Ainsi parlait Saint-Pol-Roux. Dits et maximes de vie
SAINT-POL-ROUX
ARFUYEN
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EAN :9782845903272
Saint Pol-Roux occupe dans la littérature française une place à part : il est l'héritier direct du romantisme ; il est le fondateur, avec quelques amis, du symbolisme ; enfin il a été salué par les surréalistes comme leur grand précurseur. Bien au-delà de ces mouvements, le génie visionnaire qui éclate dans ses « oeuvres futures » en font l'un des théoriciens les plus hardis de son temps. Mais tout autant que son oeuvre, c'est la personnalité rayonnante du « Mage de Camaret » qui a fasciné ses contemporains et qui donne aujourd'hui encore à ses textes une saveur inimitable : « Saint-Pol-Roux, écrit Max Jacob, aura été le dernier de ceux pour lesquels la Poésie c'est aussi une vie d'apôtre, de Saint, la grandeur des vues, la sublimité des préoccupations, la bonté, la haute honnêteté. » Et le surréaliste Éluard n'est pas moins élogieux : « Quand nous le lisons, tout tremblants, enchantés et les yeux pleins de larmes devant cette beauté si nouvelle et candide, cette beauté qui sourit irrésistiblement à l'homme et aux quatre éléments, un nom nous vient aux lèvres qui nous fait ses enfants : Saint-Pol-Roux le Divin. » Une grande partie des manuscrits de Saint-Pol-Roux a été détruite par l'occupant nazi. Ces pages, dispersées sur la lande et recueillies par des Camaretois, ont été pieusement conservées par Divine, sa fille. Au fur et à mesure des années, ces textes ont été publiés en 23 volumes par Gérard Macé, Alistair Whyte et Jacques Goorma. Le travail d'édition se poursuit aujourd'hui. Ce petit volume de la collection Ainsi parlait est donc un moyen précieux pour découvrir d'une manière synthétique une oeuvre majeure.Notes Biographiques : Né Paul Roux est né en 1861 dans la banlieue de Marseille. Bachelier en 1880, il s'engage au 141e RI qui le mène en Afrique du Nord. À son retour, il monte à Paris pour étudier le droit. En 1885, il rencontre Villiers de L'Isle-Adam. Il fonde La Pléiade, dont sortira Le Mercure de France. À partir de 1890, il signe Saint-Pol-Roux et commence sa grande pièce La Dame à la faulx. Au banquet en l'honneur de Gauguin, en mars 1891, il siège à la droite de Mallarmé qui l'appelle son « fils ». Entre 1893 et 1894, paraît son grand recueil en prose, Les Reposoirs de la Procession. Il quitte Paris en 1895 pour vivre à Bruxelles, dans les Ardennes, puis à Roscanvel (Finistère). En 1900 à l'Opéra-Comique est donnée la première de Louise, de Charpentier, dont il a écrit le livret. En juin 1905, il s'installe à Camaret, dans un manoir qu'il a fait construire face à l'océan. En mars 1915, son fils aîné meurt à Verdun. En 1923, Breton lui rend visite au poète et lui dédie Clair de terre. En 1925 paraît «Hommage des surréalistes à Saint-Pol-Roux ». Le 18 juin 1940, le poète enterre dans son jardin le manuscrit de son poème: Le Monstre de Berchtes-gaden. Le 23, un soldat allemand investit le manoir, il blesse sa fille Divine avant de la violer. Dans la nuit du 4 octobre, le manoir est pillé et ses manuscrits détruits. Très atteint, Saint-Pol-Roux meurt le 18 octobre.
Nombre de pages
176
Date de parution
10/03/2022
Poids
300g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782845903272
Titre
Ainsi parlait Saint-Pol-Roux. Dits et maximes de vie
Auteur
SAINT-POL-ROUX
Editeur
ARFUYEN
Largeur
120
Poids
300
Date de parution
20220310
Nombre de pages
176,00 €
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Chronologie et notes par Alistair Whyte4e de couverture : Publier Saint-Pol-Roux en «Poésie/Gallimard» vient enfin combler une lacune criante dans la représentation de la poésie française où il occupe une place singulière, mais décisive. On se souviendra qu'il a fondé la revue La Pléiade (ab 1886) dont sera issu Le Mercure de France (ab 1889), que Mallarmé l'appelait son «fils», qu'en 1925 les surréalistes lui offrirent un banquet à la Closerie des Lilas et lui rendirent hommage dans les Nouvelles Littéraires, qu'il écrivit des pièces de théâtre, des livrets d'opéra, tout en s'ouvrant avec curiosité aux multiples manifestations de la modernité (survol en avion de la rade de Brest, en 1913) auxquelles il fera écho dans ses poèmes.Notes Biographiques : Né en 1861 près de Marseille, Saint-Pol-Roux (nom de plume de Pierre Paul Roux) fut à ses débuts un membre actif du groupe symboliste. Se détachant des cénacles parisiens, il se retire en Bretagne, d'abord à Roscaven, puis à Camaret. Le mouvement surréaliste verra en lui un des ses principaux précurseurs. Saint-Pol-Roux est mort tragiquement le 18 octobre 1940 à Brest.
Si l'alimentation a été étudiée depuis les origines de la sociologie, elle n'a été que tardivement considérée comme un objet en tant que tel, peinant à trouver sa place entre les discours des sciences biologiques et psychologiques. Manger, cet acte qui pourrait sembler anodin et banal, constitue une pratique culturelle dont la compréhension est une porte d'entrée idéale pour saisir l'organisation d'une société. Parce que les pratiques alimentaires jouent le rôle de marqueurs identitaires et occupent une place centrale dans les processus de différenciation sociale, elles sont à la fois le reflet et la source de nombreuses inégalités sociales, qu'il s'agisse de ressources économiques, d'apparence ou encore de santé. C'est ce dernier aspect qui est au coeur de ce numéro de l'Année sociologique. Quelles sont en effet les évolutions de l'alimentation et de sa sociologie au regard des inégalités sociales ...
Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l'oeuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d'une part, c'est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s'adresse donc à un public plus large ; d'autre part, le Commentaire mobilise l'ensemble de la culture d'Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L'attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d'autres oeuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l'évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c'est s'adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n'est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c'est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l'oeuvre latine et l'oeuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d'Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l'université catholique de Lyon et membre de l'équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l'université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d'Eckhart parus dans la même collection.
Après Maître Eckhart et Thérèse d'Avila, ce livre est le 3e de la collection "Ainsi parlait". Pourquoi Sénèque ? "Sénèque fascine ; Sénèque irrite, écrit Louis Gehres. Déjà Néron supportait mal ce trop sage précepteur ; et la postérité n'a pas fini de s'en agacer. La gloire, la richesse, le pouvoir, tout lui a été donné. Mais il se pique de ne se soucier que de sagesse." Le destin de Sénèque ne fut pourtant pas dépourvu d'épreuves : le bannissement en Corse, la mort de son fils, mais surtout le suicide en 65, sur ordre de Néron. Tacite a donné des derniers instants de Sénèque un récit dont la grandeur évoque, bien sûr, la mort de Socrate. Son oeuvre acquiert là une signature de vérité qui en change la lecture.