Avec La Vache, c'est un monde d'images et de représentations inédit qui s'ouvre au lecteur francophone. Le roman traite pourtant d'une période historique connue, celle, tragique, de la collectivisation et de la dékoulakisation. Mais dans ce texte, écrit en 1930, Guennadi Gor la peint aux couleurs de l'utopie révolutionnaire. Ici, la collectivisation est présentée comme la victoire du Nouveau contre l'Ancien. Elle se fait dans une atmosphère joyeuse, dirigée par le camarade Molodtsev, un activiste venu de Leningrad, et portée par les enfants ainsi que par une paysanne illettrée, Katerina, capable à elle seule d'organiser l'élevage du kolkhoze. Si, en véritable " conte soviétique ", le roman reprend toute l'imagerie de la révolution, le jeu, habile sur les formes et les couleurs, empruntant tant à l'art pictural que cinématographique, en fait une ?uvre d'une profonde originalité. Ce récit, Guennadi Gor refusa de le publier, par peur d'encourir les foudres du pouvoir. Longtemps oublié, l'auteur, aujourd'hui comparé à Andreï Platonov, retrouve sa place, au moment où la Russie redécouvre son histoire et sa littérature du XXe siècle.
Nombre de pages
155
Date de parution
15/10/2004
Poids
246g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782882501448
Titre
LA VACHE
Auteur
Gor Guennadi ; Coldefy-Faucard Anne
Editeur
NOIR BLANC
Largeur
145
Poids
246
Date de parution
20041015
Nombre de pages
155,00 €
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Ceci est l'édition bilingue de l'un des livres les plus déroutants, les plus poignants de la poésie russe du vingtième siècle. Pourtant, hormis une publication très partielle dans une revue confidentielle en 2002, il n'a pas encore vu le jour en Russie. Le poète Guennadi Gor (1907-1981) ne figure dans aucune anthologie ou histoire de la poésie russe. Les raisons d'un tel silence sont d'ordre à la fois idéologique et esthétique. Tout d'abord, le poète s'est révélé à lui-même dans les conditions exceptionnelles du siège de Léningrad, le plus meurtrier de l'histoire, qui s'il n'occupe toujours pas la place qui lui revient dans notre mémoire a été aussi fortement élimé et défiguré en Union Soviétique, voire dans la nouvelle Russie. Bien que Gor aborde un sujet tabou tel que le cannibalisme provoqué par la terrible famine qui fit plus d'un million de morts, son livre est toutefois à cent lieues d'une chronique réaliste: ce sont les poèmes d'un homme qui vécut le siège dans sa chair et dans son esprit, jusqu'aux limites de l'horreur et de l'épouvante, du dicible, et qui, par la poésie, va s'efforcer d'y échapper, de survivre à la faim et à la folie toute proche, à la mort elle-même qui se résorbe dans le rêve pareil aux fleuves purificateurs de son enfance.
Cette tache d'humidité apparue sur le mur de la salle de bains était-elle un signe ? Alors que le narrateur récupère les résultats d'une analyse de routine, le médecin annonce un petit doute sur le VIH En attendant le verdict d'un examen de confirmation, il ne peut partager son anxiété avec son père, venu faire des travaux de réfection dans son studio, ni avec son dernier partenaire - ils n'ont pas prévu de se revoir. Les heures passent au ralenti ; rêves et souvenirs contaminent la réalité. La tache qui progresse au-dessus du lavabo matérialise l'invasion rampante de l'inquiétude : que sera-t-il permis de vivre et d'espérer au-delà de l'angoisse ? Etonnamment souple, poétique, ludique, la langue de ce roman se distord, insinuant que la peur est une affection psychotrope.