L’hypermarché, chronique d’un déclin. Enseignements pour un renouveau du commerce
Goldenberg Gilles ; Tordjman André
L'HARMATTAN
18,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782336569666
Peut-on encore croire que la demande dicte l'offre dans un monde porté par l'innovation continue ? L'histoire de la grande distribution montre une autre réalité : ce sont les commerçants qui, en innovant, ont souvent devancé les attentes et transformé nos modes de vie. L'hypermarché en est l'exemple emblématique. Né sans répondre à une demande explicite, il a su imposer un modèle inédit - "tout sous le même toit" - qui a bouleversé la consommation. Mais, en cessant d'innover et en se repliant sur la seule gestion, il s'est progressivement coupé de ses clients, séduits par d'autres promesses : magasins spécialisés, discount, circuits courts, proximité, e-commerce. Aujourd'hui, tout peut s'acheter... mais plus forcément au même endroit. Ce livre retrace cette histoire et explore les voies d'un possible renouveau, dans une logique d'offre innovante et omnicanale. Il rappelle une règle fondamentale : dans la distribution, rien n'est jamais acquis. Pour durer, les commerçants doivent redéfinir leur offre au rythme que les innovations imposent.
Nombre de pages
166
Date de parution
06/11/2025
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336569666
Auteur
Goldenberg Gilles ; Tordjman André
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20251106
Nombre de pages
166,00 €
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Rudolph Grichenberg, le plus célèbre réalisateur américain, s'est lancé dans un projet fou : tourner Le Marchand de Venise de Shakespeare en yiddish. Il vient en France pour trouver son Shylock... " [...] Aucun doute possible là-dessus ! Shylock est à l'évidence séfarade. Shylock devrait parler le ladino ! affirma Rebbot. - Shylock séfarade ? Shylock séfarade ? Si Shakespeare avait voulu qu'il soit séfarade, il était assez grand pour le préciser ! Et s'il ne l'a pas précisé c'est que Shylock est ashkénaze, donc c'est tout à fait naturel qu'il parle yiddish ! Lax se lança alors dans une explication étymologique parfaitement plausible d'où il ressortait que Shylock signifiait, traduit de l'anglais: shy, timide, lock, boucle de cheveux, et qui dit "boucle de cheveux" dit païesses, donc: "Timides païesses". "Timidespaïesses" ou "Païessestimides", comme on veut. - Et pourquoi timides ? demanda Rebbot. - C'est l'époque qui veut ça. Logique. Un Juif ne peut être que timide, ne peut porter ses païesses que timidement, on pourrait dire presque discrètement ! conclut Lax. - Et pourquoi ne l'a-t-il pas appelé "Shypaïesses" ? ricana Rebbot. - Ou en yiddish alors, chémen (timide) donc "Chémenpaïesses" ? dit Lax. - Mais "Chémenpaïesses", ça ne veut rien dire en yiddish ! dit Weissbrot. - Mais si ! Ça veut dire Shylock ! "
Metteur en scène américain, John Lemsky vit en France depuis quelques décennies. C'est aujourd'hui un jeune homme de soixante-quinze ans ! Amoureux de la vie, des femmes, et du cinéma, bien sûr. Il prépare d'ailleurs un film, qui sera peut-être le dernier, avec Zak Silberstein, producteur parisien assez fou pour y croire. Zak, c'est aussi un homme de confiance, un ami que John entraîne à la découverte de son passé, de ses souvenirs et de ses films. Les récits s'entrecroisent, le passé et le présent, la réalité et la fiction, en compagnie de personnages que l'on n'est pas près d'oublier. Et nous voilà partis, de Paris à la réserve des Indiens Navajo du Nouveau-Mexique, en passant par Chicago, New York et Kansas City, de Hollywood et Beverly Hills à Belleville, de Londres à Jérusalem ! Et en prime, on retrouve dans les dialogues la saveur et le phrasé du yiddish. À l'image de la vie de son héros et de tous les personnages qui gravitent autour de lui, le roman de Daniel Goldenberg est une réflexion originale, drôle, surprenante et émouvante à la fois, sur la " négation du temps et le triomphe de l'optimisme sur la réalité ".
Certains traversent l'histoire, montés sur les grands chevaux de la renommée. C'est en triporteur que Victor-Moïse Leizer, lui, va franchir les étapes de son destin aux heures où la France subit l'Occupation, avec pour tout bagage l'espoir et un humour indéracinable. Rejeton d'une famille où l'on respecte certes mieux le code de l'honneur d'être juif que les règles de la grammaire française, il nous entraîne de Belleville à la ligne de démarcation qu'il passera dans les deux sens, tel Moïse, pour délivrer les siens. Autour de lui vit un monde pittoresque, tendre, chaleureux: sa famille du cours des Halles, la petite Annie, Boris le diamantaire, et Lio, et Moshé. Et Max le tailleur, Anita la voyante, Mirande l'ami du Béarn. Et tant d'autres aussi, qui croisent la route de ce triporteur symbolique. Et puis il y a Ida et Marie, deux visages d'un même amour... Le triporteur de Daniel Goldenberg, c'est toute la mémoire de ce temps-là qui revient, rire et larmes mêlés, comme un hommage à ceux que l'oubli n'atteindra jamais. Le Triporteur de Belleville, c'est aussi un téléfilm de deux fois 90 minutes, diffusé par France 2 en 2005 avec Lorànt Deutsch, Mathias Mlekuz, Romane Bohringer et Michel Jonasz. Une production Nelka Films.