La Maison Kizuki et autres rencontres théâtrales rassemble cinq récits et une chronique recouvrant la relation d'Armen Godel au Japon de 1986 à 2007, dans une langue nette et un style intimiste. La Maison Kizuki ou Le Jardin du Nô fait suite au Maître de Nô, publié chez Albin Michel, qui relatait la relation qu'Armen Godel a entretenu de 1980 à 1986 avec Maître Kizuki Takayuki, célèbre acteur de nô de la Lignée Kanze, dont il est devenu le disciple. Dans son prolongement, La Maison Kizuki relate plusieurs étapes de cette collaboration féconde. Le Mur du vide est une nouvelle sur la cécité. Il est dédié à Tomoeda Kikuo, célèbre acteur de nô devenu aveugle. Yoshida Tamao ou Le génie des Marionnettes : de tout le 20e siècle, Yoshida Tamao,Trésor National Vivant, est sans conteste le plus grand maître marionnettiste du théâtre Bunraku. Ce texte cherche à approcher l'expérience artistique, le métier et le savoir-faire de cet homme d'exception. Trois femmes du Prince Genji ou Les deux victimes de Rokujô s'inscrit dans la trame narrative du célèbre roman Le dit du Genji, et détaille des histoires d'amour dans l'atmosphère fascinante du Japon médiéval. Yasushi Inoue et le chasseur solitaire est un récit qui retrace les rencontres de l'auteur avec le grand écrivain japonais Yasushi Inoue en y alliant des textes écrits à l'époque, alors qu'Armen Godel parcourait les paysages de l'Izu, lieux où se déroule le fameux roman d'Inoue Le fusil de chasse. Haruko Sugimura et le Petit Bouquet : immense comédienne, Trésor National Vivant, Haruko Sugimura (1909-1997) s'est fait connaître dans le Shimpa (forme de kabuki moderne) et surtout dans le cinéma japonais. Armen Godel l'a rencontrée à plusieurs reprises au Japon et l'a vue dans plusieurs de ses rôles. Il revient ici sur ces rencontres
Date de parution
15/01/2011
Poids
500g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782940406340
Titre
La Maison Kizuki. Et autres rencontres théâtrales
Auteur
Godel Armen
Editeur
METISPRESSES
Largeur
143
Poids
500
Date de parution
20110115
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Revenu au Japon " s'initier aux formes du théâtre classique ", le narrateur, qui se cache à demi dans un entrelacs de " il " et de " je ", cherche une clef intime, de l'ordre de la reconnaissance et de la transmission. La quête du secret du Nô le plonge dans la réalité déchirée, paroxystique, du Japon moderne, en même temps qu'à travers les êtres et les lieux il rencontre la magie déroutante d'une tradition inchangée. " Il avait retrouvé le spectacle sous toutes ses formes, avec pour théâtres une variété innombrable de scènes, en lieu fermé ou en plein air, et il avait été frappé de voir que le spectacle trouvait toujours des prolongements insoupçonnés dans la vie, dans la rue, et que les liens qui tissaient le passé au présent étaient plus solides qu'il ne l'avait imaginé. " Les rituels, les masques dissimulent et dévoilent à la fois le " visage originel " d'un peuple, énigmatiquement pétri de violence et de sérénité.
Le roman s'ouvre sur l'invitation faite à un couple de passer la nuit dans une étrange demeure. Entre rêves, transfigurations de pièces de théâtre et fantasmes, leur séjour altère peu à peu leurs perceptions. Ils assistent ainsi à une représentation grinçante de La Mort d'Octavie, à la mise en scène du décès de l'ami Harry Milner et à des scènes érotiques fulgurantes. Brossant un portrait contrasté du théâtre contemporain, Armen Godel, spécialiste du théâtre Nô et comédien depuis plus de soixante ans, nous offre une plongée dans un monde bruissant, sensuel et fantasmagorique. Un roman à l'atmosphère onirique épaisse et originale, rythmé par l'entremêlement des songes et des intermèdes tirés des Métamorphoses d'Ovide.
Le théâtre de nô, art traditionnel et sacré propre au Japon, demeure une énigme pour les Occidentaux malgré quelques traductions et représentations dont le mystère ne cesse de fasciner. Armen Godel nous fait vivre dans cet ouvrage sa rencontre avec un maître de nô qui le prend pour disciple. À sa suite, nous entrons dans les arcanes d'un art fabuleux où le légendaire se mêle à la magie, où le masque porte le sens de la destinée, où le verbe se confond avec le silence.L'auteur est devenu depuis cette initiation artistique et spirituelle l'un des plus grands spécialistes mondiaux du nô. Il nous offre ici une expérience rare, une aventure intérieure inoubliable, un voyage radical aux frontières du dit et du non-dit.
Les sept traités ici traduits, des maîtres qui fondèrent le nô aux XIVe et XVe siècle, Zéami et son gendre Zenchiku, n'ont été révélés dans leur forme écrite qu'au début du XXe siècle. Auparavant, ils étaient jalousement gardés par les familles d'acteurs du nô, et transmis oralement de maître à disciple. Leur histoire, la biographie de leurs auteurs, leur influence sur la philosophie esthétique japonaise sont décrites avec précision par Armen Godel, qui travaille depuis trente ans à cette transmission en Occident d'un art pour le moins singulier. L'érudition de cette présentation n'empêche pas l'élégance de la langue, et la traduction des traités (imprégnés de philosophie zen et d'une multitude de références à la pensée chinoise) nous les rend vivants et presque modernes.
Durant l'été 1923, Deskaheh Levi General, Chef Cayuga représentant les Six Nations de la Confédération Haudenosaunee - les Cayuga, les Seneca, les Onondaga, les Oneida, les Mohawk et les Tuscarora - embarqua à New York pour la Société des Nations à Genève. Sa mission auprès de la Société des Nations était de taille : convaincre les puissances mondiales de reconnaître les Haudenosaunee comme un Etat frère. L'histoire de Deskaheh est marquée par des obstacles insurmontables, mais sa campagne a insufflé la philosophie Haudenosaunee à la toute nouvelle Société des Nations, une organisation qui apprenait alors à gouverner comme le peuple de Deskaheh le faisait depuis des millénaires. L'oeuvre de Deskaheh a donné naissance au mouvement pour les droits des Peuples Autochtones, et les Haudenosaunee continuent aujourd'hui de faire entendre leur voix aux Nations Unies. Un siècle après le voyage de Deskaheh, la Ville de Genève et le Docip commémorent la force de cette amitié née entre un homme, le génie diplomatique de son peuple et la ville qui l'a accueilli, célébrant un héritage de résistance et de détermination, et l'évolution des relations entre Genève et les Peuples Autochtones du monde entier.