En juillet 54, Elvis Presley accélère le rythme d'un blues. Avant lui on a dansé sur le rock'n roll. Après lui on se met à écouter du rock. En 65, les Beatles chantent « Help ! » et les Rolling Stones « Satisfaction ». En 66, Bob Dylan passe à l'Olympia. En 69, ils sont quatre cent mille à Woodstock. Le rock s'installe dans les chambres des lycéens. En 77, les Sex Pistols hurlent « God Save the Queen » et le King Elvis Presley meurt. Un inconnu sort son premier album sous le nom d'Elvis Castello. Avant lui, on a déjà critiqué le rock. Après lui, on cherche un avenir dans la new wave. En 81, le rock a ses « Enfants » à la télévision française. En juillet 85, les vedettes du rock chantent pour l'Éthiopie à Londres et à Miami. En 87, l'actualité du rock est le disque compact, le rap et la nostalgie. En 96, François Gorin, qui pensait en avoir fini avec le rock, se rend compte qu'il n'en est rien. On digère le rock. On sait qu'il est beaucoup plus qu'un alignement de dates et de noms : c'est une histoire personnelle, des repères communs. Un roman autobiographique. Ce qui reste du rock est ce qu'on en a aimé.
Nombre de pages
384
Date de parution
06/11/1996
Poids
470g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782879291086
Titre
Sur le rock
ISBN
2879291089
Auteur
Gorin François
Editeur
OLIVIER
Largeur
146
Poids
470
Date de parution
19961106
Nombre de pages
384,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Louise à Paris n'a plus vingt ans depuis pas très longtemps. Une rupture l'a laissée trois mois sans sortir et à la fin de l'hiver 1984 elle s'aventure comme neuve dans le monde merveilleux des fêtes et des rencontres où le hasard fait loi. Dans quelques mois elle aura fini ses études et s'imagine un destin dans l'univers fabuleux de la musique. Les garçons se bousculent, elle hérite d'un appartement plein de miroirs. Puis les merveilles promises bientôt cèdent le pas à un manège incessant de coups de coeur et de coups du sort, de tentations et de sensations, de glissades et de plongeons, de cavalcades et de gueules de bois. Louise ne sait plus où donner de la tête et n'a plus la notion du temps, d'ailleurs elle a perdu sa montre. Que cherche-t-elle au bout de ce vertige ? Trois ans passent et la réponse n'est peut-être pas celle qu'elle attendait.
Imaginons l'événement suivant : Simon Reynolds, l'érudit critique de rock anglais auteur de Rétromania, sonne égaré à votre porte. Imaginons ensuite que vous vous appeliez François Gorin, autre spécialiste de la chose rock, que l'ouvrage de Reynolds a questionné au plus profond de son amour de la musique. Il s'agit évidemment d'une chance à ne pas laisser passer. Une semaine durant, chaque soir, les deux éminents critiques se retrouvent, thé et platine disque à portée de main, pour faire le point sur la passion qui les anime. Au cours d'un dialogue évoquant musiques africaines et Elvis Costello, Beach House et Kanye West, le Français va tout tenter pour remonter le moral d'un Anglais désabusé par une époque où tout peut être écouté d'un clic, où les coffrets se transforment en mausolées, et où les vinyles prennent la poussière sur les étagères des collectionneurs. Et peu importe, finalement, de savoir ce que tout ceci doit à l'imagination.
Le carnet était donc aussi à mon insu un pense-bête : le seul endroit où, en dehors de ma mémoire qui a ses défauts et ses trous, ces noms-là étaient inscrits. Celles ou ceux qui les portent sont encore parfois présents à mon esprit. D'autres au contraire dorment à l'abri de mes pensées et ne se réveillent que sous mes yeux. La hiérarchie que cela crée entre ces noms est virtuelle, fluctuante, aléatoire. Ils excitent encore l'envie ou le regret, la curiosité ou l'amusement. Ma liste a été constituée de façon quasi aléatoire. L'anonymat des élu(e)s sera respecté, seule étant indiquée, comme sur l'encoche imprimée du carnet d'origine, l'initiale du nom propre."
Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.Retour en arrière: Hansen est superintendant a L'Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et ? plus encore ? de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu'il n'est pas occupé à venir en aide aux habitants de L'Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l'emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L'Excelsior, des conflits éclatent. Et l'inévitable se produit.Une église ensablée dans les dunes d'une plage, une mine d'amiante à ciel ouvert, les méandres d'un fleuve couleur argent, les ondes sonores d'un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman.Histoire d'une vie, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon est l'un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu'animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l'égard de toutes les formes d'injustice.
Ils vivent en Suisse, au Japon, à New York, Los Angeles ou Tel-Aviv. Ce sont des hommes et des femmes de tous âges qu'a priori rien ne rapproche. Et pourtant? Saisis à un moment décisif de leur parcours, les personnages d'Être un homme sont poussés à questionner le sens profond de leur existence. Pour certains, il s'agit de leur judéité. Pour d'autres, des liens familiaux, amoureux ou amicaux qui les unissent. Une aura de mystère les entoure, comme si une présence invisible les accompagnait. Dans ce recueil de nouvelles conçu avec l'ampleur d'un roman, Nicole Krauss fait mouche par la justesse et la poésie de son écriture. Elle tient une place à part dans le paysage littéraire américain et le prouve une fois de plus. Magistralement.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Paule Guivarch.Née en 1974, Nicole Krauss a publié en 2006 L'Histoire de l'amour (Gallimard, prix du Meilleur livre étranger). En 2011, elle a rejoint les Éditions de l'Olivier avec La Grande Maison. Son dernier roman, Forêt obscure, a connu un très beau succès critique et public en 2018.