Le temps des rites. Handicaps et handicapés, 3e édition
Gomez Jean-François
TERAEDRE
17,50 €
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EAN :9782360850204
Il est temps aujourd'hui de modifier profondément notre regard sur les personnes handicapées et sur les"exclus"de toute catégorie, qu'ils soient ou non dans les institutions. Pour l'auteur du Temps des rites, l'occultation du symbolique, ou son déplacement en une société de"signes"qui perd peu à peu toute forme de socialité repérable et transmissible, produit des dégâts incalculables que les travailleurs sociaux, plus que quiconque, doivent intégrer dans leur réflexion. Il faudrait s'intéresser aux rituels et aux"rites de passage"qui accompagnaient jusque-là les parcours de toute vie humaine, débusquer l'existence d'une culture qui s'exprime et s'insinue dans toutes les étapes de vie. On découvrira avec étonnement que ces modèles anciens qui ont de plus en plus de la peine à se frayer une voie dans les méandres d'une société technicienne sont d'une terrible efficacité. Confrontés aux modèles modernes et postmodernes de"prise en charge"et d"'accompagnement social", ils gardent toute leur validité. En prenant l'exemple des personnes dites"handicapées mentales"engagées ou non dans un processus d'éducation spécialisée, l'auteur nous montre comment a pu fonctionner cette évacuation subtile du symbolique, produisant un simulacre d'attention, une image d'enfance à vie. Ce livre de praticien, riche d'exemples et de situations concrètes, réintroduit la dimension culturelle et anthropologique dans la boîte à outil du travail social, en même temps qu'il ouvre à une réflexion de fond sur les méthodes". (4e de couverture de l'édition québécoise).
Nombre de pages
200
Date de parution
20/05/2011
Poids
265g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782360850204
Titre
Le temps des rites. Handicaps et handicapés, 3e édition
Auteur
Gomez Jean-François
Editeur
TERAEDRE
Largeur
150
Poids
265
Date de parution
20110520
Nombre de pages
200,00 €
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Nous sommes habités par un poème nous dit l'auteur amoureux de la poésie andalouse. Pénétrant en chacun de nous, cette voix nous pousse vers un "autre récit" nous rappelant notre condition d'exilé. Pour devenir pleinement homme, il nous faut retrouver le poids des mots et leur singulière présence. On trouvera dans ce recueil, la nostalgie du père et de son Algérie inoubliable, la culture occitane et ses châteaux, le camp de Septfons et la mémoire des réfugiés de la guerre d'Espagne...
Cet ouvrage présente une réflexion approfondie, renouvelée, parfois audacieuse, sur l'acte éducatif confronté au réel du handicap. Les textes de l'auteur rassemblés ici sont issus pour la plupart de conférences données pour un public varié. L'auteur approfondit pas à pas les situations les plus ordinaires sous un jour nouveau : care, bientraitance, éthique, valeur, engagement, etc., loin de la littérature de formation actuelle, envahie de normes. Ne craignant pas de dénoncer un sociologisme primaire et inopérant et, se faisant, d'élaborer des outils théoriques appropriés, ce livre s'attache à comprendre et définir de l'intérieur ce qui est vraiment en jeu dans l'éducation spécialisée et les métiers du social qui lui sont proches. Les enseignants et étudiants de niveaux licence (L3) et master (M1, M2), en sociologie, psychologie, anthropologie, sciences de l'éducation et formateurs en IRTS (Instituts Régionaux de Travailleurs Sociaux) seront intéressés par l'ouvrage, tout comme les travailleurs médico-sociaux, les personnels éducatifs, les psychothérapeutes, les psychologues et toute personne travaillant dans le champ du handicap.
Quels responsables, quels cadres pour les équipes, les services et les établissements ? Comment diriger, comment encadrer, et comment y être formé ? Cette question se pose-t-elle différemment aux trois niveaux de la fonction de direction : de services ou de petites structures, d'établissements, d'associations de gestion ? Comment accède-t-on aujourd'hui aux fonctions de direction : voie promotionnelle ou voie " universitaire " ? Quels " modèles " y a-t-il derrière ces choix ? La " gouvernance " est-elle un concept neutre ?
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?
Pour des courants influents de la postmodernité, la personne consiste dans la somme d'informations qui règne sur un archipel d'os et d'organes régit par des fonctions biologiques, elle est le « fantôme dans la machine » (Ryle). Dans le dualisme cartésien dont nous sommes les héritiers, le corps est une sorte de véhicule de la personne, l'enclos matériel de son intériorité. Dans ce contexte où domine l'information, le rendement, l'efficacité, l'utilitarisme, etc. Une vaste littérature technophile, émerveillée par les technologies contemporaines, voit un avenir radieux se dessiner devant nous, fait de prothèses, de puces électroniques. Le corps est aujourd'hui perçu à l'image de la relique indigne d'une humanité dont on prétend qu'elle est dépassée. La maladie, la mort, rançon de la condition corporelle de l'humain sont désormais perçues comme prochainement vaincues par l'avancée des connaissances scientifiques. L'immortalité serait pour demain, la maladie n'aura plus la moindre virulence. La science est aujourd'hui érigée par certains scientifiques en substitut de Dieu, ils promettent le paradis dans les décennies à venir sans bien, par ailleurs, réfléchir au contexte sociologique d'aujourd'hui où règne une inégalité sociale terrifiante entre les individus et les sociétés à travers le monde. Il ne s'agit nullement ici de dénigrer les avancées scientifiques. Le cyborg est déjà dans nos murs, il n'est pas le surhomme de demain, mais il prend la figure d'hommes ou de femmes malades ou handicapées dont l'appareillage technique sauve les vies ou leur octroie une autonomie dont on aurait même pas rêvé il y a trente ans. Mais bien entendu des prothèses à visée thérapeutique, restaurant un organe ou une fonction ne soulèvent guère d'objections, elles s'intègrent dans un long processus de réparation et d'ingéniosité de la médecine. Les visées « mélioristes » (enhancement) sont nettement plus problématiques visant à « améliorer » l'homme, à maximiser ses performances. L' « améliorer » au nom de quelle valeur ? Pourquoi ... La technique devient une religiosité, un techno-prophétisme, une voie de salut pour délivrer l'homme de ses anciennes limites posées désormais comme des pesanteurs. Exigence d'une liberté que plus rien ne borne sinon le désir, et surtout pas la responsabilité. « Augmenter » l'humain prend différente forme, sans relation souvent les unes avec les autres, sinon dans l'imaginaire d'un monde sans maladie, avec une mort repoussée à l'infini, une volonté de maitrise radicale de tous les processus corporels. L'analyse doit se tenir hors des deux tentations, celle de la nostalgie d'un corps ancien, perçu comme une sorte d'ontologie de l'humain, un lieu naturel et irréductible, et celle de la fascination pour une technologie remaniant en profondeur un corps perçu comme obsolète. Tel est l'objet de ce volume qui mêle des chercheurs ayant écrit et réfléchit sur les technologies, et sur le corps. Dans ce contexte où des techno-prophètes énoncent le