain Nosaka Akiyuki. L'histoire d'un frère et d'une soeur qui s'aiment et vagabondent dans l'enfer des incendies tandis que la guerre fait rage ; une histoire qui est celle que Nosaka vécut lui-même, âgé de quatorze ans, en juin 1945.Mais Nosaka, c'est aussi un style inimitable, une écriture luxuriante que l'on reconnaît d'abord à son brassage de toutes sortes de voix et de langues. Une prose étonnante, ample, longue, qui réussit à concentrer en une seule phrase des couleurs, odeurs et dialogues, secouée de mots d'argot, d'expressions crues, d'images quasi insoutenables, qui trouvent ici une beauté poétique et nouvelle.
Tornier Etienne ; Kunik Damien ; Gossot Anne ; Rub
Publié à l'occasion de l'exposition du même nom au madd-bordeaux, cet ouvrage est consacré à un mode d'éclairage qui est devenu, au fil des siècles, constitutif de l'identité culturelle japonaise, et dont la fabrication a été reconnue "artisanat traditionnel" par le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'industrie du Japon. Il s'agit des chôchin, ces lanternes de bambou et de papier que la légèreté semble condamner a une vie éphémère. Avec la participation de spécialistes de la civilisation japonaise et d'historiens des arts décoratifs et du design, cet ouvrage présente la fabrication de ces objets, l'évolution de leur usage, leur place dans la mythologie et les rituels japonais, et leur adoption par les designers depuis les armées 1950.
Gossot Véronique ; Robin Françoise ; La Rouge Sèng
Le jeu des devinettes occupe une place privilégiée dans la vie des Tibétains. A ce jour, aucune traduction dans une langue occidentale n'a été faite de ces devinettes et la publication de ce livre contribue à la préservation d'un patrimoine fragilisé. Les auteures ont recueilli la plupart des cent huit devinettes de l'ouvrage auprès de Tibétains et se sont attachées à en retranscrire jeux sonores et rythmiques, humour et poésie. Elles présentent aussi les origines de cette tradition orale ainsi qu'une série de témoignages vécus. Les aquarelles originales qui illustrent la solution de chaque énigme représentent la faune, la flore, les paysages et les objets propres au pays des Neiges. Découvrir la tradition ancestrale des devinettes tibétaines, c'est se divertir en exerçant son esprit logique et son imagination. C'est aussi accéder un univers poétique fondé sur le langage.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
La gentrification des esprits est un retour captivant sur les « années SIDA » et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coûts et du prolifique mouvement artistique qui se développait au c'ur de Manhattan ; remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Sarah Schulman décrit avec précision et engagement le « remplacement d'une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du SIDA. Schulman fait revivre pour nous son Lower East Side tel qu'elle l'a connu. Elle emplit les pages de ce livre de la réminiscence vivace de ses ami?e?s de l'avant-garde queer, autant que de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du SIDA, telles que vécues par une politiste. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société américaine. Schulman rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l'imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.
Dans cet essai, Sarah Schulman, fervente militante pour les droits humains et plus particulièrement des personnes LGBTQIA+, livre une brillante analyse des défis sociaux et psychologiques inhérents à tout mouvement de solidarité. En prenant appui sur plusieurs exemples historiques (lutte pour le droit à l'avortement dans l'Espagne postfranquiste, mobilisation de Jean Genet avec les Black Panthers, lutte contre le VIH/sida dans le New York des années 1990, vagues de contestations sur les campus universitaires contre la guerre d'Israël à Gaza...) ainsi que sur sa propre expérience de femme queer et juive, l'autrice décortique les rouages de la solidarité. Elle entreprend de questionner les fantasmes qui y sont traditionnellement associés, notamment celui, tenace, que l'on parviendra à faire changer les choses à l'échelle individuelle sans aucun sacrifice, ou encore que les motivations de nos actions seront reconnues comme pures et nécessairement bénéfiques. En filigrane, cet ouvrage pose une question fondamentale : quelle place pouvons-nous prendre dans un monde de plus en plus polarisé, et comment agir en solidarité avec les populations opprimées à l'échelle mondiale, locale ou individuelle ? L'autrice analyse les conditions nécessaires à tout mouvement solidarité et montre l'importance de l'écoute active, la nécessité d'intervenir lorsque l'on est confronté à une injustice, la capacité à tolérer l'imperfection, ou encore la reconnaissance du coût moral et social inhérent à toute preuve de solidarité. En dressant des parallèles entre différentes luttes, Sarah Schulman met en lumière certaines dynamiques transversales à tout acte de solidarité et montre l'importance de la convergence des luttes dans un contexte mondialisé. Ode à la libération des peuples et populations opprimées, cet ouvrage apparait aujourd'hui indispensable pour quiconque souhaite ?uvrer à la construction d'un monde plus juste.
Devenir un expert du Rakugaki est une méthode d'apprentissage du dessin décalée et anticonformiste, pour apprendre facilement à regarder et représenter le monde qui nous entoure. Le Rakugaki est un style de dessin japonais, qui permet de reproduire, avec des dessins les plus petits et détaillés possibles, l'univers dans toute son immensité. L'illustrateur et graphiste Bunpei Yorifuji présente sa méthode de dessin personnel et invite le lecteur à observer le monde qui l'entoure et s'en inspirer, afin de mettre en scène son propre univers. Ce livre propose des techniques de transpositions telles que des parapluies pour dessiner des arbres, une ville pour imaginer une forêt, une posture pour représenter dix personnages ou encore une multiprise transformée en serpent, qui permettent d'assimiler tous les secrets pour de devenir un « maître du Rakugaki ».