Voici l'histoire d'une non-histoire, celle d'un homme qui aurait pre ? fe ? re ? ne pas e^tre. A uble ? d'un corps qui n'a pour lui que peu de re ? alite ? , il peut sans di culte ? exister a` co^te ? de son enveloppe charnelle. Il devient alors observateur de sa propre identite ? et revient a` la source, celle de son enfance. Une enfance marque ? e par un double manque : la relation avec un fre`re ai^ne ? qui habitait sous le me^me toit, mais qui e ? tait exclu du noyau familial, et la pre ? sence-absence d'un troisie`me enfant dont il occupe la place dans l'imaginaire familial. En grandissant, il recherche le fre`re manquant. Il l'a de ? couvert jeune adulte en la personne d'un e ? tudiant qui semblait exister a` sa place. Cet Uriel moderne, archange solaire, ne t qu'accentuer la solitude mortelle cause ? e par l'e acement de sa personne. Une seconde rencontre, celle d'un chanteur tout aussi ange ? lique, creuse cette disparition de soi comme programme ? e de`s l'enfance Ce re ? cit d'une construction malgre ? soi, traverse ? par une nostalgie sans fond, tempe ? re ? par la pre ? sence bienveillante de la famille actuelle du narrateur et par la re ? ve ? lation de la radio - ou` le son prend la place du corps - emme`ne le lecteur dans un univers a` l'e ? criture singulie`re et sensible. Une expe ? rience de lecture proche de l'apne ? e ou` Pascal Go aux nous emme`ne dans l'intimite ? de son enfance, avec un humour noir, mordant, a` la limite de l'autosabotage. Laurent Quillet explore cette non-pre ? sence au monde dans un travail d'e acement volontaire de sa personne sur d'anciennes photos de famille. Les univers de ces deux hommes se rejoignent et se re ? pondent. Dans leur démarche d'absence et de retrait du monde, ils ont trouvé leur alter ego.
Nombre de pages
72
Date de parution
22/10/2021
Poids
144g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782359841435
Titre
La nostalgie de l'aile
Auteur
Goffaux Pascal ; Quillet Laurent
Editeur
ESPERLUETE
Largeur
141
Poids
144
Date de parution
20211022
Nombre de pages
72,00 €
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Fruits d'un travail de recherche patient et méthodique, fondés sur des lectures critiques, renouvelées et toujours croisées de la documentation littéraire, épigraphique ou archéologique, l'ouvrage forme une contribution majeure à l'histoire de la vie des cités de l'Occident romain. L'auteur s'y intéresse d'abord à la construction publique et à la formation des paysages urbains en étudiant le rôle des différents acteurs et les mécanismes de financements qu'ils impliquaient. Il en étudie les dimensions symboliques et mémorielles, lues et décryptées dans les discours des Anciens transmis par les textes ou les inscriptions. Exemple détaillé et illustré de sa démarche, l'analyse des constructions collégiales et associatives qui occupe une belle part de l'oeuvre de l'auteur lui permet de nuancer nombre d'idées reçues et livre une rigoureuse et intelligente grille de lecture de ces édifices et de leur insertion dans la ville. Enfin, l'auteur s'intéresse à la place des cultes et à l'organisation religieuse provinciale, toujours pour mieux comprendre l'histoire des communautés civiques. Si la péninsule Ibérique constitue un lieu d'étude privilégié, l'ensemble des études rassemblées dans cet ouvrage s'ouvre aux autres provinces d'Occident et à l'Italie.
Lorsque Frédérique Dolphijn rencontre l'histoire des Catulas, ces in-surgés qui, dans la première moitié du XIXe siècle, se sont rebellés parce que leurs conditions de vie et leur travail ne leur permettaient plus de vivre, elle fait le lien avec ce que l'on appelle, de nos jours, les travail-leurs-pauvres. Ceux qui crient leur colère sur les ronds-points, ceux qui prennent leurs tracteurs pour manifester leur ras-le-bol d'être laissés-pour-compte, ceux qui souvent subissent l'indifférence des nantis et du plus grand nombre. En 1847, à Berzée en Belgique, des conditions climatiques désastreuses et de mauvaises récoltes engendrent un début de famine. Un groupe d'hommes et de femmes décident de changer la donne. D'abord en ten-tant d'acheter au prix juste le grain nécessaire à leur survie, puis, en der-nier recours, en se servant dans les greniers de ceux qui thésaurisent les récoltes et en déterminent le prix selon la loi de l'offre et de la demande. Les révoltés seront repoussés, arrêtés et pour certains incarcérés et jugés. Or, fait étonnant, la cour ne les condamnera pas... Frédérique Dolphijn brosse un récit tout en nuances. Les différents points de vue sont évoqués, les nantis ne sont pas que les "méchants" de l'histoire ; les insurgés ont aussi leurs failles. Si leurs vies se côtoient, le cycle des saisons et les circonstances de la vie les impactent différem-ment. C'est dans cette nuance que le récit se tisse, dans les jours qui précèdent l'insurrection elle-même, jusqu'à ses conséquences. En faisant sienne cette révolte, c'est toute une époque que l'écriture de Frédérique Dolphijn fait revivre, celle d'un siècle où chacun et chacune a sa place et est censé la tenir, jusqu'au jour où tout bascule...
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