L’autonomie des collectivités territoriales dans l’espace ouest africain francophone
Gnazouyoufei Balakiyém ; Brisson Jean-François
L'HARMATTAN
53,00 €
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EAN :9782336580135
Processus largement exogène, la décentralisation en Afrique a été initiée par des institutions étrangères. Malgré les promesses de démocratie et de développement local, son bilan, trois décennies après, demeure décevant : l'autonomie réelle des collectivités territoriales reste illusoire. Après la rupture provoquée par la colonisation, les Etats africains ont reproduit les structures administratives et politiques de leurs anciennes métropoles. Cette étude sur l'autonomie locale en Afrique de l'Ouest invite à concevoir un modèle renouvelé, fondé sur les réalités africaines plutôt que sur des schémas importés. Pour y parvenir, il est nécessaire de reconsidérer la place des identités ethniques et des chefferies traditionnelles dans les réformes territoriales. Aligner les institutions sur les pratiques et représentations locales renforcerait la cohérence de l'ordre juridique.
Nombre de pages
578
Date de parution
19/02/2026
Poids
870g
Largeur
155mm
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EAN
9782336580135
Auteur
Gnazouyoufei Balakiyém ; Brisson Jean-François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260219
Nombre de pages
578,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...