Nuremberg, janvier 1946. Alors que le monde entier a les yeux rivés sur cette ville symbole du IIIe Reich, où les procès des grands criminels de guerre nazis viennent de commencer, un psychiatre américain de trente-quatre ans, Leon Goldensohn, entreprend de consigner les entretiens qu'il mène, jour après jour, avec Hermann Göring, Hans Frank, Karl Dönitz, Alfred Rosenberg, Rudolf Höss et une vingtaine d'autres, accusés ou témoins aux procès. Antécédents familiaux, vie sexuelle, carrière dans le parti, relations avec Hitler et avec les dignitaires du régime, participation à l'extermination des Juifs : Goldensohn note méthodiquement ses questions et les réponses qui lui sont faites. Il y a l'aristocratique Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich, qui dit sa fascination pour Hitler dans une cellule jonchée de détritus ; il y a Göring, qui accable les autres accusés de son mépris et joue au chef de guerre, détaillant son "code chevaleresque" ; il y a Julius Streicher et ses délires antisémites, teintés de pornographie ; il y a Höss, commandant d'Auschwitz entre 1941 et 1943, qui décrit froidement le mécanisme d'extermination, précisions à l'appui... Un témoignage extraordinaire sur la psychologie des nazis, et une pièce unique à verser aux archives du IIIe Reich.
Nombre de pages
800
Date de parution
04/06/2026
Poids
410g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782080166326
Auteur
Goldensohn Leon ; Gellately Robert
Editeur
FLAMMARION
Largeur
107
Date de parution
20260604
Nombre de pages
800,00 €
Disponibilité
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Nuremberg, janvier 1946. Alors que le monde entier a les yeux rivés sur cette ville symbole du IIIe Reich, où les procès des grands criminels de guerre nazis viennent de commencer, un psychiatre américain de trente-quatre ans, Leon Goldensohn, entreprend de consigner les entretiens qu'il mène, jour après jour, avec Hermann Göring, Hans Frank, Karl Dönitz, Alfred Rosenberg, Rudolf Höss et une vingtaine d'autres, accusés ou témoins aux procès. Antécédents familiaux, vie sexuelle, carrière dans le parti, relations avec Hitler et avec les dignitaires du régime, participation à l'extermination des juifs: Goldensohn note méthodiquement ses questions et les réponses qui lui sont faites. Il y a l'aristocratique Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich, qui dit sa fascination pour Hitler dans une cellule jonchée de détritus; il y a Göring, qui accable les autres accusés de son mépris et joue au chef de guerre, détaillant son "code chevaleresque"; il y a Julius Streicher et ses délires antisémites, teintés de pornographie; il y a Höss, commandant d'Auschwitz entre 1941 et 1943, qui décrit froidement le mécanisme d'extermination, précisions à l'appui... Un témoignage extraordinaire sur la psychologie des nazis, et une pièce unique à verser aux archives du IIIe Reich.
Goldensohn Leon ; Gellately Robert ; Dauzat Pierre
Les entretiens de Nuremberg, ce sont les conversations qu'un psychiatre américain, Leon Goldensohn, eut avec les différents accusés du procès de Nuremberg, qui se déroula en 1946 pour juger les criminels de guerre nazis. Pendant sept mois, Goldensohn interviewa quotidiennement Karl Doenitz, Hans Frank, Hermann Goering, Rudolf Hess, Alfred Rosenberg, Albert Speer, etc. De manière méthodique, il prit des notes sur ces entretiens, durant lesquels il interrogea les prisonniers aussi bien sur leur enfance, leurs fantasmes sexuels, leurs relations avec leurs parents, que sur leurs responsabilités dans la machine de guerre nazie. Sûrs de n'avoir rien à perdre, ces hommes, que Goldensohn juge d'ailleurs tous à peu près sains d'esprit, à l'exception peut-être de Hans Frank, lui parlèrent avec une relative décontraction (Robert Gellately se chargeant, dans son annotation du texte, de pointer les mensonges avérés ou d'éclairer les allusions obscures). De Goering protestant de la présence, sur les bancs des accusés, des autres Nazis, qu'il juge du menu fretin ("je n'en avais jamais entendu parler avant ce procès"), à Alfred Rosenberg, le théoricien de l'antisémitisme, discutant la possibilité de la transfusion sanguine d'un juif à un aryen, en passant par Ribbentrop, l'aristocratique ministre des Affaires étrangères du Reich, parlant d'Hitler comme d'un dieu vivant, ces entretiens inédits constituent un témoignage extraordinaire sur la psychologie des nazis.