Education renforcée. La prise en charge des mineurs délinquants en France
Goguel d'Allondans Thierry
TERAEDRE
15,00 €
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EAN :9782912868565
La jeunesse délinquante a toujours préoccupé les sociétés humaines, à la fois en tant que symptôme de leurs dysfonctionnements, mais aussi comme aliment des fantasmes de fin d'un monde civilisé. En France, l'ordonnance de 1945 a opéré une rupture avec le tout répressif, en redonnant sa place à l'éducatif. Aujourd'hui, un vent souffle qui pourrait en finir tant avec ce texte qu'avec la justice des mineurs qui pourrait se voir adosser à celle des adultes. En périodes électorales, nos élus et leurs rivaux sont extraordinairement amnésiques face à une opinion publique où augmente le sentiment d'insécurité. En effet, la France dispose d'un important arsenal de prise en charge des mineurs délinquants. Pour perfectible qu'il soit, il reste méconnu des citoyens car nos hommes politiques n'en parlent quasiment jamais. Au c?ur de celui-ci, est né, pourtant, un projet consensuel, tant à droite qu'à gauche de l'hémicycle, les centres d'éducation renforcée CER. Après un détour par l'histoire, cet ouvrage aborde la création, les organisations et les pédagogies des UER montrant en quoi ils peuvent être une réponse, parmi d'autres, aux conduites déviantes de certains jeunes. Il aborde également les perspectives et les enjeux actuels de la prise en charge des mineurs délinquants.
Nombre de pages
138
Date de parution
16/06/2008
Poids
190g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782912868565
Titre
Education renforcée. La prise en charge des mineurs délinquants en France
Auteur
Goguel d'Allondans Thierry
Editeur
TERAEDRE
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140
Poids
190
Date de parution
20080616
Nombre de pages
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L'éditorial de Thierry Goguel d'Allondans Les chroniques de Roger Dadoun, David Le Breton Le dossier : Présentation Jean-François Gomez / Poésie d'utilité publique Francis Combes / Les troubadours. Des poètes gagés et engagés Yves Rouquette / Le poème est-il une médecine ? Xavier Bied-Charreton / Poète et apprenti constant André Prodhomme / Je fais des vers comme quelqu'un qui pose des questions Henrique Beltrão / Chansons d'aujourd'hui chansons d'hier? Jean-François Gomez / Poétistique? Roger Dadoun Les rubriques habituelles : Coup de gueule, Hors champs, Échos du terrain, Initiatiques, [Re]découvrir, Vu(es) d'ailleurs, Lu & Vu.
Au c'ur des diverses formes de la relation d'aide, les professionnels des secteurs sanitaires et sociaux connaissent et vivent de profondes mutations des espaces qui leur sont dévolus. Or, la relation à l'autre (accueillis/accueillants, hôte qui donne l'hospitalité/hôte qui la reçoit, institués/instituants, etc.), indispensable, ne suffit jamais au fondement d'une pratique professionnelle qui ne prend son sens que d'un "au-delà" (de l'autre, de ses pratiques). Cet "au-delà", cet "espoir qui se glisse à travers l'opacité des obstacles" (François Tosquelles) nécessite, inlassablement, un travail de la pensée jamais acquis, jamais achevé, jamais immédiatement finalisable. Les travaux de François Tosquelles et Jean Oury, pionniers parmi d'autres de ce mouvement, nommé en 1952 "Psychothérapie institutionnelle", nous invitent, avec une belle constance, à poursuivre ces réflexions. Comment différencier ce qu'il en est de l'individu (souvent objectivé, instrumentalisé, des différentes classifications nord-américaines en matière de psychiatrie aux chartes qualité des établissements) et ce qu'il en est de la personne et des échanges qu'elle promeut et qui la constituent? Comment éviter de se prendre pour un statut, de trop spécialiser et techniciser les rôles, d'homogénéiser une fonction vide de tout partage? Comment permettre l'émergence d'un Collectif, au sens conceptualisé par Jean Oury cette machine abstraite à traiter l'aliénation dans le champ institutionnel? Les contributions à cet ouvrage éclairent, à partir de pratiques cliniques dans des lieux qui révèlent différentes formes d'enfermement, les enjeux de la relation d'aide, de la formation professionnelle, continuellement à penser, à approfondir, à soigner... Les approches transdisciplinaires s'appuieront essentiellement mais non exclusivement sur les pistes frayées par la psychothérapie institutionnelle.
La deuxième moitié du XXe siècle a été marquée dans l'Occident chrétien par les effervescences et les espoirs d'une grande partie de la jeunesse. Particulièrement dans les domaines des m?urs et de leur évolution, certains crurent y voir la fin des tyrannies, de la famille, des Églises et des États. Mais aujourd'hui les adolescents évoluent dans un paysage plus contrasté que celui que dessinait pour eux la " révolution sexuelle ". Dans un monde où le devenir adulte semble incertain, comment se vit l'entrée dans la sexualité ? Sous toutes les latitudes et à toutes les époques, ces instants, par leur caractère initiatique, font événement. Pour autant, chacun est-il absolument seul pour affronter ce passage ? Est-ce à chacun de se débrouiller ? Quels sont les problèmes éducatifs soulevés par ces découvertes, souvent précoces ? Dans nos sociétés occidentales, " les premières fois " se déploient dans un paysage où la sexualité se lit partout, mais ne se dit nulle part, et où dès lors des morales diffuses tentent de faire barrage au changement.
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?
Pour des courants influents de la postmodernité, la personne consiste dans la somme d'informations qui règne sur un archipel d'os et d'organes régit par des fonctions biologiques, elle est le « fantôme dans la machine » (Ryle). Dans le dualisme cartésien dont nous sommes les héritiers, le corps est une sorte de véhicule de la personne, l'enclos matériel de son intériorité. Dans ce contexte où domine l'information, le rendement, l'efficacité, l'utilitarisme, etc. Une vaste littérature technophile, émerveillée par les technologies contemporaines, voit un avenir radieux se dessiner devant nous, fait de prothèses, de puces électroniques. Le corps est aujourd'hui perçu à l'image de la relique indigne d'une humanité dont on prétend qu'elle est dépassée. La maladie, la mort, rançon de la condition corporelle de l'humain sont désormais perçues comme prochainement vaincues par l'avancée des connaissances scientifiques. L'immortalité serait pour demain, la maladie n'aura plus la moindre virulence. La science est aujourd'hui érigée par certains scientifiques en substitut de Dieu, ils promettent le paradis dans les décennies à venir sans bien, par ailleurs, réfléchir au contexte sociologique d'aujourd'hui où règne une inégalité sociale terrifiante entre les individus et les sociétés à travers le monde. Il ne s'agit nullement ici de dénigrer les avancées scientifiques. Le cyborg est déjà dans nos murs, il n'est pas le surhomme de demain, mais il prend la figure d'hommes ou de femmes malades ou handicapées dont l'appareillage technique sauve les vies ou leur octroie une autonomie dont on aurait même pas rêvé il y a trente ans. Mais bien entendu des prothèses à visée thérapeutique, restaurant un organe ou une fonction ne soulèvent guère d'objections, elles s'intègrent dans un long processus de réparation et d'ingéniosité de la médecine. Les visées « mélioristes » (enhancement) sont nettement plus problématiques visant à « améliorer » l'homme, à maximiser ses performances. L' « améliorer » au nom de quelle valeur ? Pourquoi ... La technique devient une religiosité, un techno-prophétisme, une voie de salut pour délivrer l'homme de ses anciennes limites posées désormais comme des pesanteurs. Exigence d'une liberté que plus rien ne borne sinon le désir, et surtout pas la responsabilité. « Augmenter » l'humain prend différente forme, sans relation souvent les unes avec les autres, sinon dans l'imaginaire d'un monde sans maladie, avec une mort repoussée à l'infini, une volonté de maitrise radicale de tous les processus corporels. L'analyse doit se tenir hors des deux tentations, celle de la nostalgie d'un corps ancien, perçu comme une sorte d'ontologie de l'humain, un lieu naturel et irréductible, et celle de la fascination pour une technologie remaniant en profondeur un corps perçu comme obsolète. Tel est l'objet de ce volume qui mêle des chercheurs ayant écrit et réfléchit sur les technologies, et sur le corps. Dans ce contexte où des techno-prophètes énoncent le