Quand Freud voit la mer. Freud et la langue allemande
Goldschmidt Georges-Arthur
BUCHET CHASTEL
20,30 €
Epuisé
EAN :9782283021972
Georges-Arthur Goldschmidt propose ici une étude pénétrante de la pensée freudienne au travers de la langue allemande. I affirme que la découverte freudienne tient, beaucoup plus qu'on ne le pense, à la structure même de la langue allemande. Selon la formule lacanienne, l'inconscient serait structuré comme une langue : l'allemand. Baignant dans cette mer, Freud en aurait reconnu les courants.Freud a exploré l'allemand comme on ne l'avait guère fait avant lui. A la fois langue d'enfance - toutes les racines y sont reconnaissables - et langue de l'espace concret, elle s'offre au regard dans tous ses replis.La catastrophe s'y profilait déjà et c'est cet inconscient à fleur de langue que Freud a sondé. Il nage dans cette eau qui l'entoure de toutes parts mais il plonge aussi et ramène à la surface ce qui s'y cachait.Freud fait parler ses personnages en véritable romancier. Il donne à voir ce qu'ils disent et la parole prend à travers eux une éfficacité qui traverse le fonctionnement de la langue et en révèle les tensions et les rétentions.Il tente de porter au niveau de la pensée ce qui, en Allemagne, va déclencher l'irrémédiable. Il fait naître un savoir qui aurait pu élucider un refoulé majeur
Nombre de pages
225
Date de parution
09/03/2006
Poids
296g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782283021972
Titre
Quand Freud voit la mer. Freud et la langue allemande
Auteur
Goldschmidt Georges-Arthur
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
140
Poids
296
Date de parution
20060309
Nombre de pages
225,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Voici encore le personnage d'un corps dérisoire minable et touchant, irritant et pitoyable, inadapté prétentieux, toujours coupable sans jamais être vraiment fautif. Livré à ses rêveries de soumission perverse et à leurs exécutants de rencontre, il est ici, tour à tour, réveillonneur, coureur à pied, roi aussi, conférencier et bien entendu archéologue. Bombardé professeur auxiliaire dans une petite ville du Centre, il tente de s'y faire accepter par ceux qui l'entourent, à la fois cruels et salaces. En contrepartie, il les gratifie de ses lumières sur l'art et leur fait une conférence, devenu champion d'une culture qui ne le lui rend guère. Son ridicule éclate à chaque pas, sa naïve fatuité n'est qu'un cache-vice, une transparente feuille de vigne dont ce solitaire tente de masquer d'inavouables pratiques. Mais tel est pris qui croyait prendre car le héros de cette histoire ne représente-t-il pas la part d'ombre que nous cachons tous ?
A l'heure où de nouvelles traductions de grands auteurs allemands - dont Freud - voient le jour, Georges Arthur Goldschmidt, traducteur de Peter Handke, Kafka, Nietzsche et Freud, entre autres, propose ici une étude pénétrante de la pensée freudienne au travers de cette langue et affirme : la découverte freudienne tient, beaucoup plus qu'on ne le pense, à la structure même de la langue allemande. Selon la formule lacanienne : l'inconscient serait structuré comme une langue : l'allemand. Baignant dans cette mer, Freud en aurait reconnu les courants. Freud a exploré l'allemand comme on ne l'avait guère fait avant lui. A la fois langue d'enfance - toutes les racines y sont reconnaissables - et langue de l'espace concret, elle s'offre au regard dans tous ses replis. La catastrophe s'y profilait déjà et c'est cet inconscient à fleur de langue que Freud a sondé. Il nage dans cette eau qui l'entoure de toute parts mais il y plonge aussi et ramène à la surface ce qui s'y cachait. Freud fait parler ses personnages en véritable romancier. Il donne à voir ce qu'ils disent et la parole prend à travers eux une efficacité qui traverse le fonctionnement de la langue et en révèle les tensions et les rétentions. Il tente de porter au niveau de la pensée ce qui, en Allemagne, va déclencher l'irrémédiable. Il fait naître un savoir qui aurait pu élucider un refoulé Majeur. L'auteur a inauguré par ce livre la tentative poursuivie par ses " varia " de la " Nouvelle Revue de Psychanalyse ".
Dans ce deuxième tome, Georges-Arthur Goldschmidt poursuit son travail de dscription de la langue allemande dans sa relation avec la mise en place de la psychanalyse. La découverte de Freud a-t-elle été orientée par la structure grammaticale de l'allemend qui veut qu'on garde toujours le meilleur pour la fin ...S'il est, en effet, souvent malaisé, voire impossible, de traduire tout ce que dit une langue, du moins peut-on tenter de la décrire, d'en restituer le déroulement et l'usage. Or Freud, comme s'il en avait déjà perçu les signes avant-coureurs, élabore la psychanalyse au moment même de la montée de la barbarie nazie qui souillera et dégradera la langue allemande. La "purification linguistique" l'une des grandes obsessions de la période pré-nazie accompagne ensuite l'extermination, le crime absolu au nom d'une fantasmatique "pureté raciale".Le vécu linguistique et sa connaissance de la langue allemande permettent à l'auteur de creuser ainsi plus avant le rapport de la psychanalyse avec la langue allemande.
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
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