Ces études débordent le problème du temps chez les Stoïciens et se proposent d'établir que cette question, en apparence modeste, permet d'éclairer, et en même temps commande l'ensemble du système. Au premier abord en effet, la théorie du temps se présente comme une simple section d'un chapitre de la Physique, celui qui traite des Incorporels. Mais déjà la simple interprétation des textes transmis fait voir que cette théorie tient étroitement à d'autres théories, comme celle des incorporels en général, des catégories, de la substance. Abordant ensuite les thèses majeures de la logique et de l'éthique, on s'aperçoit qu'à leur tour elles sont solidaires de la conception du temps qui, dans bien des cas, fait évanouir leur apparence de paradoxe. A cela même, il n'y a rien d'étrange, si l'on se souvient que le stoïcisme, plus que tout autre philosophie antique, constitue un système cohérent. Mais plus particulièrement, le problème du temps a dû former comme le n?ud de la réflexion stoïcienne qui vise, contre les lourdes autorités de Platon et d'Aristote, à rétablir dans sa réalité et dans sa dignité, le concret, le sensible, disqualifié comme "sujet à la génération et à la corruption", c'est-à-dire, en un mot, comme "l'être dans le temps".
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Date de parution
03/05/2000
Poids
300g
Largeur
215mm
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EAN
9782711603091
Titre
LE SYSTEME STOICIEN ET L'IDEE DE TEMPS
ISBN
2711603091
Auteur
GOLDSCHMIDT
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
300
Date de parution
20000503
Nombre de pages
0,00 €
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Dans ce monumental ouvrage devenu un classique du commentaire, Victor Goldschmidt, fidèle à sa méthode structurale et combattant l'idée selon laquelle la pensée de Rousseau ne serait pas "organisée" , démontre qu'il est possible d'expliciter les "principes du système de Rousseau" . Dénonçant l'opposition reçue entre la genèse et la structure, l'auteur procède à un examen minutieux de la constitution de ces principes, en s'appuyant sur les deux Discours et l'Emile - Rousseau lui-même disait que son système y était formulé -, mais surtout sur le Discours sur l'inégalité, dont le présent travail étudie le contenu et les prolongements. Prenant le temps de considérer ce texte comme une oeuvre proprement philosophique et d'établir la thèse des interlocuteurs du philosophe pour mieux déterminer sa pensée, Victor Goldschmidt montre comment s'élabore et progresse cette pensée et en restitue ainsi le sens, la cohérence, en un mot l'unité substantielle.
Comment penser une philosophie du droit chez Epicure, sans le trahir ? Comment dégager des principes politiques dans l'oeuvre de celui dont la maxime était de "vivre caché", loin des affaires administratives concernant la Cité ? Le défi peut paraître ambitieux, c'est pourtant celui que relève V. Goldschmidt dans cet ouvrage. Et il puise à la source même, au coeur des dernières sentences des Maximes Capitales, grâce auxquelles il thématise et structure une pensée politique s'inscrivant parfaitement au sein de la logique de la doctrine épicurienne. En effet, pour vivre bien, il est nécessaire de penser le "vivre ensemble" avec des lois pour toile de fond. La pensée épicurienne se déploie autour des concepts directeurs que sont l'intérêt, la réciprocité, la sécurité, tandis que le juste se définit en référence à l'utile. Le droit épicurien veut s'imposer comme une réalité et dépasser le simple statut de "doctrine" du droit. C'est dire toute la portée de cette étude, et la place qu'on doit accorder à la pensée épicurienne dans la philosophie politique, y compris contemporaine.
Rêve et existence occupe une place tout à fait singulière à l'intérieur du corpus binswangerien, de ce vaste ensemble d'articles, conférences et ouvrages par lesquels la Daseinsanalyse avait déjà atteint son plein développement en 1954, au moment où parut la première traduction en français de ce texte accompagnée d'une longue introduction signée Michel Foucault. Si dans les années vingt le psychiatre suisse avait consacre ses efforts à la question du statut épistémologique de la psychologie et de la psychiatrie, avec cet essai de 1930 il exprimait pour la première fois l'ambition philosophique de conjuguer l'analytique phénoménologique de Heidegger avec la psychopathologie. On trouvera ici une nouvelle traduction de cet essai qui représentait en quelque sorte, aux yeux de Binswanger lui-même, le manifeste programmatique de la Daseinsanalyse.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"