Le littéraire et le social. Bibliographie générale (1904-2014)
Glinoer Anthony
L'HARMATTAN
40,00 €
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EAN :9782343077581
La bibliographie générale Le littéraire et le social compte près de 2000 titres et, parce que le sommaire de chaque ouvrage collectif et de chaque numéro de revue est donné, plus de 7000 références au total. De 1904 à 2014, plus d'un siècle de recherches sociales sur le littéraire, du contexte au texte et retour, ont été recensées. Les travaux référencés ont été écrits en français, en anglais, en allemand, en espagnol, en italien ou encore en néerlandais, sans restriction géographique ou chronologique dans les sujets traités. Pourvue d'un index des noms d'auteurs, Le littéraire et le social rend disponibles les références à tout ce dont les étudiants et les chercheurs ont besoin pour leur enseignement et leur recherche en sociologie de la littérature, en sociocritique, en sociopoétique ou encore en histoire sociale du littéraire.
Nombre de pages
364
Date de parution
22/01/2016
Poids
555g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343077581
Titre
Le littéraire et le social. Bibliographie générale (1904-2014)
Auteur
Glinoer Anthony
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
555
Date de parution
20160122
Nombre de pages
364,00 €
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La France a-t-elle ses Ann Radcliffe, ses H.P. Lovecraft, ses Stephen King ? Les histoires de monstres et les scènes d'horreur ne manquent pas dans la littérature française. Chaque époque a même son genre noir, gothique, horrifiant. Et pourtant la veine frénétique est restée souterraine, sans reconnaissance. Anthony Glinoer dresse ici le premier tableau historique de la littérature frénétique en France, depuis les Histoires tragiques de François de Rossel jusqu'aux romans gore contemporains, en passant par Sade, Victor Hugo et le Grand-Guignol. L'enjeu de cette reconstruction n'est pas seulement la redécouverte d'un pan méconnu de notre littérature. Il s'agit aussi d'expliquer pourquoi et comment le frénétique a été constamment dénigré. En mettant l'accent sur le premier siècle et sur l'attitude ambivalente du romantisme à l'égard du gothic novel et de ses descendants, ce livre explore les lieux où la valeur littéraire est décernée ou refusée. A travers la littérature frénétique, ce sont les mécanismes de la consécration littéraire qu'il fuit apparaître.
Une situation peut être kafkaïenne et un repas gargantuesque. On dit d'un tel qu'il est aussi intelligent que Sherlock Holmes et on associe depuis Proust la madeleine au souvenir. Les classiques littéraires sont tout autour de nous, jusque dans le langage courant. Mais comment une oeuvre devient-elle un classique ? Et pourquoi la lit-on encore ? Quels sont nos usages des classiques littéraires ? Quelles fonctions leur attribue-t-on ? Ces questions se posent avec une acuité particulière alors que les discours sur l'identité, la transmission culturelle et les traditions sont plus nombreux et plus antagonistes que jamais. Réédités, enseignés, adaptés, réécrits, réimaginés et inlassablement commentés, les classiques littéraires ont toujours joué un rôle important dans la définition de l'identité d'une communauté - nationale ou non. L'auteur de ce livre pose un regard éclairé par la sociologie historique sur un sujet qui continue d'interroger notre rapport au monde.
Depuis qu'au milieu du XIXe siècle Henri Murger a appelé "bohèmes" une bande d'artistes vivant d'amour et de pain sec à Paris, le bohème et la vie de bohème n'ont plus quitté l'imaginaire social. Ils ont existé dans les faits et dans les textes littéraires non seulement à Paris mais à Madrid, à Varsovie, à Oslo et à New York, tandis que la chanson de Charles Aznavour et l'opéra de Puccini sont entrés dans le patrimoine culturel mondial. Ce livre fait émerger d'une vaste masse de discours des lieux emblématiques, des pratiques collectives, des vies exemplaires, des figures antagonistes, des variations sur le thème de la bohème. Le lecteur rencontre Albert Glatigny, Nina de Villard, la Brasserie des Martyrs, les orgies fictionnelles ou encore la bohème montréalaise. Au fil des chapitres, la bohème se dévoile comme un objet inséparablement imaginaire et social, façonné et incarné par de nombreux hommes de lettres et d'art. Anthony Glinoer poursuit ici son exploration des phénomènes collectifs au XIXe siècle. Il procède en sociologue des faits et des imaginaires littéraires pour dresser le portrait d'une des figures clés de nos représentations de la vie d'écrivain et de la vie d'artiste, depuis Murger jusqu'aux bobos.
Personnage au statut fragile mais privilégié parmi le « peuple du livre », l'éditeur occupe un rôle clé dans la production du livre, qu'exprime la mention de son nom sur les couvertures. Parce qu'il a pour fonction principale d'amener un texte vers un lectorat, l'éditeur se tient dans un constant mais instable équilibre entre politique de l'offre et politique de la demande, entre audace et opportunisme, entre la création et son commerce. Dans quelle histoire s'inscrit l'activité de l'éditeur ? Quels types de discours tient-il sur son métier ? Comment cette figure nourrit-elle l'imaginaire social ? Autant de questions qui trouvent des réponses dans ces pages. Si l'édition française a fait l'objet de nombreuses publications, Anthony Glinoer réalise la première synthèse entièrement consacrée à la figure de l'éditeur, à la croisée de l'histoire du livre, de la sociologie des pratiques culturelles et des études littéraires. Un vaste corpus de mémoires, de romans, d'ouvrages savants, de films et d'entretiens a été mobilisé pour faire émerger, de manière vivante et illustrée, l'être éditeur, tant dans ses pratiques que dans ses discours et dans les représentations qui les entourent, entre diabolisation et célébration.