Il y avait foule autour de Bouhoussou, ce soir-là. Pas que des jeunes de sa génération, ou des gamins un peu curieux, mais des adultes de la génération juste avant la leur. Les temps changeaient décidément. C'était à qui l'étreindrait le plus fort et le plus longtemps. Ce qu'on appelait un peu abusivement "jouer avec les seins". Mavoungou ne put supporter la scène qui se déroulait sous ses yeux". Captive du cercle de ses soupirants, captive de la tradition vili au Congo, la jeune et belle Bouhoussou est soumise aux rites drastiques de l'initiation des filles nubiles. Mavoungou, non moins beau et jeune, est tombé amoureux d'elle. Mais elle est destinée à épouser "l'or des femmes", un homme noble et bien plus âgé qu'elle. La contestation gronde chez les jeunes. Les femmes devront-elles toujours payer un prix exorbitant pour accéder à "l'or", c'est-à-dire à l'homme ? D'aventure en aventure, au coeur d'une société africaine qui s'ouvre, dans une rare intimité, sous nos yeux, ce roman nous montre, avec la sensualité la plus vive, les carcans bientôt insupportables d'une cruelle tradition que les désirs, par éclairs, détournent.
Nombre de pages
176
Date de parution
15/06/2017
Poids
113g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782072713491
Titre
L'or des femmes
Auteur
Gnali Mambou-Aimée
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
113
Date de parution
20170615
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il y avait foule autour de Bouhoussou, ce soir-là. Pas que des jeunes de sa génération, ou des gamins un peu curieux, mais des adultes de la génération juste avant la leur. Les temps changeaient décidément. C'était à qui l'étreindrait le plus fort et le plus longtemps. Ce qu'on appelait un peu abusivement "jouer avec les seins". Mavoungou ne put supporter la scène qui se déroulait sous ses yeux. " Captive du cercle de ses soupirants, captive de la tradition Vili au Congo, la jeune et belle Bouhoussou est soumise aux rites drastiques de l'initiation des filles nubiles. Mavoungou, non moins beau et jeune, est tombé amoureux d'elle. Mais elle est destinée à épouser " l'or des femmes ", un homme noble et bien plus âgé qu'elle. La contestation gronde chez les jeunes. Les femmes devront-elles toujours payer un prix exorbitant pour accéder à " l'or ", c'est-à-dire à l'homme ? D'aventures en aventures, au coeur d'une société africaine qui s'ouvre, dans une rare intimité, sous nos yeux, ce roman nous montre, avec la sensualité la plus vive, les carcans bientôt insupportables d'une cruelle tradition que les désirs, par éclairs, détournent.
Au centre de ce récit, le Congo post-colonial avec ses luttes, ses espoirs, son immobilisme aussi. Une nuit, Mambou Aimée Gnali assiste, impuissante, à l'enlèvement de son oncle. Dans le même temps, Lazare Matsocota, son amant et mentor, en qui toute une génération qui aspirait au changement s'était reconnue, est assassiné. " Tel est, écrit Henri Lopes, le fil rouge de Beto na beto, qui veut dire, dans une de nos langues, "entre nous". Entre nous, à huis clos, sans les autres tribus. Premier roman ... Premier récit, plutôt. Récit dont je gage cependant que les lecteurs (hormis les Congolais) le prendront pour un roman, alors qu'il s'agit bien d'un récit réel. Il est vrai que le tremblement du c'ur qui sous-tend le texte, de la première à la dernière page, et la tragédie qui le clôt engendrent une atmosphère qui ressortit plus à la fiction qu'à la chronique. Faisant fi de la narration linéaire, l'auteur nous fait part d'une émotion, sans élever la voix, sans gémir, avec un rare sens de l'emploi du mot juste. Il fallait un écrivain pour réussir cette magie. "
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys