Ainsi parlait Saint-Pol-Roux. Dits et maximes de vie
SAINT-POL-ROUX
ARFUYEN
14,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782845903272
Saint Pol-Roux occupe dans la littérature française une place à part : il est l'héritier direct du romantisme ; il est le fondateur, avec quelques amis, du symbolisme ; enfin il a été salué par les surréalistes comme leur grand précurseur. Bien au-delà de ces mouvements, le génie visionnaire qui éclate dans ses « oeuvres futures » en font l'un des théoriciens les plus hardis de son temps. Mais tout autant que son oeuvre, c'est la personnalité rayonnante du « Mage de Camaret » qui a fasciné ses contemporains et qui donne aujourd'hui encore à ses textes une saveur inimitable : « Saint-Pol-Roux, écrit Max Jacob, aura été le dernier de ceux pour lesquels la Poésie c'est aussi une vie d'apôtre, de Saint, la grandeur des vues, la sublimité des préoccupations, la bonté, la haute honnêteté. » Et le surréaliste Éluard n'est pas moins élogieux : « Quand nous le lisons, tout tremblants, enchantés et les yeux pleins de larmes devant cette beauté si nouvelle et candide, cette beauté qui sourit irrésistiblement à l'homme et aux quatre éléments, un nom nous vient aux lèvres qui nous fait ses enfants : Saint-Pol-Roux le Divin. » Une grande partie des manuscrits de Saint-Pol-Roux a été détruite par l'occupant nazi. Ces pages, dispersées sur la lande et recueillies par des Camaretois, ont été pieusement conservées par Divine, sa fille. Au fur et à mesure des années, ces textes ont été publiés en 23 volumes par Gérard Macé, Alistair Whyte et Jacques Goorma. Le travail d'édition se poursuit aujourd'hui. Ce petit volume de la collection Ainsi parlait est donc un moyen précieux pour découvrir d'une manière synthétique une oeuvre majeure.Notes Biographiques : Né Paul Roux est né en 1861 dans la banlieue de Marseille. Bachelier en 1880, il s'engage au 141e RI qui le mène en Afrique du Nord. À son retour, il monte à Paris pour étudier le droit. En 1885, il rencontre Villiers de L'Isle-Adam. Il fonde La Pléiade, dont sortira Le Mercure de France. À partir de 1890, il signe Saint-Pol-Roux et commence sa grande pièce La Dame à la faulx. Au banquet en l'honneur de Gauguin, en mars 1891, il siège à la droite de Mallarmé qui l'appelle son « fils ». Entre 1893 et 1894, paraît son grand recueil en prose, Les Reposoirs de la Procession. Il quitte Paris en 1895 pour vivre à Bruxelles, dans les Ardennes, puis à Roscanvel (Finistère). En 1900 à l'Opéra-Comique est donnée la première de Louise, de Charpentier, dont il a écrit le livret. En juin 1905, il s'installe à Camaret, dans un manoir qu'il a fait construire face à l'océan. En mars 1915, son fils aîné meurt à Verdun. En 1923, Breton lui rend visite au poète et lui dédie Clair de terre. En 1925 paraît «Hommage des surréalistes à Saint-Pol-Roux ». Le 18 juin 1940, le poète enterre dans son jardin le manuscrit de son poème: Le Monstre de Berchtes-gaden. Le 23, un soldat allemand investit le manoir, il blesse sa fille Divine avant de la violer. Dans la nuit du 4 octobre, le manoir est pillé et ses manuscrits détruits. Très atteint, Saint-Pol-Roux meurt le 18 octobre.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
176
Date de parution
10/03/2022
Poids
300g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782845903272
Titre
Ainsi parlait Saint-Pol-Roux. Dits et maximes de vie
Auteur
SAINT-POL-ROUX
Editeur
ARFUYEN
Largeur
120
Poids
300
Date de parution
20220310
Nombre de pages
176,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Chronologie et notes par Alistair Whyte4e de couverture : Publier Saint-Pol-Roux en «Poésie/Gallimard» vient enfin combler une lacune criante dans la représentation de la poésie française où il occupe une place singulière, mais décisive. On se souviendra qu'il a fondé la revue La Pléiade (ab 1886) dont sera issu Le Mercure de France (ab 1889), que Mallarmé l'appelait son «fils», qu'en 1925 les surréalistes lui offrirent un banquet à la Closerie des Lilas et lui rendirent hommage dans les Nouvelles Littéraires, qu'il écrivit des pièces de théâtre, des livrets d'opéra, tout en s'ouvrant avec curiosité aux multiples manifestations de la modernité (survol en avion de la rade de Brest, en 1913) auxquelles il fera écho dans ses poèmes.Notes Biographiques : Né en 1861 près de Marseille, Saint-Pol-Roux (nom de plume de Pierre Paul Roux) fut à ses débuts un membre actif du groupe symboliste. Se détachant des cénacles parisiens, il se retire en Bretagne, d'abord à Roscaven, puis à Camaret. Le mouvement surréaliste verra en lui un des ses principaux précurseurs. Saint-Pol-Roux est mort tragiquement le 18 octobre 1940 à Brest.
Cet ouvrage appréhende le corps à travers la corpulence, caractère physique essentiel aussi bien en termes dapparence que de santé. Variant considérablement dun milieu social à lautre, la corpulence est aujourdhui lobjet dun souci permanent et de multiples stratégies visant à se rapprocher dun idéal, le corps désirable, incarnation de contraintes sociales et morales qui font de chacun le responsable de son poids. Guidée par la volonté de déconstruire une réalité en apparence familière, cette étude porte sur les inégalités de corpulence un regard neuf. Elle montre, en adoptant une optique à la fois pluridisciplinaire, temporelle et spatiale, combien les phénomènes en jeu dans la corpulence diffèrent selon le sexe des individus. La corpulence est, en fait, un critère de distinction sexué, qui tient moins aux différences physiologiques entre hommes et femmes quaux modes de représentation et de perception de leur corps dans les sociétés contemporaines.
Le PANOPTIKUM de Joseph Roth a été publié à Munich en 1930, juste entre ses deux grands romans Job (1930) et La Marche de Radetzky (1932). La présente édition constitue la première traduction intégrale de cet ouvrage en français. Une première traduction de brefs extraits a paru en 1959 dans les Classiques Hachette. Une dizaine de textes a paru ensuite dans différents recueils et un ensemble plus large dans le volume intitulé Cabinet des figures de cire précédé d'Images viennoises (Seuil, 2009). Le terme Panopticon a été vulgarisé par le philosophe anglais Jeremy Bentham (1748-1832) pour désigner une architecture d'où tout peut être observé d'un point central. Roth a conçu son livre comme un dispositif d'observation de la société de son temps. Il reprend cette image à plusieurs reprises au sens d'un musée de cire (autre sens de Panoptikum en allemand), d'une lanterne magique donnant un "panorama du monde" (Weltpanorama) ou d'un "musée des horreurs panoptique" . Les 28 textes de l'architecture créée par Roth se répartissent ainsi en trois ensembles très identifiables : Villes, L'Hôtel et Voyages. L' "Hommage à Joseph Roth" présenté en tête du présent volume a été prononcé par Stefan Zweig à Paris, quelques jours après la mort de Roth. Nombre des thèmes qu'il aborde se retrouvent dans les textes du PANOPTIKUM et les analyses qu'en donne celui qui n'a pas publié encore le fameux Monde d'hier (rédigé de 1934 à 1942) en renforce l'effet "panoptique" , comme une autre forme d'autobiographie d'un monde en éclats.
Il n'est pas nécessaire, disait Laurent de la Résurrection, d'avoir de grandes choses à faire, je retourne ma petite omelette dans la poêle pour l'amour de Dieu." Et il expliquait : "Le temps de l'action n'est pas différent de celui de l'oraison ; je possède Dieu aussi tranquillement dans le tracas de ma cuisine que si j'étais à genoux devant le Saint-Sacrement." Etrange mystique que celui-là : ni saint ni bienheureux ni même vénérable, et pourtant l'une des plus hautes figures spirituelles du Carmel et, sans aucun doute, celle qui parle le plus à notre époque. Né dans un village pauvre de Lorraine, soldat puis domestique, il restera toute sa vie frère convers, voué aux tâches les plus humbles : cuisinier, puis savetier. Peu lui importe : "Il n'est pas nécessaire d'être toujours à l'église pour être avec Dieu ; nous pouvons faire de notre coeur un oratoire dans lequel nous nous retirons de temps en temps pour nous y entretenir avec lui amoureusement." Telle est sa "pratique de la présence de Dieu", simple et joyeuse. Son oeuvre se résume à des maximes et à 16 lettres. Mais son rayonnement est tel que les plus grands, notamment Fénelon, viennent lui demander conseil et qu'il est de son vivant compté parmi les plus grands mystiques. Le P. de Beaufort publie en 1692 ses écrits et deux ans plus tard les Entretiens qu'il a eus avec lui. Il les accompagne de deux hommages. Nous publions l'intégralité de ces textes. Préface et postface sont signées par deux carmes spécialistes de Frère Laurent : S. Robert (Québec) et M. -L. Huet (Toulouse).
Marquée par une enfance misérable et par la culture très inégalitaire de son pays, Fumiko Hayashi décrit de manière poignante, à travers le destin d'un animal ou le regard d'un enfant, la lutte de ses compatriotes, et en particulier des femmes, pour leur dignité. Grâce à son exceptionnelle qualité d'observation de la vie quotidienne et à sa profonde sensibilité au sort des plus démunis, sa place dans la littérature japonaise du XXe siècle se situe aujourd'hui aux côtés des plus grands. Après La Flûte de la grue, paru chez Arfuyen en mai 2024, le nouvel ensemble de textes ici présenté par René de Ceccatty comprend, à côté de contes d'inspiration plus ou moins fantastique, plusieurs nouvelles et récits autobiographiques comme l'admirable "Une femme célèbre" qui donne son titre au recueil.
Colette aimait à dire qu'elle n'était devenue écrivaine que par hasard : "Dans ma jeunesse je n'ai jamais, jamais désiré écrire". Mais à l'âge de 20 ans, elle épouse Gauthier-Villars (Willy) et devient l'un de ses multiples "nègres" . Sa vocation, nous dit-elle, était tout autre : "Née d'une famille sans fortune, je n'avais appris aucun métier. Je savais grimper, siffler, courir, mais personne n'est venu me proposer une carrière d'écureuil, d'oiseau ou de biche". Colette n'a pas fréquenté, comme les autres grands écrivains de sa génération, les grands lycées parisiens. Sa scolarité s'est arrêtée lorsqu'elle avait 16 ans. Elle a toujours gardé l'accent bourguignon : cette "voix de syrinx, écrivait Aragon, où perchait / Avec toutes les variations d'un / Beaune / Le roulement des r comme un vin dans le chai" . Sans cesse, écrivait-elle, il faut retourner aux choses : "Nous ne regardons, nous ne regarderons jamais assez, jamais assez juste, jamais assez passionnément". Ce qui rend vivantes toutes choses , c'est une certaine vibration qui est en elles, un rythme. Colette jouait bien du piano et a écrit le livret de L'Enfant et les Sortilèges de Ravel. C'est chez sa mère qu'elle a trouvé la force de cette liberté indomptable. "Marcel Schwob, déclarait-elle, m'appelait "la béguine aux scrupules". Et il est vrai que je mets des scrupules un peu dans tout. Je cache mes scrupules sous un peu de cynisme".