1934. Yash (surnom de l'auteur) embarque à New York sur un bateau pour retourner vers sa ville natale, Lublin, en Pologne. Le voyage le mène au Havre, où il descend du bateau, prend le train, passe par Paris. Là, il retrouve des amis artistes ou écrivains yiddish au Dôme, à Montparnasse. Toujours en train, il traverse l'Allemagne ? devenue nazie l'année précédente ? avant d'arriver en Pologne. Si Jacob Glatstein ne sait pas encore la catastrophe qui va s'abattre sur l'Europe, son récit dresse déjà la photographie d'un monde en train de pousser celui de son enfance dans le précipice. La force particulière de ce récit du retour au pays natal tient à ses ambiances et aux rencontres. La traduction de Rachel Ertel la restitue magistralement. Jacob Glatstein (1896, Lublin - 1971, New York) a dix-huit ans en 1914, quand il quitte la Pologne pour émigrer à New York, chez un oncle. Vingt ans plus tard, devenu journaliste et écrivain yiddish, il décide de faire le trajet à rebours, de New York à Lublin. Ses poèmes le rendent très célèbre dans le monde yiddish.
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Nombre de pages
350
Date de parution
06/01/2023
Poids
362g
Largeur
130mm
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EAN
9782379511080
Titre
Voyage à rebours
Auteur
Glatstein Jacob ; Ertel Rachel
Editeur
L ANTILOPE
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130
Poids
362
Date de parution
20230106
Nombre de pages
350,00 €
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La poésie yiddish... Un fantôme? Depuis la Seconde Guerre mondiale on imagine que la langue - et donc la poésie - yiddish est morte en même temps que ses locuteurs. En vérité, cette langue est toujours présente - même si elle vit désormais autrement - et sa poésie toujours vigoureuse. Le choix, pour ce volume, s'est porté sur Jacob Glatstein, un témoin de l'histoire juive récente: il a écrit aussi bien avant, du temps de la paix, qu'après le génocide et ses heures terribles. Ce recueil présente un choix de poèmes composés entre 1920 et 1970 - cinquante années lourdes en événements. Jacob Glatstein en a été un témoin inspiré; il sait faire partager au lecteur ses émotions, sans pathos ni artifices. Le choix des poèmes et leur traduction yiddish sont l'?uvre de Rachel Ertel.
Résumé : Venu de New York, où il vit depuis vingt ans, Jacob Glatstein s'installe dans une pension de famille proche de sa ville natale, Lublin. Les rencontres qu'il y fait sont étonnantes. Lui, le poète yiddish, n'a de cesse alors de dresser le portrait des pensionnaires, de faire parler ses interlocuteurs et de les écouter. Il se régale à livrer ainsi une photographie de la Pologne, ce pays qu'il a quitté en 1914. La situation politique a tellement changé depuis son départ que les différents points de vue stimulent ses propres interrogations, quelques années avant l'Anéantissement.
Résumé : 1934. Jacob Glatstein embarque à New York sur un bateau qui va le mener au Havre afin de rejoindre la Pologne, son pays natal. Grand observateur des événements, anecdotiques ou importants, qui ont lieu durant le trajet, sur le bateau, dans le train, à Paris ou à travers l'Allemagne, Jacob Glatstein en tire un récit foisonnant fait de rencontres surprenantes.
Analysant de Wilfred Ruppert Bion à Los Angeles dans les années 1970, James Grotstein a beaucoup contribué à la diffusion et au développement de l?oeuvre du psychanalyste britannique. Dans cet ouvrage, l?exégèse la plus détaillée qu?il en ait donné, il propose une plongée singulière dans la métapsychologie bionienne. La rêverie, les transformations, la relation contenant-contenu, les pensées sans penseur, la Grille ou la fonction sont mis au travail dans une synthèse originale au style très personnel. En mobilisant son expérience sur le divan de W. R. Bion, Grotstein fait resurgir au coeur de sa connaissance encyclopédique d?une oeuvre souvent mal comprise la proximité émotionnelle qui le liait à son auteur, une façon de poursuivre, au-delà du deuil, le dialogue avec son ancien analyste et ses concepts. Fidèle à l?injonction reçue de Bion lui-même, Grotstein prête ainsi une attention soutenue à ses propres réactions aux idées bioniennes et nous livre là un document passionné?: le "?journal intime de [sa] lecture de Bion?".
L'affaire Dreyfus a laissé des traces profondes dans la société française. A la mort du capitaine Dreyfus, en 1935, Léon Blum ressent le besoin de "laisser s'épancher librement [...] le flot de souvenirs" que cet événement a fait jaillir. Il le rappelle : ce n'est pas la condamnation pour trahison du capitaine Dreyfus, en 1894, qui est devenue une affaire d'Etat, mais la révision de son procès ayant fini par aboutir à l'acquittement.
Elle m'a expliqué pourquoi sa dernière relation avec un New-Yorkais n'avait pas duré. - Le problème, c'est qu'il était juif. Pourtant, je le trouvais séduisant. Il faisait du skateboard et j'adore les mecs qui font du skate ! Mais juif, c'est pas possible. Et toi, ton ex ? Et moi ? Moi, qu'est-ce que j'allais lui répondre à Layal ? Que justement ma dernière copine à Paris était juive ? - Une Brésilienne, on est restés quatre mois ensemble, puis elle en a eu marre de moi. - Ah bon, pourquoi ? - Elle me trouvait trop compliqué. - Pourtant, t'as l'air facile comme garçon." Depuis tout petit, la mère d'Aleph lui répète : "T'es moche, j'espère que tu te referas le nez quand tu grandiras. Et en plus tu ressembles à un Juif." Mais Aleph sort en boite, séduit les filles, se fait des amis. Il s'engage, il voyage. Beaucoup au Liban. Il tombe amoureux, se retrouve dans le cinéma et rien ne se passe jamais comme prévu. Entre Paris et Beyrouth. Palestine et Israel, Hezbollah et Mossad, Aleph doit faire des choix. Arabe sous une peau de Juif, il est en quête permanente d'identité.